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Test du Galaxy S8

Samsung a eu une fin d’année assez compliquée, en raison des problèmes survenus sur sa dernière phablette haut de gamme. Attaqué de toute part, le géant coréen n’a cependant pas faibli et il a ainsi choisi de se focaliser sur son nouveau flagship, le Galaxy S8.

Disponible depuis une semaine maintenant, l’appareil marque une rupture avec le modèle précédent et il apporte ainsi de nombreuses nouveautés notables, notamment sur le plan de l’ergonomie et de la sécurité.

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Le Galaxy S8 et son magnifique écran.

Samsung a eu la gentillesse de me faire parvenir un exemplaire de son téléphone une semaine avant sa sortie. Le moment du test est arrivé.

Caractéristiques Techniques

Sur le plan technique, le Galaxy S8 vient se placer sur le haut du panier et il a donc droit à ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle.

L’écran, pour commencer par le début, atteint une diagonale de 5,8 pouces et il est capable d’afficher du QHD+, soit une définition en 2960 x 1440. Le constructeur a en effet opté pour un format allongé cette fois. La densité de pixels tape pour sa part dans les 570 ppp. Idéal pour la réalité virtuelle, donc.

Côté processeur, on trouve un Exynos 8890. Cette puce est gravée en 10 nm et elle comporte huit cœurs répartis en deux clusters. Le cluster de base tape dans les 1,9 GHz et le plus puissant dans les 2,3 GHz. En parallèle, on a droit à 4 Go de RAM au format LPDDR4 et à 64 Go de stockage en UFS 2.1.

Bien sûr, cet espace est extensible par le biais d’une carte micro SD. En revanche, et c’est assez dommage, on ne trouve pas de système hybride comme chez Huawei ou Honor. Le terminal pourra donc uniquement accepter une carte SIM et une carte micro SD au niveau de sa trappe. Il aurait été intéressant d’offrir la possibilité aux utilisateurs de faire cohabiter deux cartes SIM histoire de surfer sur la mode du BYOD.

Côté photo, Samsung est parti sur un capteur principal Dual Pixel de 12 millions de pixels, un capteur surmonté par une optique stabilisée ouvrant à f/1.7. Contrairement aux apparences, il ne s’agit pas du même module photo que celui du Galaxy S7. La caméra frontale passe à 8 millions de pixels avec une ouverture en f/1.7 et elle s’accompagne d’un autofocus. Fait amusant, la lentille est aussi stabilisée, mais l’OIS n’est pas actif pour le moment.

Pour la connectivité, on a droit à de la 4G de catégorie 16, à du WiFi 802.11 ac, à du Bluetooth 5.0 et à une compatibilité avec les systèmes GPS, GLONASS, BEIDOU et GALILEO ! La batterie atteint pour sa part une capacité de 3000 mAh et elle est compatible avec le chargement rapide et le chargement sans fil.

Normalement, l’appareil est censé être compatible avec le WPC et le PMA, mais plusieurs utilisateurs se sont plaints d’un souci de déconnexions intempestives avec les stations de charge tierces. J’ai personnellement fait remonter l’information à la firme et cette dernière a demandé à ses ingénieurs de mener une enquête afin de déterminer la cause du problème.

Le Galaxy S8 met également l’accent sur la biométrie et il est ainsi doté d’un lecteur d’empreintes digitales et d’un scanner rétinien, avec en plus un système de reconnaissance faciale.

Samsung propose trois coloris différents en France : noir, argent ou violet. Le prix atteint les 809 €.

Test Galaxy S8 : image 3

Le téléphone en main. Belle bête, non ?

Test Galaxy S8 : image 2

Le modèle argenté est d’une pureté remarquable.

Design & Ergonomie

Le Galaxy S8 rappelle inévitablement les modèles précédents. Comme eux, il se compose en effet de deux plaques en verre maintenues par un châssis métallique. Les deux vitres formant sa coque sont légèrement bombées et elles sont également traitées au Gorilla Glass 5, avec une certification IP68 en prime.

Samsung n’est donc pas reparti d’une copie blanche, mais il a tout de même procédé à plusieurs ajustements importants.

L’écran en fait partie. Il recouvre en effet plus de 85 % de la surface du téléphone et il va donc plus loin que le modèle précédent. Le constructeur a en effet conservé deux bordures de quelques millimètres au-dessus et en dessous de la dalle. Le résultat est extrêmement impressionnant, notamment lorsqu’on regarde des photos ou lorsqu’on visionne des vidéos. Là, on a l’impression d’avoir seulement un écran dans la main.

En contrepartie, la firme coréenne a été obligée de se débarrasser du sempiternel bouton d’accueil et de ses boutons capacitifs, pour les remplacer par des boutons tactiles. Histoire de faire passer la pilule plus facilement, elle a eu la bonne idée d’intégrer des capteurs de pression au niveau du bouton central. Il suffira ainsi d’un appui prolongé sur le bouton pour lancer l’application Google.

Le lecteur d’empreintes, lui, bascule à l’arrière. Samsung l’a placé à droite du module photo. Le moniteur de fréquence cardiaque et le flash passent du coup à sa gauche.

Cette configuration n’a rien de naturel. Lorsque vous prendrez le terminal en main, votre index viendra ainsi directement se placer sur l’optique du module photo. Il faudra donc vous forcer à le décaler vers la gauche pour aller chercher le lecteur. Un temps d’adaptation sera donc nécessaire et même là, les erreurs seront fréquentes. Le problème est évidemment le même pour le moniteur de fréquence cardiaque.

Les autres boutons physiques ne changent pas de place. Toutefois, le constructeur a placé en plus un bouton pour Bixby. Présent sur le flanc gauche, il est placé sous les contrôles du volume et il vous permettra d’accéder en un instant à l’écran d’accueil de l’assistant et à ses cartes. Il sera également possible de changer son mappage en s’appuyant sur une solution logicielle dédiée comme BixRemap.

Test Galaxy S8 : image 5

Cet écran est remarquable.

Test Galaxy S8 : image 4

Le lecteur d’empreintes passe à l’arrière.

Ecran, Puissance & Autonomie

Le Galaxy S8 est équipé d’un écran assez original. La dalle atteint en effet une diagonale de 5,8 pouces avec un format assez original. Elle affichera au mieux du WQHD+ et donc du 2960 x 1440, le tout pour une densité de pixel de 577 ppp. Toutefois, par défaut, le téléphone se limitera à du FHD+ (2220 x 1080) afin de limiter la consommation énergétique de l’appareil. Dans les faits, la différence ne sera pas visible.

L’écran du terminal est évidemment très contrasté en raison de la technologie de sa dalle. Comme à son habitude, Samsung a en effet opté pour du Super AMOLED. Toutefois, la firme a également travaillé sur la colorimétrie afin de rendre les images les plus naturelles possible. Regarder des photos ou des vidéos sur cet écran est donc un véritable régal, et encore plus en raison de ses fines bordures.

Faute de sonde, je n’ai pas eu la possibilité de mesurer la luminosité ou le contraste de la dalle, mais cette dernière me semble très correcte. Bien que la vitre recouvrant l’écran soit sujette aux reflets, l’image reste lisible en toute circonstance et même en plein soleil.

Le format de l’écran – du 18,5:9 – ne pose pas vraiment de problème dans la vie de tous les jours ou dans une utilisation de type multimédia. Samsung a en effet eu la bonne idée d’intégrer une fonction afin d’adapter le format des vidéos à celui de l’écran. En revanche, pour les jeux, c’est une toute autre paire de manches et on se retrouve ainsi parfois avec de vilaines marges noires de chaque côté.

Côté processeur, Samsung a opté pour un Exynos 8895 sur les modèles européens. La puce est gravée en 10 nm et elle est servie par 4 Go de mémoire vive. C’est peu, mais c’est suffisant pour assurer de bons scores sur les principales solutions de benchmarking. Le Galaxy S8 excelle en effet à cet exercice avec plus de 170 000 points sur AnTuTu et plus de 5 800 points sur PC Mark.

Dans la vie de tous les jours, le Galaxy S8 ne manque évidemment pas de répondant et il est tout à fait capable de gérer des contenus vidéos sans sourciller, qu’il provienne de Netflix, de Plex ou de n’importe quelle autre plateforme. Les titres tournent eux aussi à merveille, sans le moindre ralentissement.

Nous aborderons ce point un peu plus loin dans ce test, mais le constructeur a aussi fait en sorte d’alléger au maximum la consommation de ressources de sa surcouche. Touchwiz est donc plus fluide et il a besoin de moins de mémoire vive pour tourner.

Pour la batterie, on est sur une capacité de 3000 mAh. Samsung aurait pu aller un peu plus loin, mais le constructeur a préféré se montrer prudent et cela peut aisément se comprendre compte tenu des déboires rencontrés sur le Galaxy Note 7.

Fort heureusement, cela n’a pas grande incidence sur l’autonomie de l’appareil. En utilisation soutenue, le Galaxy S8 tiendra la journée sans aucun problème. En faisant attention, on pourra monter à une journée et demie. Avec l’économiseur activé, l’appareil dépassera les deux jours. Histoire d’en rajouter une couche, le géant coréen a d’ailleurs intégré une fonction capable d’optimiser l’appareil en un instant.

Test Galaxy S8 : image 6

Les finitions sont remarquables.

Test Galaxy S8 : image 7

Le Galaxy S8 nous laisse le choix de la définition.

Photo & Vidéo

Le Galaxy S8 est équipé d’un capteur de 12 millions de pixels. Le capteur dépend des séries produites par le constructeur. Certaines ont droit à un IMX333, d’autres à un ISOCELL S5K2L2. Les photosites font la même taille en revanche et ils atteignent ainsi les 1,4 µm. Pour parfaire l’ensemble, Samsung a mis en place une optique stabilisée ouvrant à f/1.7.

Sur le papier, on est donc sur une offre assez proche de celle du Galaxy S7. Toutefois, en parallèle, Samsung a bossé sur ses algorithmes afin d’améliorer le rendu des photos, des algorithmes qui profitent bien évidemment de la puissance de calcul de l’Exynos 8895.

En pratique, le Galaxy S8 s’impose donc comme un excellent photophone. Il est en effet capable de produire des images de très bonne qualité, avec un piqué magnifique et un bokeh redoutable. Surtout en macro, d’ailleurs.

Le rendu colorimétrique est plutôt correct, même si les couleurs sont parfois un peu trop marquées.

Le Galaxy S8 s’en sort assez bien aussi lorsque la lumière ambiante vient à manquer… Bien sûr, il ne fera pas aussi bien qu’un reflex ou un hybride haut de gamme, mais il s’en tire tout de même mieux que la plupart de ses concurrents. Toutefois, dans certains cas, il sera préférable de passer en mode manuel pour limiter les artefacts.

Et en vidéo, alors ? Même chose, les images sont piquées, avec un rendu colorimétrique correct. La stabilisation fonctionne extrêmement bien et elle permet d’éliminer la plupart des tremblements habituels. En revanche, si vous voulez obtenir une image d’une fluidité irréprochable, il sera préférable d’investir soit dans un trépied et un système de fixation compatible, soit dans un stabilisateur comme le très bon DJI Osmo Mobile.

L’application a droit à quelques ajustements pour sa part et elle sera notamment en mesure de reconnaître différents gestes. Il suffira ainsi d’effectuer des balayages dans un sens ou dans l’autre pour basculer d’une caméra à l’autre ou pour accéder aux différents modes proposés.

Là, l’utilisateur a clairement l’embarras du choix. En plus du mode automatique et du mode manuel, il trouvera des modes pour faire des panoramas, pour générer des ralentis, pour réaliser des hyperlapses ou même pour prendre en photo ses bons petits plats. Les photos virtuelles sont aussi au rendez-vous, de même pour la mise au point sélective.

S’il le souhaite, il pourra aussi installer des modes supplémentaires en se rendant sur la boutique de la marque. Il trouvera alors de quoi réaliser des GIFS animés ou encore des photos sportives. Attention cependant, car tous ces modes ne sont pas forcément gratuits.

La caméra frontale a droit à un traitement de faveur pour sa part. La présence d’un autofocus a en effet poussé Samsung à intégrer des modes de prise de vue supplémentaires pour sublimer vos selfies ou… vous transformer en lapin, au travers de filtres créatifs assez proches de ce que propose Snapchat.

Mais la vraie nouveauté, c’est l’arrivée de Bixby Vision. Part intégrante de l’assistant de Samsung, il nous permettra d’identifier des objets ou des monuments en un instant, directement depuis le module photo. La fonction est plutôt complète et elle devrait encore s’enrichir dans les versions suivantes.

Fonctions & Surcouches

Le Galaxy S8 est livré avec Android 7.0 Nougat et la toute dernière version de Touchwiz.

Samsung a fait le choix de simplifier au maximum son interface afin de la rendre la plus accessible possible. Si le constructeur a profité de l’occasion pour modifier les icônes de ses applications, il a aussi procédé à quelques ajustements ergonomiques. Le bouton menant au tiroir des applications est ainsi masqué par défaut et il faut donc effectuer un balayage du bas vers le haut pour faire apparaître les outils installés sur le terminal. Astucieux.

Le centre de notification ne change pas vraiment en revanche. Il se compose toujours d’une partie dédiée aux raccourcis et d’une autre consacrée aux alertes. Pour faire apparaître tous les raccourcis, il faudra effectuer un nouveau balayage lorsque le centre est actif. Afin d’en faciliter la navigation, le constructeur les a répartis sur deux écrans différents. Il sera bien évidemment possible de les réagencer en quelques instants.

Le multitâche ne change pas non plus. Toujours accessible par le biais du même bouton, il affichera toutes les applications en cours d’exécution sous forme de cartes. Ces dernières s’accompagneront de plusieurs boutons virtuels. Ils nous permettront d’afficher deux applications côte à côte ou d’épingler une partie d’une fenêtre en haut de l’écran. Grâce à ce système, il sera tout à fait possible de garder un œil sur un site ou même sur son Feedly en faisant autre chose. Très pratique dans certains cas.

Bixby est mis en avant dans la surcouche et il a ainsi droit à son propre écran d’accueil, un écran qui vient remplacer Briefing. Il rappelle beaucoup Google Now et il affichera ainsi de nombreuses informations contextuelles sous forme de cartes. Comme la météo du jour, par exemple, ou encore la fiche de la personne que nous appelons le plus. Les prochains rendez-vous du calendrier seront aussi remontés par l’assistant, de même pour l’activité de l’utilisateur. En prime, l’outil sera capable de nous suggérer des applications en fonction de nos habitudes d’utilisation.

Samsung a aussi mis le paquet sur la sécurité. En plus des modes de déverrouillage habituels (glissement, modèle, code PIN, mot de passe), la surcouche nous permettra d’utiliser nos données biométriques. Là, trois options nous seront proposées : les empreintes, le visage et l’iris. Il faut signaler que ces deux dernières options ne pourront pas être activées en même temps. En outre, la reconnaissance de visage est très perfectible et elle n’est malheureusement pas suffisamment sécurisée pour être pertinente.

La reconnaissance d’iris m’a pas mal bluffé en revanche. Elle est en effet très réactive et elle fonctionne avec des lunettes… Cela vaut aussi avec les lunettes de soleil à verres polarisés.

Le dossier sécurisé est assez intéressant lui aussi. Il pourra en effet contenir des fichiers et des applications. Il suffira de les glisser dedans pour les protéger. Ensuite, pour accéder au contenu du dossier, l’utilisateur devra montrer patte blanche en composant son code ou même en utilisant ses empreintes.

Plus généralement, cette nouvelle version de Touchwiz est très agréable à l’usage et elle s’est montrée réactive durant toute la durée de mon test. Il s’agit clairement d’une bonne surprise.

Test Galaxy S8 : image 9

Le lecteur d’empreintes n’est pas forcément placé au meilleur endroit.

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Touchwiz va droit à l’essentiel.

Conclusion

Le Galaxy S8 n’est clairement pas un téléphone comme les autres.

Beau et racé, il impressionne par ses finitions et son écran. Sur le terrain de la puissance, il n’a bien évidemment rien à envier aux autres smartphones haut de gamme du marché et son Exynos 8895 lui permettra de faire tourner toutes les applications du Play Store sans sourciller.

Rien à dire du côté de l’autonomie. Le Galaxy S8 tient la route et il pourra tenir une journée et demie sans trop de difficulté.

S’il se rapproche beaucoup du Galaxy S7 et du Galaxy S7 Edge sur le terrain de la photo, du moins pour la partie technique, il hérite de nouveaux algorithmes bien plus performants que les anciens et il sera donc capable de produire des images et des séquences d’une qualité rarement atteinte sur un smartphone. Il me tarde d’ailleurs de lire le test de DxOMark Mobile pour savoir ce que son capteur a réellement dans le ventre.

Touchwiz, lui, est un véritable régal à utiliser. Samsung a pris en compte les avis de ses utilisateurs et il nous livre ici une plateforme fluide, réactive et extrêmement cohérente, avec des fonctions utiles et très bien pensées.

Design & Ergonomie9.5
Ecran9.6
Puissance & Autonomie9
Photo & Vidéo9.5
Surcouche & Fonctions9
Prix8
Le Galaxy S8 n'est pas un simple téléphone. C'est un véritable bijou numérique et il mérite parfaitement sa note.
9.1

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Fred

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