Test de la Surface Pro 4

Microsoft est à la tête d’un catalogue composé de nombreuses références différentes. Si l’on trouve de nombreux logiciels dans le lot, l’entreprise propose aussi des dizaines d’accessoires différents et même quelques machines hybrides dans le lot.  La dernière en date est la Surface Pro 4 et elle m’a accompagné pendant pas moins de deux semaines.

Après ma précédente prise en main, le moment est donc venu d’attaquer le test de la bête et de nous pencher sur son écran, son processeur, son autonomie ou même sa flexibilité.

Test Surface Pro 4 : image 1

La Surface Pro 4 dans sa boîte.

Si vous n’avez pas le temps de tout lire, alors sachez que vous trouverez à la fin une vidéo résumant toute l’expérience. Une vidéo disponible aussi sur la chaîne YouTube de la Fredzone.

Caractéristiques Techniques

Comme à l’accoutumée, on va commencer par rappeler rapidement la fiche technique de l’appareil.

La Surface Pro 4 se décline en plusieurs exemplaires. Le modèle qui m’a été prêté n’est pas le plus cher du catalogue. Pas cette fois.

Il embarque donc un écran PixelSense de 12,3 pouces capable d’afficher une définition en 2736 x 1824, avec une densité de pixels de 267 ppp derrière. On est sur un format 3:2.

Côté processeur, on retrouve un Intel Core i7 couplé à 8 Go de mémoire vive. La partie graphique est assurée par une puce Iris Graphics. L’espace de stockage atteint les 256 Go. Il sera possible de l’étendre par le biais d’une carte micro SD.

Le capteur principal affiche une définition de 8 millions de pixels et la caméra frontale atteint pour sa part les 5 millions de pixels.

Le WiFi 802.11ac répond à l’appel, de même pour le Bluetooth 4.0. La tablette est aussi équipée d’une puce TPM taillée pour la vie en entreprise.

La Surface Pro 4 est doté d’une connectique complète avec un port USB 3.0, une prise casque, une sortie Mini Display Port et un port magnétique propriétaire pour l’alimentation.

Ce modèle est habituellement proposé à 1 799 €. Ce n’est pas donné, c’est vrai, d’autant que le prix de vente n’inclut malheureusement pas la Type Cover.

Test Surface Pro 4 : image 2

Les accessoires sont tous regroupés dans le compartiment de droite.

Test Surface Pro 4 : image 3

Le chargeur de la tablette.

Design & Ergonomie

La Surface Pro 4 vient se placer dans la droite lignée des autres produits de la gamme. Elle est donc équipée d’un châssis en magnésium aux finitions irréprochables. Elle ressemble beaucoup au modèle précédent mais ce n’est pas une copie parfaite non plus. Preuve en est, elle est dépourvue de bouton en façade.

La finition est impeccable donc. Le toucher est aussi très doux et on sent tout de suite qu’on se trouve en présence d’un produit d’exception.

Contrairement à beaucoup de machines hybrides, la Surface Pro 4 a la bonne idée d’intégrer un pied. Il sera bien plus ajustable que celui de la Surface 3 et il nous permettra ainsi d’utiliser la tablette comme un écran d’appoint, un notebook ou même une tablette graphique.

L’ergonomie est assez conventionnelle en revanche. Microsoft a fait le choix de regrouper tous les boutons sur la même tranche, en haut. Le bouton de mise sous tension est trop proche des boutons du volume à mon goût.

Il m’est souvent arrivé d’appuyer dessus par mégarde en voulant diminuer au augmenter le volume sonore de la tablette.

Les ports sont placés sur la tranche droite pour leur part. De haut en bas, on trouvera la sortie Mini Display Port, la prise USB 3.0 plein format et le connecteur magnétique utilisé pour l’alimentation de l’appareil.

Microsoft ne fournit malheureusement pas d’adaptateur pour la sortie Mini Display Port avec la tablette et il faudra donc repasser à la caisse pour pouvoir la brancher sur un écran ou une télévision.

Ou passer par le Wireless Display Adapter, bien entendu. J’en ai un qui traîne depuis un moment sur mon bureau d’ailleurs et il faudra que je vous en parle un de ces quatre.

Le port micro SD est placé sous le pied de la tablette. Ce n’est pas forcément le meilleur emplacement au monde mais il aura au moins le mérite de se faire oublier.

Il n’y a rien sur la bordure gauche et cela n’a rien de surprenant car c’est à cet endroit que l’on accrochera le stylet vendu avec la tablette. Un stylet qui a la bonne idée d’être aimanté. J’avais d’ailleurs un peu peur de le perdre mais Microsoft a bien fait les choses et l’aimant est suffisamment puissant pour éviter les décrochages intempestifs.

Le connecteur dédié à l’alimentation est très agréable à utiliser. Il suffira d’approcher la tête du câble pour l’accrocher. Le chargeur est très compact, d’ailleurs, et il intègre en plus un port USB afin que nous puissions recharger notre téléphone en même temps que notre tablette.

Microsoft a été généreux et il a placé dans le carton de l’ardoise un exemplaire de sa toute dernière Type Cover, celle qui intègre un lecteur d’empreintes.

Il m’a agréablement surpris. La frappe est un peu courte mais elle est très agréable et on peut bosser dessus pendant plusieurs heures sans ressentir ni gène ni fatigue. Même chose pour le pavé tactile. Il est large et très doux au toucher

Rien à dire non plus pour le lecteur d’empreintes qui s’est montré extrêmement réactif en toute occasion. Il n’a pas montré le moindre signe de faiblesse durant ces deux semaines de test intensif.

Test Surface Pro 4 : image 4

Le chargeur a la bonne idée d’intégrer un port USB.

Test Surface Pro 4 : image 5

La Type Cover qui m’a été prêtée est celle avec le lecteur d’empreintes digitales.

Flexibilité

A la base, la machine ressemble à n’importe quelle tablette sédentaire. Elle en a l’allure mais aussi le poids et il sera tout à fait possible de la tenir à bout de bras sans ressentir la moindre gêne.

Grâce à son pied, il sera aussi possible de la faire tenir à la verticale. Là, on pourra l’utiliser comme un écran d’appoint pour garder un œil sur les réseaux sociaux ou même comme un lecteur multimédia.

Sa puce lui permettra effectivement de lire n’importe quel média sans la moindre difficulté et cela vaut pour les films en très haute définition.

La Surface Pro 4 peut aussi remplacer n’importe quel carnet de croquis grâce à son stylet. L’accessoire offre en effet un niveau de précision élevé et les illustrateurs pourront s’en donner à cœur joie. Même chose pour les graphistes ou pour les personnes qui passent leur vie dans les salles de réunion et qui en ont marre de prendre des notes sur des blocs papier.

Pour utiliser la machine comme un ultrabook, il suffira de lui coller une Type Cover. Il offre un confort de frappe équivalent à celui d’un clavier traditionnel.

Le clavier est d’ailleurs suffisamment rigide à mon goût et il n’a pas tendance à s’enfoncer comme sur la génération précédente. Attention cependant car si vous bossez souvent avec votre ordinateur sur les genoux, alors il sera préférable de vous orienter vers le Surface Pro.

Test Surface Pro 4 : image 6

La Surface Pro 4 est équipée d’un boitier en magnésium.

Test Surface Pro 4 : image 7

Les finitions sont exemplaires.

Ecran

On passe maintenant à l’écran de la tablette.

La gamme des Surface a toujours été réputée pour la qualité de ses dalles et la Surface Pro 4 ne déroge pas à la règle. Son écran PixelSense de 12,3 pouces est en effet l’un des plus agréables qui me soit passé sous les deux.

Il fait aussi bien que celui du Surface Book, c’est pour dire.

Les angles de vues sont excellents, de même pour les couleurs et les contrastes. Le seul défaut notable vient finalement du traitement de la dalle puisque Microsoft l’a pourvue d’une dalle brillante, et non mate. Elle aura donc tendance à attirer les reflets.

En attendant, la dalle convient à tous les usages. La bureautique, bien sûr, mais aussi le multimédia.

Bon, et pour le dessin ? Rien à dire. Le stylet est extrêmement précis (1024 niveaux de pression) et la couche tactile de la dalle a suffisamment de répondant pour ce type d’utilisation.

Test Surface Pro 4 : image 8

Des grilles d’aération se trouvent sur toute la tranche de la tablette.

Test Surface Pro 4 : image 9

Quel dommage de ne pas avoir opté pour une dalle mate.

Puissance & Autonomie

A présent, le moment est venu de parler de la puissance et de l’autonomie de la tablette.

Le modèle qui m’a été prêté embarquait un Intel Core i7 couplé à 8 Go de mémoire vive, avec un SSD de 256 Go derrière.

J’ai utilisé la tablette pendant deux semaines comme ma principale machine de travail. Beaucoup de web, donc, et aussi pas mal de Photoshop / Lightroom.

Elle n’a pas donné le moindre signe de faiblesse. L’expérience est restée fluide en toute circonstance et notamment sur des gros NEF shooté au D810. J’ai aussi eu l’occasion de tester rapidement Premiere Pro et la solution a assez bien tourné, même si les encodages étaient un peu plus long que sur mon PC de bureau, le fameux Predator G6 qui m’a été confié par Acer.

Pas de problème non plus pour une utilisation de type multimédia. Netflix a beaucoup tourné, de même pour Plex, et la belle s’en est sortie à merveille. Un vrai bonheur.

La Surface Pro 4 est-elle capable de remplacer un ordinateur portable ? Oui, sans aucun doute. Maintenant, il faut rappeler qu’elle n’embarque pas de GPU dédié.

Si vous jouez beaucoup ou si vous avez besoin d’un peu plus de puissance, il sera préférable de vous orienter vers une autre machine.

L’autonomie est assez correcte, sans plus. En moyenne, la Pro 4 tiendra entre six et sept heures pour une utilisation de type bureautique et beaucoup moins avec Photoshop, Lightroom et Premiere Pro tournant à fond derrière. Même chose pour les jeux.

Là où elle m’a surpris, en revanche, c’est au niveau de la veille. Elle peut tenir facilement plusieurs jours sans trop perdre en autonomie. Surtout depuis l’Anniversary Update, d’ailleurs.

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La Surface Pro 4 est un peu plus épaisse qu’un iPad mais ça reste tout de même du domaine du raisonnable.

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La tablette est très silencieuse en fonctionnement.

Conclusion

Les Surface ont toujours mis la barre assez haut en terme de finitions mais les premiers modèles étaient loin d’être parfaits. Ils manquaient un peu de puissance et ils souffraient généralement d’une autonomie très perfectible.

La Surface Pro 4 ne présente pas ses inconvénients. A mon sens, il s’agit de LA Surface Pro que tout le monde attendait avec la plus grande impatience.

Elle cumule effectivement les bons points.

Le design est à la fois sobre et élégant. Les finitions sont exemplaires et elles n’ont absolument rien à envier avec celle d’un MacBook par exemple. Apple n’est clairement plus la seule boite à être capable de produire de belles machines et la Surface Pro 4 en est la preuve vivante.

L’écran, lui, est tout simplement parfait. La seule chose qui manque à cette machine, finalement, c’est une dalle mate.

La puissance ? Elle est là et la Surface Pro 4 sera tout à fait capable de remplacer n’importe quel ultrabook du marché. Même chose pour l’autonomie d’ailleurs, même si cette dernière est un poil perfectible.

Reste à évoquer la question du prix. On ne va pas se mentir, la tablette n’est pas donnée et le plus rageant, finalement, c’est qu’elle est vendue sans Type Cover. J’aurais bien aimé que Microsoft propose des packs avec des prix un peu plus attractifs derrière. Je pense d’ailleurs que c’est tout ce qui lui manque pour qu’elle puisse s’imposer auprès du grand public.

Bref, gros coup de cœur pour cette tablette. Il me tarde d’ailleurs de découvrir le prochain modèle si vous voulez tout savoir…

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Design & Ergonomie9.5
Flexibilité8.5
Ecran9.5
Puissance & Autonomie9
Prix8.5
La Surface Pro 4 est un produit remarquable à plus d'un titre mais il n'est pas parfait pour autant et son plus gros défaut, finalement, c'est son prix de vente et le fait que la dalle ne soit pas mate.
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