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Test de la Xbox One S : Cure de jouvence pour la console de Microsoft

En mai 2013 Microsoft levait le voile sur la Xbox One, une console prometteuse à bien des égards, mais qui affichait un design qui n’a pas su convaincre. Souvent comparée sur le net à un magnétoscope des temps modernes, la machine a clairement souffert de ce physique difficile. Disons-le tout de suite : cette époque est révolue.

S’il est une chose qu’il faut reconnaître au sujet de Microsoft, c’est que la firme sait apprendre de ses erreurs. C’est ainsi que trois ans plus tard – lors de l’E3 2016 – Phil Spencer (responsable de Microsoft Studio et de la division Xbox) présentait, non sans une certaine fierté, la Xbox One S : déclinaison slim de la One originale, profitant d’un design grandement remanié et de certaines caractéristiques exclusives.

C’est donc cette fameuse One S – accompagnée de Battlefield 1 – que Microsoft nous a fait parvenir pour que nous puissions l’examiner sous toutes les coutures, et si vous souhaitez savoir ce qu’il en retourne, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Le design réussi d’une machine (presque) réinventée

Inutile de le nier, ce qui saute aux yeux d’emblée sur cette nouvelle déclinaison de la console, c’est sa plastique : la machine a subi un relooking du plus bel effet et propose dorénavant un design dans l’air du temps.

Changement de couleur pour du blanc mat (ou autres coloris selon les packs proposés); abandon des surfaces laquées ; grilles de ventilation plus élégantes; le tout sur un « socle » noir aux dimensions inférieures à celles de la machine, histoire de renforcer l’impression de finesse qui s’en dégage.

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Un nouveau look à même de faire de l’ombre à celui de sa grande rivale de chez Sony, qui a – elle aussi – eu droit à une cure d’amincissement.

Parce qu’effectivement au-delà de l’aspect purement esthétique, la One S affiche des mensurations bien plus menues que celles de la Xbox One originale (40% plus compacte selon Microsoft), sans pour autant sacrifier certains acquis en termes de ventilation, notamment, ce qui est forcément une excellente chose.

C’était en effet l’un des points forts de la console lors de son lancement en 2013, un avantage que la firme de Redmond a su conserver sur la nouvelle mouture de sa machine. A l’instar de sa grande sœur, la One S reste en tout temps parfaitement refroidie, et ce dans un silence des plus appréciables.

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Toujours au rang des améliorations on ne pourra qu’applaudir l’arrivée d’un lecteur Bluray Ultra HD, et de la compatibilité HDR, et se réjouir de l’absence du bloc d‘alimentation. Notre nouvelle Xbox One en est dépourvue, toute la partie alimentation étant désormais intégrée à la machine, ce qui en dit long sur le travail d’optimisation réalisé par les ingénieurs de Microsoft.

Il est en revanche dommage que ces derniers n’aient pas profité de cette refonte pour ajouter au moins un port USB supplémentaire en façade.

Cela nous amène d’ailleurs à évoquer la question de la connectique de cette One S. De ce côté pas de surprises, elle reprend presque à l’identique celle de son aînée, exception faite du port dédié au capteur Kinect qui a disparu. Compte tenu de l’utilité de plus en plus limitée du capteur, on comprend la décision de Microsoft, même si un adaptateur aurait pu être fourni avec la machine (au lieu d’être vendu séparément).

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À la liste des regrets, il faudra en outre ajouter l’absence d’un micro-casque dans le packaging (pourtant présent par le passé), ainsi que celle du support permettant de positionner la console à la verticale (qui est malheureusement vendu à part, au tarif de 20 euros).

Une Xbox One plus sexy, mais une Xbox One quand même

Au-delà des considérations esthétiques, il convient de rappeler que la puce qui anime la console n’est plus exactement la même qu’avant, et si elle reste conçue par AMD, elle bénéficie notamment d’une finesse de gravure accrue.

Cette nouvelle puce jaguar est effectivement gravée en 16 nm FinFET (contre 28 nm sur la console initiale), ce qui a permis à Microsoft d’augmenter légèrement la fréquence de la partie GPU (passant de 853 MHz à 914 MHz), tout en profitant d’une meilleure maîtrise de la consommation pour sa console.

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La One S se paye donc le luxe d’être nettement plus économe en énergie que la console initiale, et un brin plus puissante (la montée en fréquence du GPU permettant à la machine de passer de 1,31 Tflops, à une puissance de calcul royale de 1,40 Tflops. De quoi grappiller quelques FPS dans certains jeux…)

Un petit message de la firme sur le dessous de la machine...

Un petit message de la firme sur le dessous de la machine

Pour autant cette nouvelle machine reste malgré tout une Xbox One, avec ce que cela comporte comme avantages et inconvénients (c’est ici que nos regards se tournent vers l’interface de la machine, dont la lourdeur reste inégalée en 2016). Il ne faudra donc pas s’attendre à un bond notable en termes de performances, la présente console étant ni plus ni moins qu’une version amincie de la One originale, dotée d’atours qui sauront – à n’en point douter – séduire un large public.

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Terminons en évoquant rapidement la manette qui a elle aussi eu droit à un léger lifting. On notera bien évidemment le changement de couleur – pour accompagner la One sur du blanc mat -, mais aussi la suppression de quelques surfaces laquées, et l’ajout d’une texture grip au niveau des poignées. Par ailleurs il est intéressant de mentionner que sur notre manette de test, certaines touches semblaient tomber un peu mieux sous les doigts (comme les anciennement nommées « Back » et « Start ») tandis que d’autres se montraient plus souples (RB et LB en particulier), que sur le pad original.

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Un point sur le Xbox Play Anywhere

C’est en effet quelques semaines après la sortie de sa One S, que Microsoft a lancé le programme Xbox Play Anywhere. Comme son nom le laisse penser, ce dernier s’inscrit dans la logique de rapprochement entre les univers Xbox et PC – que la firme met en place depuis quelques mois – et propose aux joueurs d’élargir quelque peu leurs horizons par le biais du cross platform.

Parmi les possibilités offertes par le programme, on pensera notamment au cross buy (l’achat d’un jeu dématérialisé sur le store de l’une des deux plates-formes le débloquera gratuitement sur l’autre, comme c’est le cas pour Forza Horizon 3, Gears of War 4, ou encore Recore), mais aussi à certaines fonctionnalités cross device, accessibles (depuis quelque temps déjà) via l’application Xbox de Windows 10.

Par ce biais il est donc possible de streamer sa partie depuis une Xbox One vers un terminal sous Windows 10, à condition que les deux appareils soient connectés au même réseau. Une solution idéale s’il faut libérer la télévision, où si l’on veut jouer à la Xbox depuis une autre pièce que le salon.

En termes de rendu cette fonctionnalité ne déçoit pas, et si vous disposez d’une connexion Wifi ou filaire suffisamment stable, alors la qualité du streaming se révélera en tout point satisfaisante, vous permettant de jouer à vos jeux préférés sans être trop perturbés par des problèmes de latence.

Battlefield 1 : Le coup d’éclat de DICE

Comme évoqué plus haut, la console que Microsoft nous a confiée pour ce test était accompagnée d’une copie de Battlefield 1, que nous avons aussi pu essayer.

Il n’y aura rien de très original dans ce qui va suivre : Battlefield 1 est un des meilleurs FPS de ces dernières années et propose une expérience de grande qualité aux joueurs, tout en prenant le risque de marquer une rupture face à ses concurrents en revenant sur un conflit historique. Une décision qui a su surprendre tout le monde lors de son annonce en mai dernier, et qui se révèle être des plus judicieuses.

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Le titre de DICE dispose sans surprise d’une campagne solo, ou plutôt plusieurs puisque nous serons invités à suivre différents personnages, sur différents théâtres d’opérations, au travers de cinq « Récits de Guerre ». Cinq petites aventures distinctes scénaristiquement, qui abordent le premier conflit mondial avec la dignité qui s’impose (même si l’absence des Français et de leurs alliés russes reste impardonnable). On regrettera par ailleurs qu’elles ne soient pas plus copieuses côté durée de vie (le tout sera bouclé en 5 heures environ), et que l’IA y soit dotée de capacités très limitées.

Reste le multijoueur, qui est évidemment le cœur de la licence. Ici même constat, l’expérience multi est une grande réussite et se trouve ainsi difficilement attaquable. Les maps proposées sont variées et conçues avec minutie, faisant la part belle au team play, tout en laissant les différentes classes faire parler la poudre dans le plus assourdissant des vacarmes.

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C’est d’ailleurs l’une des grandes forces de ce nouveau Battlefield : le sound design est tout bonnement irréprochable (explosions, tirs, et autres bruitages n’ont jamais été aussi crédibles), au même titre que la bande originale qui fourmille de compositions qui savent flatter nos chers tympans (les doublages français – en revanche – seront à pointer du doigt pour leur manque de subtilité. Une chance que l’excellente V.O. soit accessible depuis les réglages).

Les seuls véritables défauts que l’on pourra trouver seront inhérents au support. La One S – en dépit de son petit boost de puissance – ne parvient pas à rivaliser avec l’expérience proposée sur PC. Et même si le titre reste en tout point jouable (et agréable à l’œil) sur console, il faudra composer avec des graphismes moins détaillés (textures moins fines, aliasing plus marqué, résolution et distance d’affichage abaissées), et des chutes de framerate régulières, surtout en multi (les « Récits de Guerre » étant relativement épargnés).

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Nathan

Geek dans l'âme et curieux de nature, Nathan est mordu d'Histoire avec un grand H et de Rock avec un grand R.

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