Tchernobyl : le nuage a laissé des traces en France, notre environnement est toujours contaminé

Tchernobyl a marqué au fer rouge les années 80 et cela n’a rien de surprenant compte tenu du désastre écologique occasionné par l’accident. Oui, et figurez-vous que ses effets se sont toujours ressentir à l’heure actuelle. C’est en tout cas ce que révèlent les résultats de l’étude menée par l’ACRO sur tout le territoire français.

L’accident nucléaire de Tchernobyl est considéré comme la plus grave catastrophe du XXème siècle et cela n’a rien de surprenant car il est classé au niveau 7 et donc au niveau le plus élevé sur l’échelle internationale des événements nucléaires.

Tchernobyl France

Tchernobyl n’a pas épargné la France, loin de là.

Le seul accident équivalent n’est autre que celui qui a frappé la centrale de Fukushima en mars 2011.

Tchernobyl est la plus grande catastrophe écologique du XXème siècle

Le pire, dans l’histoire, c’est que cet accident s’est produit au cours d’un simple exercice. Les personnes à la tête de la centrale souhaitaient effectivement prouver que les réacteurs pouvaient se relancer d’eux-mêmes en cas de coupure électrique, grâce aux générateurs diesels installés spécialement pour l’occasion.

La simulation n’a pas porté ses fruits et les réacteurs sont rapidement devenus instables. Ils ont alors commencé à produire beaucoup trop de Xénon et d’Iode. A ce stade, il aurait fallu arrêter les réacteurs et les refroidir pour que les niveaux reviennent à la normale mais une explosion a empêché les scientifiques sur place de prendre les mesures adaptées.

Personne ne sait ce qui a provoqué cette explosion mais les conséquences ont été dramatiques.

La gaine des crayons d’uranium a effectivement fondu sous l’impact de l’explosion et des gaz ainsi que des particules ont commencé à s’échapper dans l’air pour former un gigantesque nuage qui s’est déplacé à travers une bonne partie de l’Europe.

A l’époque, les autorités françaises avaient voulu se montrer rassurantes en déclarant que le nuage radioactif n’avait pas touché la France. Nous savons tous ce qu’il en est à présent.

La France n’a pas été épargnée par la catastrophe

L’ACRO a profité du 30ème anniversaire de la catastrophe pour procéder à une grande étude à travers tout le territoire français. L’association a en effet demander à nos concitoyens de ramasser des mousses, des écorces d’arbres, des légumes, des fruits et des produits alimentaires variés dans leurs régions respectives et de les envoyer à son laboratoire.

Ses experts ont ensuite analysé ces échantillons afin de déterminer leur niveau de radioactivité. Les conclusions de l’enquête sont édifiantes.

Lors de la catastrophe, plusieurs éléments chimiques ont été relâchés dans les airs, et notamment du césium 137. Il s’agit d’un des produits générés par la fission de l’uranium et il est à la fois radiotoxique et écotoxique. Il faut cependant savoir que sa toxicité est considérée comme étant très faible par l’IRSN et donc par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire.

Cet élément est encore très présent dans notre environnement. Sur les 146 prélèvements réalisés au sol, tous ont révélé des traces de césium 137. Les effets sont cependant moins prononcés sur le lichen puisque seuls 19 échantillons sur 47 étaient porteurs de cet élément.

Même chose du côté des produits alimentaires puisque seuls 6 échantillons sur 42 étaient contaminés.

Les champignons sont très touchés en revanche puisque 52 échantillons sur 64 présentaient des traces de césium 137. Les seuls produits qui n’ont révélé aucune contamination sont les légumes, les fruits, les produits laitiers, le miel et les plantes aromatiques.

Si vous voulez en savoir plus, le rapport complet est disponible en PDF à cette adresse. Rien ne vous empêche de le télécharger.

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