Tchernobyl : une nouvelle théorie sur les causes de l’accident

Les chercheurs de l’Agence suédoise de recherche pour la défense de l’Institut suédois de métrologie et d’hydrologie et de l’université de Stockholm établissent une nouvelle théorie sur l’affaire Tchernobyl. Selon eux, une explosion nucléaire aurait précédé l’explosion de vapeur et non le contraire. Pendant longtemps, ceux qui ont suivi de près l’accident Tchernobyl ont pensé que c’était la déflagration de vapeur qui était survenue en premier. Seulement, une nouvelle théorie vient bousculer cette hypothèse.

Suite aux recherches sur l’accident, les scientifiques affirment que c’est l’explosion nucléaire qui était survenue avant la vapeur. Leur théorie est basée sur l’analyse des débris laissés par l’explosion. D’ailleurs, les restes du réservoir ont montré que celui-ci a été exposé à une température assez élevée pour provoquer la fonte de sa plaque.

Théorie Tchernobyl

De même, les témoignages rapportés par les témoins de l’accident sur la présence d’un flash bleu consolident cette théorie.

Une surtension nucléaire et un souffle de vapeur

La nouvelle thèse élaborée par les scientifiques pourrait apporter de nouveaux éléments de réponse sur la catastrophe de Tchernobyl survenue le 26 avril 1986.

Lors de cette journée fatidique, des témoins oculaires ont rapporté l’apparition de deux grandes explosions : la première était considérée comme une explosion de vapeur et la seconde, une explosion nucléaire.

Plus de trente ans après, une nouvelle théorie est établie selon laquelle l’ordre de survenance de ces explosions serait inversé : la surtension nucléaire serait arrivée avant le souffle de vapeur. Les débris de ces déflagrations avaient été projetés à trois mille mètres aux alentours.

Des débris retrouvés très loin du lieu d’explosion

Les chercheurs ont analysé les isotopes du xénon que les scientifiques de V.G Khlopin Radium Institute à Leningrad ont retrouvé le 29 avril 1986, soit quatre jours après l’accident. Ces éléments ont été retrouvés au nord de Moscou, dans la ville de Cherepovets.

Selon les chercheurs, ces isotopes sont le résultat d’une fission nucléaire. Par ailleurs, les principaux débris de ces explosions comprenaient également des isotopes du xénon d’équilibre, lesquels provenaient du cœur du réacteur.

Pour ces scientifiques, seule une explosion nucléaire aurait pu éjecter des débris aussi loin où se sont projetés la plupart des débris.

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