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Test du Asus Zenfone 3

Asus m’a prêté un Zenfone 3 en fin d’année dernière. Après plusieurs semaines passées en sa compagnie, le moment est finalement venu de dresser un bilan complet de l’expérience.

Asus est présent depuis plusieurs années sur le segment de la mobilité, mais le constructeur ne se limite pas aux ordinateurs portables et aux ultrabooks. Il compte également de nombreux téléphones à son catalogue et il a pris l’habitude de renouveler fréquemment ses gammes.

Zenfone 3 : photo 1

Le Zenfone 3, un terminal très racé.

Le Zenfone 3 a été présenté à la rentrée dernière et il se décline en six modèles différents. Le terminal qui m’a été envoyé est le modèle de base, un modèle positionné sur le milieu de gamme.

Caractéristiques Techniques

Le ZenFone 3 vient se positionner sur le milieu de gamme, donc, mais cela ne l’empêche pas de mettre la barre très haut.

L’écran, pour commencer, atteint une diagonale de 5,2 pouces et il mise sur l’IPS, avec une définition en Full HD et une luminosité de 500 nits. La dalle est également recouverte d’une vitre bombée traitée au Gorilla Glass.

Côté processeur, Asus un opté pour une valeur sûre, et donc pour un Snapdragon 625 composé de huit cœurs cadencés à 2 GHz. Ils sont épaulés par 3 ou 4 Go de mémoire vive. Tout dépend du modèle choisi. Le mien est limité à 3 Go de RAM.

Le constructeur a été très généreux au niveau de l’espace de stockage. Là, on a 64 Go de mémoire interne et on pourra en plus l’étendre par le biais d’une carte micro SD. Très sympa.

La photo n’est pas en reste puisqu’on trouve ici un capteur IMX298 de 16 millions de pixels surmonté d’une optique stabilisée Largan constituée de six éléments et capable d’ouvrir à f/2.0. Asus l’a en plus accompagné d’un flash double ton, d’un autofocus laser et d’un capteur colorimétrique. Exactement comme ce que propose le Xperia XZ, donc. Le constructeur annoncé en marge une mise au point en 0,03 seconde.

La caméra frontale s’en sort bien elle aussi puisqu’elle atteint les 8 millions de pixels, avec une optique ouvrant à f/2.0.

Compatible 4G, le ZenFone 3 embarque en plus une puce WiFi 802.11 ac, une puce Bluetooth 4.0, une puce GPS et une batterie de 2650 mAh avec… un Tuner FM !

Côté prix, il est proposé à partir de 379 € et il se décline en blanc, en noir ou en doré.

Zenfone 3 : photo 2

Les finitions sont extrêmement soignées.

Zenfone 3 : photo 3

Le terminal fait la part belle au verre et au métal.

Design & Ergonomie

Le ZenFone 3 fait la part belle au verre et au métal. Il se compose ainsi de deux plaques en verre trempé maintenues par un châssis métallique renforcé.

La façade et le dos de l’appareil sont tous les deux bombés et Asus a traité le verre afin de le rendre plus résistant aux chocs et aux rayures. Extrêmement fin, le terminal ne dépasse pas les 6,16 mm d’épaisseur et il pèse à peine plus de 150 grammes.

Il n’aura donc aucun mal à se faire oublier une fois en poche.

Les bordures sont épaisses et légèrement arrondies afin de faciliter la prise en main du téléphone. Le métal est aussi finement travaillé avec des découpes extrêmement précises effectuées au laser. L’effet est extrêmement réussi et le téléphone n’a ainsi rien à envier aux produits haut de gamme du marché.

L’ergonomie va droit à l’essentiel, mais elle est bien pensée. Les deux boutons du volume sont placés sur la droite, en haut, au-dessus du bouton de mise sous tension. La trappe donnant accès à la carte SIM et à la carte micro SD se trouve de l’autre côté. Asus a eu l’intelligence d’opter pour un système hybride. La trappe pourra ainsi accueillir, au choix, deux cartes SIM ou bien une carte SIM et une carte micro SD.

Trois boutons ont été placés en façade, sous l’écran. Ils sont capacitifs et ils renvoient vers les principales fonctions de navigation de la plateforme. L’écran n’affichera donc pas les contrôles tactiles habituels et cela nous permettra de nous concentrer sur nos médias et nos contenus.

Le lecteur d’empreintes est situé à l’arrière, sous le module photo et ses différents capteurs. Assez étroit, il est aussi très allongé et il nous tombera naturellement sous l’index lorsque nous tiendrons l’appareil en main.

La prise casque répond à l’appel et elle est située sur la tranche supérieure. Le connecteur est placé en dessous et il mise sur l’USB Type-C. Une fois encore, c’est un choix intelligent puisque ce standard est en train de se démocratiser.

Le haut-parleur est situé sur la même tranche.

Le téléphone épouse bien la forme de la main, mais il s’avère assez glissant au début et il sera donc préférable de faire attention les premiers jours, le temps qu’il se fasse.

Bon point en revanche, la tenue est parfaite. Après plusieurs semaines à l’accompagner dans toutes mes aventures, l’appareil n’affiche pas l’ombre d’une rayure.

Zenfone 3 : photo 4

On retrouve trois boutons capacitifs sous l’écran.

Zenfone 3 : photo 5

Le module photo ressort un peu de la coque.

Ecran, Processeur & Ergonomie

Comme évoqué plus haut, le terminal est doté d’une dalle IPS de 5,2 pouces, avec une définition en Full HD et une luminosité de 500 nits.

Asus a eu la très bonne idée d’intégrer la technologie Blue Light Filter pour Eye Care histoire de réduire notre exposition à la lumière bleue. Il suffira d’appuyer sur un bouton situé dans le centre de notifications pour l’activer.

L’image est belle, c’est indéniable et il suffit de regarder des photos ou des vidéos pour s’en rendre compte. Le rendu colorimétrique semble plutôt correct et il a l’air de bien correspondre à la réalité. Même chose pour le contraste. Moins marqué que sur de l’AMOLED, il reste tout de même très correct.

La seule chose qui m’a vraiment gêné, finalement, c’est le trait noir entourant la dalle. Il est assez voyant sur le modèle blanc et un peu trop épais à mon goût.

Côté puissance, le terminal est propulsé par un Snapdragon 625 composé de huit cœurs cadencés à 2 GHz. La puce est épaulée par 4 Go de mémoire vive.

Sans être un monstre de puissance, la puce est capable de faire tourner toutes les applications disponibles sur le Play Store. Niveau jeux, j’ai eu l’occasion de tester des titres comme Sky Force Reloaded, Badland ou même Oceanhorn sur l’appareil et je n’ai pas rencontré la moindre difficulté. Ils tournent tous aux petits oignons.

Même chose du côté des films. Que ce soit sur Netflix ou sur Plex, le Zenfone 3 n’a pas montré le moindre signe de faiblesse, y compris sur des contenus en haute définition.

Rien à dire non plus du côté de la réactivité de la plateforme. Elle est restée fluide en toute occasion, y compris sur le multitâche. Je ne m’attendais clairement pas à obtenir de tels résultats. Asus a fait de l’excellent travail.

Pour la batterie, le constructeur a opté pour une capacité de 2650 mAh. C’est peu, mais c’est suffisant. Le Zenfone 3 n’aura aucun mal à tenir une journée complète avec une utilisation soutenue et il pourra même atteindre une journée et demie voire un peu plus en faisant très attention et en installant des softs comme Rabbit Battery.

La présence du Quick Charge 2.0 de Qualcomm est un plus indéniable bien entendu, et encore plus sur une batterie de cette capacité, car le terminal n’aura besoin de passer que quelques dizaines de minutes en charge pour récupérer sa pleine capacité.

Zenfone 3 : photo 5

Le dos de l’appareil et son module photo triple.

Zenfone 3 : photo 6

Le téléphone tient bien en main.

Photo & Vidéo

Le Zenfone 3 est équipé d’un module photo assez surprenant.

Le capteur, pour commencer, est un IMX298 doté d’une définition de 16 millions de pixels et il est couronné d’une optique Largan à six éléments ouvrant à f/2.0. Cette dernière est stabilisée et elle est en plus protégée par une plaque en verre de saphir. En plus de cela, on trouve un autofocus laser et un capteur dédié à la colorimétrie, le tout avec une architecture qui n’est pas sans rappeler celle du Xperia XZ.

Asus promet une mise au point en 0,03 seconde et un système de stabilisation à toute épreuve pour la vidéo. Sur ce terrain, le terminal pourra d’ailleurs filmer en 4K et il intègrera même un système de suivi de sujet pour nous faciliter la vie.

Dans les faits, qu’est-ce qu’il vaut ?

Il se défend plutôt bien. Lorsque la luminosité ambiante est correcte, le Zenfone 3 est capable de délivrer des images de très bonne qualité en mode auto, avec un bon piqué et une belle dynamique. Les couleurs sont naturelles et chaleureuses, tout en étant équilibrées.

En revanche, lorsque la lumière baisse, le terminal a souvent tendance à perdre des détails sur les scènes les plus complexes. Dans les cas les plus extrêmes, il produit des images tirant excessivement sur le brun.

La bonne nouvelle, c’est qu’il suffit de passer en manuel pour améliorer ses résultats. En jouant avec la balance des blancs et avec les outils proposés pour la mise au point, il sera effectivement possible d’obtenir des images de bien meilleure qualité.

Si vous connaissez un peu la photo, alors vous savez sans doute que la plupart des appareils photo et des téléphones ont la fâcheuse tendance à monter les ISO lorsque la lumière est faible. Généralement, cela se traduit par une augmentation des artefacts disgracieux et par une chute nette du piqué. Les contours des sujets deviennent alors un peu plus flous.

Étrangement, le Zenfone 3 n’est pas trop confronté à ce phénomène. Mieux, il propose même un mode spécialement dédié à la chose, un mode spécialement optimisé pour les éclairages faibles. Il consiste à fusionner quatre pixels adjacents pour n’en former qu’un afin de récupérer le maximum de lumière possible. Il est vraiment très pratique en soirée. Attention cependant, car si vous l’activez, la définition de vos clichés tombera à trois millions de pixels.

Le terminal s’en tire bien au niveau de la vidéo aussi. Là encore, il est capable de produire des séquences nettes et offrant une colorimétrie assez naturelle. La seule chose qui m’a déçu, finalement, c’est le stabilisateur. Il est loin d’être parfait et il ne faudra pas trop compter sur son aide. Si vous faites pas mal de vidéo avec votre smartphone, il sera donc préférable d’investir dans un gimbal.

L’application est très agréable à utiliser pour sa part. L’interface est à la fois sobre, accessible et facile à utiliser.

Asus a intégré pas mal de modes différents. En plus du mode auto et du mode manuel (on peut passer de l’un à l’autre en un instant), on trouve aussi un mode HDR Pro, un mode retouche d’image, un mode enfant, le fameux mode éclairage faible évoqué plus haut, un mode nuit, un mode profondeur de champ, un mode effet, un mode selfie, un mode GIF animé, un mode panorama, un mode miniature, un mode retour dans le temps, un mode timelapse, un mode ralenti et même une liseuse de QR Code.

On est donc sur une offre très complète. En revanche, il n’est malheureusement pas possible d’installer ou de désinstaller des modes et il faut avouer que c’est assez dommage.

Fonctions & Surcouche

Si vous regardez souvent mes vidéos ou si vous lisez parfois mes tests, vous savez que je n’évoque plus beaucoup la surcouche des terminaux qui me passent sous les mains. Je vais cependant faire une exception cette fois, et ce pour une raison assez simple : c’est la première fois que je passe autant de temps avec un smartphone de la marque.

ZenUI 3.0 ne révolutionne pas le genre et il ne cherche pas à réinventer Android. C’est évidemment une bonne chose. Les écrans d’accueil répondent toujours à l’appel, de même pour le centre de notifications, le drawer ou encore le multitâche.

Les visuels sont dépouillés et tout est personnalisable à loisir grâce aux thèmes proposés par Asus. Grâce à eux, il est possible de changer rapidement l’apparence de la plateforme sans bidouiller quoi que ce soit et sans avoir besoin de passer par des solutions tierces.

Parmi les fonctions qui m’ont beaucoup plu se trouve la recherche universelle. Pour la faire apparaître, il suffit en effet de placer le doigt sur une partie vide de l’écran et de tirer vers le bas. C’est extrêmement pratique au quotidien, d’autant que le moteur de recherche s’accompagne de plusieurs raccourcis pointant vers les dernières applications exécutées.

Le multitâche s’accompagne aussi de trois icônes renvoyant vers les paramètres des applications ou encore la fonction d’épinglage. Grâce à elle, il sera possible de forcer l’affichage d’un outil à l’écran. Très pratique. La troisième icône, elle, nous permettra de nettoyer et d’optimiser le système.

On est donc sur une offre très complète, une offre qui fait de cet appareil une excellente alternative aux ténors du genre.

Zenfone 3 : photo 7

Netflix tourne à merveille sur le Zenfone 3.

Zenfone 3 : photo 8

L’écran d’accueil.

En Conclusion

Le Zenfone 3 est une excellente surprise. Asus l’a doté de finitions soignées et l’appareil a fière allure.

Si le SoC laisse un peu à désirer, il sera tout de même capable de faire tourner la plupart des applications courantes. La capacité de la batterie déçoit un peu, mais elle permettra tout de même au terminal de tenir facilement la journée avec une seule charge, et même d’atteindre la barre symbolique des 36 heures en faisant attention.

Comme souvent, la qualité des photos dépend essentiellement de l’ambiance lumineuse. Lorsque la lumière est présente et abondante, le Zenfone 3 s’en tire extrêmement bien. Il montre cependant assez vite ses limites dans des ambiances sombres. Là, il faudra impérativement passer en manuel et mettre les mains dans le cambouis pour améliorer le piqué des clichés et compenser le manque de lumière.

La surcouche est efficace, pour sa part. Peu envahissante, elle ne dénature pas Android et elle apporte même quelques nouveautés salutaires, notamment au niveau de la recherche.

Bref, ce petit Zenfone 3 est une excellente surprise.

Design & Ergonomie9
Ecran8
Puissance & Autonomie7.5
Photo & Vidéo8
Surcouche & Fonctions8.5
Prix7.5
Beau et racé, le Zenfone 3 propose aussi une fiche technique solide et il se débrouille très bien en photo. Un bel appareil.
8.1

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Fred

Floodeur compulsif, est très actif sur Twitter ou encore sur Facebook. Sachez en outre que la Fredzone a une page sur Google+.