Test du BQ Aquaris E5 4G

BQ a décidé d’investir l’hexagone et il vient ainsi de lancer pas moins de deux terminaux nomades sur le marché français, dont un téléphone portable. Son nom ? L’Aquaris E5 4G et il m’accompagne maintenant depuis deux semaines. Oui, et si vous voulez savoir ce qu’il a dans le ventre, alors vous êtes au bon endroit puisque cet article va passer en revue ses forces, mais également ses faiblesses.

Avant toute chose, il faut préciser que ce test ne versera pas dans la technique pure et il ne faut donc pas vous attendre à des relevés hyper pointus. Rassurez-vous cependant car vous aurez tout de même droit à quelques benchmarks, hein.

BQ Aquaris E5 4G : photo 1

L’écran d’accueil du terminal.

Caractéristiques Techniques

Le BQ Aquaris E5 4G se positionne sur le milieu de gamme et sa fiche technique est évidemment loin d’égaler celle des flagships des autres constructeurs. Le bon côté de la chose, c’est qu’il vous coûtera aussi moins cher puisqu’il est proposé à partir de 229,90€. Joli, non ?

Certes, et pour ce prix là, vous allez avoir droit à :

  • Un écran IPS de 5 pouces.
  • Définition HD 720p (720×1280) en 16:9.
  • Angle de vision de 178°, 450 nits.
  • Processeur Qualcomm Snapdragon 410 composé de quatre coeurs.
  • GPU Adreno 306 + 1 Go de mémoire vive.
  • 16 Go de stockage + micro SD (32 Go max).
  • Capteur de 13 millions de pixels.
  • Caméra frontale de 5 millions de pixels.
  • WFi 802.11 b/g/n, Bluetooth 4.0 HS, 4G.
  • Batterie de 2850 mAh.
  • Dimensions : 143,15 x 72,15 x 8,7 mm.
  • Poids : 139 grammes.

Pas mal, non ? Certes, la configuration est plutôt correcte, et il faut en outre préciser que le terminal embarque pas moins de deux ports pour cartes micro SIM. Il sera donc possible de faire cohabiter pas moins de deux lignes téléphoniques distinctes, ce qui facilitera la vie de celles et ceux qui doivent quotidiennement jongler entre leur ligne personnelle, et leur ligne professionnelle.

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’Aquaris E5 4G, il suffit de vous rendre sur le site de son constructeur, en cliquant sur ce lien.

BQ Aquaris E5 4G : photo 2

Le centre de notifications.

Packaging, Design & Ergonomie

La boite du BQ Aquaris E5 4G est à la fois sobre et élégante. Toute vêtue de noir, elle ne comporte aucun visuel et elle se contente finalement de rappeler le nom du téléphone et certaines de ses caractéristiques techniques.

A l’intérieur, nous allons retrouver pas mal de choses différentes :

  • Le terminal (forcément).
  • Un accessoire pour ouvrir ses trappes.
  • Le guide de mise en route rapide.
  • Le câble de synchronisation.
  • Le chargeur.

Et c’est à peu près tout. Aussi étrange que cela puisse paraître, le téléphone est vendu sans écouteurs et donc sans kit mains libres. Vous devrez donc recycler un kit existant ou investir dans une oreillette ou un casque.

Le terminal est très léger en main. Cela n’a rien d’étonnant car sa coque est entièrement faite en plastique. Les finitions sont exemplaires, et elles rappellent finalement beaucoup ce que Microsoft propose avec la gamme Lumia. Fait amusant, BQ a choisir de ne recouvrir qu’une partie des tranches de l’appareil et ces dernières sont comme coupées au milieu.

Il s’agit cependant d’une simple coquetterie qui n’a aucun impact sur la tenue en main ou sur la résistance de l’appareil aux chocs.

L’écran occupe une bonne partie du boitier. Il est surmonté de la grille dissimulant le haut-parleur et de la caméra frontale. Tout en bas, nous allons retrouver pas moins de trois boutons sensitifs donnant accès aux fonctions habituelles : ouverture des optionsretour sur l’écran d’accueil et retour sur l’écran précédent. J’aurais préféré que le constructeur opte pour des boutons tactiles.

Trois autres contrôles sont placés sur la bordure droite. Ils renvoient vers la sortie de veille et le contrôle du volume.

De l’autre côté, nous allons retrouver deux trappes donnant accès aux ports pour les cartes SIM. Il faudra nécessairement utiliser l’accessoire fourni (ou un trombone, ou une tête d’épingle) pour les ouvrir. Plus étonnant, l’accès au port micro SD fonctionne exactement de la même manière et il y aura donc encore une trappe à ouvrir. Une trappe placée cette fois sur la bordure supérieure, à côté de la prise casque.

Sans grande surprise, le port micro SD se trouve sur la bordure inférieure, encadré par deux autres grilles.

BQ a choisi de recouvrir le dos de l’appareil avec une pièce en plastique mat. C’est un choix judicieux, même si cette dernière est assez sensible aux traces de doigts. Le module photo est placé dans le coin supérieur gauche, et il surmonte un double flash à LED.

J’avais peur d’être déçu par les lignes de l’Aquaris E5 4G mais ce n’est pas du tout le cas. Il est évidemment moins impressionnant qu’un HTC M8 ou même qu’un Sony Xperia Z3, mais ce n’est pas vraiment étonnant vu son positionnement tarifaire. Dans tous les cas, vous pourrez l’exhiber sans honte et c’est finalement tout ce qui compte.

BQ Aquaris E5 4G : photo 3

Les raccourcis rapides, tellement pratiques.

Ecran, Puissance & Autonomie

S’il y a bien un point à prendre en compte dans l’achat d’un téléphone, c’est sans doute son écran. Après tout, nous passerons nos journées le nez collé dessus et il vaut mieux qu’il soit le plus confortable possible, non ?

Sur ce terrain, le BQ Aquaris E5 4G s’en tire avec tous les honneurs pour une utilisation courante. Après tout, a-t-on réellement besoin d’une définition en QHD pour relever ses mails et pour faire quelques recherches en ligne ? Je n’en suis pas certain.

Il n’est cependant pas parfait pour autant, loin de là. Son plus gros problème, c’est son manque de luminosité. Là, il est un poil en dessous de ses concurrents, cela ne fait aucun doute. Conséquence directe, il sera aussi moins lisible en plein soleil. Les couleurs sont aussi trop saturées, et peu naturelles.

Je vous rassure quand même, ces petits défauts ne sont guère gênants et vous pourrez tout de même profiter de vos films et de vos séries dans de bonnes conditions.

Passons maintenant à la puissance de calcul brute du terminal. Comme à l’accoutumée, j’ai fait tourner plusieurs solutions de benchmarking sur le petit téléphone de BQ, et voici les résultats obtenus :

  • BenchmarkPi : 318.
  • Quadrant : 11908.
  • Linpack : 194 541.
  • An3DBench : 7829.
  • Geekbench 3 : 484 / 1468.
  • AnTuTu : 21 541.

Il n’est peut-être pas le plus rapide du marché, mais il s’en sort quand même très bien. Le Snapdragon 415 est une bonne surprise, donc.

Mais dans la vie de tous les jours, ça donne quoi ? Je n’ai pas rencontré de problème particulier durant ces deux semaines de test. Les applications tournent bien, et le terminal est resté plutôt réactif. Enfin sauf sur les jeux les plus gourmands. Là, il a rapidement montré ses limites mais je pense que c’est plus la mémoire vive qui est à mettre en cause que sa puce.

En revanche, s’il y a bien un point où l’Aquaris E5 se montre excellent, c’est au niveau de son autonomie. Tout dépend évidemment de l’utilisation qui en est faite mais il pourra tenir plus d’une journée sans trop de problème. Vous pourrez donc laisser le chargeur à la maison avant de partir au travail.

BQ Aquaris E5 4G : photo 4

L’écran listant toutes les applications installées sur le terminal.

Photos, Vidéos & Son

Le moment est venu d’aborder la partie photo et multimédia. Je ne l’ai pas précisé dans la partie consacrée aux caractéristiques techniques de l’appareil mais BQ a équipé son téléphone d’un capteur produit par Sony, et plus précisément d’un Exmor RS IMX214. Cerise sur le gâteau, au dessus, on trouve aussi un objectif capable d’ouvrir à f/1.8.

Ce n’est pas une surprise puisque beaucoup de constructeurs se fournissent chez le géant nippon, mais c’est tout de même une bonne nouvelle car l’Aquaris E5 4G est capable de véritables prouesses sur cette partie là.

La mise au point, pour commencer, est à la fois fiable et rapide, y compris en intérieur et lorsque la luminosité ambiante laisse à désirer. Le rendu des couleurs est fidèle et on a même droit à une jolie dynamique derrière même s’il n’est plus à l’aise dans les ombres que dans les hautes lumières.

Attention cependant car cela ne veut pas non plus dire qu’il est exempt de défauts. En réalité, le gros problème de l’Aquaris E5 4G, c’est qu’il est dépourvu de stabilisation optique. Cela s’avère évidemment très problématique en vidéo, mais aussi lorsqu’on souhaite prendre en photo un sujet rapide.

Le terminal est aussi à l’aise sur la partie audio, même si ses hauts-parleurs ont souvent tendance à partir dans les aigus. Bon, après, avec de bons écouteurs derrière, vous pourrez profiter de votre musique dans les meilleures conditions possible.

Comme à l’accoutumée, j’ai pris quelques photos et j’ai réalisé une petite vidéo pour nous donner une meilleure idée de ce dont est capable le téléphone. Les clichés sont aussi disponibles dans ma Dropbox dans leur format d’origine.


BQ Aquaris E5 4G : photo 5

Pareil, mais sous un angle un peu différent.

Plateforme & Ecosystème

Je ne sais pas si je l’ai évoqué plus haut, mais le BQ Aquaris E5 4G a une particularité assez intéressante : il est totalement dépourvu de surcouche. Autrement dit, sous le capot, on va retrouver une version « pure » d’Android. Sachez en outre que si le terminal est livré avec KitKat, il devrait être mis à jour vers Lollipop dans les semaines qui viennent.

Toujours est-il que l’on retrouve le même confort que celui procuré par les terminaux de la gamme Nexus. Sans surcouche, Android est extrêmement rapide et c’est vraiment très agréable au quotidien.

Remarquez, de ce côté là, les constructeurs ont fait beaucoup d’efforts au fil de ces dernières années. Je pense notamment à Sony qui cherche de moins en moins à dénaturer la plateforme, et qui se contente finalement de la sublimer en lui ajoutant des fonctions utiles et bien pensées. Des fonctions comme le Remote Play, par exemple, ou encore ces fameuses mini-apps capables de s’ouvrir en mode fenêtré.

Ceci étant, BQ a tout de même pris l’initiative de livrer son terminal avec une application maison permettant à l’utilisateur de souscrire à une garantie optionnelle. C’est même le plus « plus » de l’espagnol puisque cette dernière permet de protéger le terminal contre les chutes, les vols et même tous les dommages liés à l’eau.

Si vous souscrivez à l’offre – elle est facturée 29,90€ par an – vous n’aurez pas besoin de prévoir le nécessaire avec votre assureur, et tout passera alors par le constructeur.

Sinon, eh bien sachez que l’on trouvera aussi plus de raccourcis dans le centre de notifications, et quelques applications comme un explorateur de fichiers qui n’est pas livré avec les Nexus. Du moins pas d’après mes lointains souvenirs.

Comme toujours, j’ai enregistré une petite vidéo pour vous présenter la partie logicielle. En espérant qu’elle vous plaise, naturellement.

BQ Aquaris E5 4G : photo 6

Google Now, mon meilleur copain virtuel.

En Conclusion

Je ne vais pas vous mentir. Je ne connaissais pas du tout BQ avant de recevoir le communiqué de presse m’annonçant son arrivée en France. Malgré mes origines (mon père est espagnol), je ne suis pas très au fait de ce qui se passe en Espagne et je n’ai pas une connaissance approfondie du marché. J’avais du coup très peur de me retrouver avec un terminal basique et mal fini entre les mains.

Et puis, j’ai reçu le colis envoyé par BQ, je l’ai ouvert et je me suis retrouvé face à une jolie boite noire. Là, je me suis tout de suite dit que le constructeur avait mis le paquet sur le packaging et je n’ai pas été déçu car l’intérieur de la boite est aussi très bien fait avec plein de chouettes compartiments dissimulant les principaux accessoires de l’appareil.

Après avoir fait le tour du propriétaire, je me suis attardé sur le terminal et c’est finalement à ce moment précis que j’ai commencé à ressentir une certaine excitation.

L’Aquaris E5 4G est évidemment très loin de proposer ce que l’on trouve du côté des flagships de nos constructeurs. Il n’a pas droit à une coque en aluminium et il n’embarque pas la dernière puce à la mode. Ceci étant, il n’en reste pas moins très joli à regarder, avec une coque rappelant beaucoup les Lumia de Microsoft, et sa fiche technique est franchement des plus correctes compte tenu de son positionnement tarifaire.

Design7
Ergonomie7.5
Puissance6.1
Fonctions6.2
Multimédia6.7
Prix8.2
Vous l'aurez compris, c'est une très jolie surprise et je pense qu'il risque de taper dans l'oeil de pas mal de monde. Après, avec un prix de vente situé sous la barre des 200€, ça aurait été encore mieux bien sûr.
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