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Tesla demande une exemption de taxe pour le « cerveau » de sa nouvelle berline Model 3

Depuis août 2018, l’administration Trump a imposé une taxe de 25 % sur les produits américains fabriqués en Chine. Cependant, cette fois-ci, Tesla a demandé une faveur à l’administration Trump, celle d’exempter le cerveau informatique de sa nouvelle berline Model 3.

En effet, le constructeur automobile affirme que cette taxe risque d’avoir un impact important sur ses résultats nets.

L’entreprise a adressé une demande d’allégement tarifaire au gouvernement, elle y a écrit que l’imposition sur cette pièce en particulier causera un énorme déficit économique à Tesla à cause de l’augmentation des coûts et des répercussions sur la rentabilité de la berline.

Tesla compte parmi les constructeurs automobiles, comme General Motors, qui s’inquiètent des impacts de la guerre commerciale qui a actuellement lieu entre les États-Unis et la Chine.

La taxe de 25% coûte très cher à Tesla

La pièce pour laquelle Tesla demande une exemption de taxe est un ordinateur fabriqué en Chine que l’entreprise intègre ensuite dans sa voiture assemblée à Fremont, en Californie.

Jusqu’à présent, la société en a eu pour 16 milliards de dollars d’importations frappées par la taxation de 25% imposée par le Bureau du représentant américain au commerce (USTR).

L’USTR a publié la demande de Tesla sur un site Web gouvernemental le lundi 17 décembre 2018. Dans sa requête, Tesla n’a pas tenu à identifier le fournisseur de l’ordinateur. Cependant, il a précisé qu’aucun autre fabricant n’a été en mesure de répondre à ses critères en matière de spécifications, de quantités et de délais requis.

Tesla ne manque pas d’argument pour motiver sa requête

L’entreprise a souligné que cet ordinateur était le « cerveau » de sa nouvelle berline Model 3 et que si elle avait choisi un autre fournisseur, cela aurait retardé la production de ses voitures de 18 mois en plus d’impacter sur la validation de la chaîne et la formation du personnel.

De plus, Tesla enchérit sur le fait que le choix d’un autre fournisseur aurait accru le risque de mauvaise qualité des pièces, ce qui aurait eu potentiellement des conséquences néfastes sur la qualité des véhicules, sur leur sécurité et, en dernier lieu, sur « l’acceptation du produit final par le consommateur ».

Malgré tout, le constructeur automobile n’a sifflé mot sur l’impact qu’aurait l’impôt de 25% sur ses tarifs. A noter que Tesla n’est pas la première entreprise a demandé une exemption de taxe. General Motors, Nissan Motor, Fiat Chrysler Automobiles NV et Uber ont également demandé à être exempté de taxes sur certains de leurs produits.

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