Test du HTC One (2014)

Le HTC One (2014) a beaucoup fait parler de lui depuis le début de l’année, et il s’agissait même de l’un des téléphones les plus attendus de ce premier semestre. Avec le Galaxy S5, le Xperia Z2 et le LG G3, bien sûr. Or justement, cela fait maintenant un peu plus d’une semaine qu’il m’accompagne au quotidien et le temps est donc venu de vous faire le récit de cette étrange expérience.

Comme à l’accoutumée, j’attire votre attention que ce test n’aura rien de technique. Bon, vous aurez quand même droit aux benchmarks habituels, mais il ne faut pas non plus vous attendre à des mesures compliquées effectuées à l’aide de sondes coûteuses.

HTC One (2014) : photo 1

Le HTC One (2014) présenté de dos, face contre terre.

Bon, vous êtes prêts ? Vraiment ? Okay, alors c’est parti pour l’aventure.

Caractéristiques Techniques

Inutile de changer une équipe qui gagne. Aucun lien avec la Coupe du Monde 2014, d’ailleurs. Non, en réalité, cette remarque concernait plutôt la structure de cet article puisque nous allons commencer par nous (re)plonger dans la fiche technique du terminal, histoire de nous rafraichir les idées :

  • Ecran S-LCD3 de 5 pouces.
  • Définition Full HD 1080p, densité de pixels de 441 ppp.
  • Traitement Gorilla Glass 3.
  • Processeur Qualcomm Snapdragon 801 MSM8974AB cadencé à 2,3 GHz.
  • GPU Adreno 330.
  • 2 Go de mémoire vive.
  • 16 Go ou 32 Go de stockage.
  • Lecteur de cartes micro SD (128 Go).
  • Port pour cartes Nano SIM.
  • Capteur UltraPixel 1/3″ de 4 millions de pixels.
  • Optique 28mm f/2.0.
  • Capteur supplémentaire de 2,1 millions de pixels.
  • Caméra frontale de 5 millions de pixels.
  • WiFi 802.11 a/b/g/n/ac, Bluetooth 4.0 aptX, GPS, NFC, 4G/LTE.
  • Port Micro USB 2.0 (MHL).
  • Accéléromètre, gyroscope, baromètre, détecteur de proximité / luminosité.
  • Tuner FM.
  • Batterie de 2 600 mAh.
  • Dimensions : 146,36 x 70,6 x 9,35 mm.
  • Poids : 160 grammes.
  • Prix moyen : 679 euros.

Sur le papier, nous avons donc une configuration vraiment très très proche de tous les « superphones » du moment. La fiche technique du HTC One (2014) se rapproche ainsi beaucoup de celle du Galaxy S5 de Samsung, pour ne citer que lui.

Avec une particularité notable : le système Duo Camera, ou Dual Camera dans la langue de Shakespeare. HTC a effectivement intégré un second capteur à l’arrière de son terminal afin d’enregistrer des informations supplémentaires sur la scène, l’idée étant finalement d’augmenter la sensation de profondeur de champ.

Nous aurons l’occasion d’en parler un peu plus loin, mais cette technologie s’avère finalement assez décevante dans la pratique, et dans la vie de tous les jours.

HTC One (2014) : photo 2

BlinkFeed dans toute sa splendeur.

Design & Ergonomie

Le HTC One (2014) est sans aucun doute l’un des plus beaux terminaux que l’on puisse trouver sur le marché à l’heure actuelle. Massif, il est doté de finitions exceptionnelles. Sa coque métallique ne laissera personne indifférent et il s’agit finalement d’un très bel objet que vous n’aurez pas honte d’exhiber lors des soirées mondaines.

Ceci étant, et comme évoqué dans ma prise en main, il est aussi plus imposant que les autres mobiles de sa catégorie. Son gabarit est assez très proche de celui du Xperia Z2, et ce alors même que ce dernier embarque un écran de 5,5 pouces venant le placer sur le segment des phablettes. Mieux, il se paye même le luxe d’être plus long (mais moins large) que le LG G3, c’est pour vous dire.

Mais est-ce que c’est gênant au quotidien ?

Non, absolument pas. Comme souvent, tout est une question d’habitude. Une fois la surprise des premières heures passée, on s’habitue très vite à sa présence rassurante.

Passons maintenant à son ergonomie. Le M8 ne comporte aucun bouton en façade, HTC ayant effectivement opté pour des contrôles tactiles gérés directement par Android. Malgré ce changement, on trouve toujours un bandeau noir situé sous l’écran, avec le logo de la marque en surimpression. Deux hauts-parleurs dissimulés par une grille percée à même la coque métallique du terminal sont aussi de la partie.

Ces grilles abritent également le microphone principal de l’appareil, ses différents détecteurs et la LED de notification.

Sur la tranche gauche, nous trouverons la trappe dissimulant le port pour la carte Nano SIM. De l’autre côté, nous aurons une autre trappe, pour la carte micro SD. Elle est suivie de près par les deux boutons dévolus au contrôle du volume.

C’est un peu idiot mais le HTC One (2014) ne comporte pas de déclencheur physique.

Le bouton de mise sous tension se situe sur la tranche supérieure. Nous aurons donc besoin de notre deuxième main pour y accéder. HTC a cependant bien fait les choses et sa surcouche comporte ainsi une fonction très proche du Knock On de LG. Il sera de toute manière très difficile de l’utiliser à une seule main et cela n’a rien de surprenant compte tenu de la diagonale de son écran.

A l’arrière de l’appareil, nous retrouverons les deux optiques, le double Flash LED du capteur principal et le logo du constructeur.

Un véritable sans faute ? Peut-être pas, mais HTC a tout de même mis la barre très haut et peu de terminaux peuvent se vanter de faire autant dans le haut de gamme.

HTC One (2014) : photo 3

L’un des écrans d’accueil.

Ecran, Puissance & Autonomie

Autant l’écrire noir sur blanc, l’écran du HTC One (2014) est de toute beauté. S’il ne pousse pas le délire aussi loin que le LG G3, il n’en reste pas moins d’excellente qualité avec des couleurs magnifiques, des blancs éclatants et des noirs profonds. Si vous avez l’habitude de regarder pas mal de vidéos sur votre mobile, c’est sûr, le M8 est littéralement fait pour vous.

Et niveau puissance, alors, ça donne quoi ?

Sans surprise, le Snapdragon 801 remplit très bien son office et le terminal s’avère ainsi extrêmement réactif. Peu importe que vous trainiez vos guêtres numériques sur les réseaux sociaux du moment ou que vous vous posiez devant un jeu gourmand, le bougre ne faillira pas.

Mais vous, ce que vous aimez, ce sont les chiffres, et les benchmarks. Fort bien, mes amis, vous allez être très heureux car voici les scores obtenus par le M8 sur BenchmarkPi, Quadrant, Linpack, An3DBench, Geekbench et AnTuTu :

  • BenchmarkPi : 242.
  • Quadrant : 13 460.
  • Linpack : 407407.
  • An3DBench : 7308.
  • Geekbench : 546 / 1599.
  • AnTuTu : 19 790.

Si le coeur vous en dit, rien ne vous empêche de comparer ces scores à votre propre terminal, il vous suffira de vous rendre sur le Play Store pour télécharger ces applications. Notez cependant que Geekbench n’est pas gratuit.

Il reste la question de l’autonomie et là, autant être clair, j’avais vraiment de gros doutes sur le sujet compte tenu de la capacité de la batterie embarquée. Avec ses 2 600 mAh, elle est effectivement très loin de ce que propose un Z2, par exemple, ou même un G3.

Et en fin de compte, il s’en sort très bien, notamment grâce au mode d’économie d’énergie intégré à la surcouche. En réalité, nous pourrons basculer entre deux modes distincts. Le mode normal fonctionne de manière transparente, sans avoir d’impact sur les applications, et il vous permettra de gagner quelques heures supplémentaires. Le mode ultra économique, lui, est à utiliser en cas de dernier recours, lorsque le terminal approche de la fin. Et là aussi, vous pourrez gagner pas mal de temps.

En mettant en place le premier mode et en utilisation normale, le M8 pourra tenir un peu plus d’une journée sans sourciller.

HTC One (2014) : photo 4

Le centre de notifications et ses raccourcis rapides.

Photos & Vidéo

Le HTC One (2014) n’est pas vraiment un « photophone », c’est un fait, mais son constructeur a tout de même pensé à intégrer des technologies censées sublimer nos photos et nos vidéos. Des technologies comme le capteur UltraPixel, ou même le système Duo Camera.

Comme certains d’entre vous le savent peut-être, il existe différents types de capteurs sur le marché. Le plein format, pour les appareils positionnés sur le haut de gamme (Canon 5D Mark III, Nikon D800, Sony A7s), l’APS-C pour les boitiers destinés aux amateurs éclairés (Canon 7D, Fujifilm X-T1, Sony a6000), le Micro 4/3 pour les hybrides compacts (Panasonic GH4, Olympus OM-D E-M1) et une série de capteurs encore plus petits pour les compacts numériques, ou même certains hybrides positionnés sur l’entrée de gamme.

Un capteur se définit par ses dimensions, mais également par sa définition. Elle s’exprime en nombre de pixels. Le truc, c’est que plus un capteur comporte de pixels, et plus la taille de ces derniers est réduite. Conséquence directe, ils absorberont moins de lumière et ils produiront des images plus bruitées, avec des artefacts pas vraiment jolis à regarder.

C’est d’ailleurs pour cette raison que Sony n’est pas monté au delà des 16 millions de pixels pour son A7s.

HTC a appliqué exactement la même stratégie avec ses terminaux. Les capteurs UltraPixels sont ainsi moins bien définis que ceux de la concurrence (4 millions de pixels pour le dernier One), mais leurs pixels sont plus grands et ils peuvent ainsi capter davantage de lumière. La firme n’en est pas restée là et elle a également intégré une technologie spéciale améliorant grandement la réactivité de l’autofocus, et un traitement spécifique permettant de réduire le bruit des clichés capturés avec les One.

S’ajoutent à cela quelques bricoles de plus comme un objectif doté d’une grande ouverture (f/2.0), un stabilisateur d’image et… le système Duo Camera.

Comme évoqué un peu plus haut, le M8 intègre pas moins de deux modules photos sur sa coque arrière. Si le premier est chargé de capturer les images, ou les vidéos, le second va récupérer des informations sur la scène, et plus précisément profondeur de champ. Grâce à la puce de traitement dédiée, il sera donc possible de changer de mise au point après avoir pris notre photo, exactement comme ce que propose le Lytro depuis quelques temps, ou même certains Nokia.

Mais dans les faits, est-ce que toutes ces technologies apportent réellement un plus ?

La réponse est simple : oui, et non. Lorsque la lumière ambiante est au beau fixe, le HTC One (2014) est capable d’accomplir de véritables petits miracles. Avec, parfois, des effets de profondeur de champ dignes des compacts numériques haut de gamme comme le très bon RX100 Mark II. Pour tout vous dire, il est même parvenu à m’impressionner quelques fois.

Ceci étant, lorsque la lumière commence à manquer, alors la situation change du tout au tout. On se retrouve effectivement avec des images très bruitées, et parfaitement inexploitables. Là, et bien le Z2 s’en sort bien mieux, de même pour l’étonnant LG G3.

Reste le problème du tirage. Si les photos capturées avec votre smartphone finissent la plupart du temps sur les réseaux sociaux et toutes les plateformes mobiles ultra branchées du marché, alors les 4 millions de pixels du capteur du M8 vous suffiront amplement. Même chose si vous voulez imprimer vos photos au format carte postale.

En revanche, si vous voulez aller plus loin et imprimer vos clichés sur de l’A3, ou même de l’A4, alors il vaudra mieux vous orienter vers un capteur plus traditionnel.

On termine avec quelques photos et une vidéo tournée avec le terminal. Les clichés sont accessibles ici en version originale.

HTC One (2014) : photo 5

Le multitâche de Sense 6.0.

Ecosystème & Applications

Chaque constructeur dispose désormais de son propre écosystème. HTC ne déroge pas à la règle et Sense 6.0 profite ainsi de nombreuses optimisations intéressantes. Des optimisations en lien avec les visuels composant l’interface, avec son ergonomie ou même avec ses fonctionnalités.

Sense 6.0

Autant être clair et direct : Sense 6.0 est sans nul doute l’une des plus belles surcouches du marché. Tout le monde ne sera pas forcément du même avis que moi mais il faut reconnaître que HTC a mis la barre très haut, notamment en terme d’ergonomie. La réactivité, elle, n’est pas en reste.

Motion Launch :

Tout commence avec le déverrouillage de l’appareil. HTC a eu l’intelligence d’intégrer des « gestures » intelligentes afin de nous permettre d’accéder plus rapidement à certaines fonctionnalités. Leur nom ? Le Motion Launch.

En tapotant deux fois sur l’écran, nous pourrons ainsi faire apparaître l’écran de verrouillage à l’écran. Mieux, en faisant glisser le doigt de la gauche vers la droite, c’est carrément BlinkFeed qui apparaîtra sous nos yeux ébahis. A l’inverse, un balayage de la droite vers la gauche nous donnera directement accès à notre écran d’accueil principal.

Le mieux, c’est que tous ces gestes peuvent être personnalisés dans les paramètres du terminal.

BlinkFeed :

En marge, Sense 6.0 embarque également la toute nouvelle version de BlinkFeed. Si vous ne le connaissez pas encore, et bien sachez simplement que ce dernier fonctionne un peu comme un Flipboard. Il est donc capable d’aller chercher des contenus en provenance de plusieurs sources différentes, comme un gigantesque agrégateur d’actualités.

Nouvelle version oblige, HTC a apporté pas mal d’améliorations à son outil. Premier point et pas des moindres, il sera enfin possible de le supprimer, ou plutôt de faire disparaître son écran d’accueil. En outre, BlinkFeed pourra être personnalisé à notre guise. Il sera même possible de le connecter à nos applications, comme Twitter, Facebook, Instagram et beaucoup d’autres.

Même chose, nous pourrons ajouter nos sites préférés pour ne pas passer à côté de leurs derniers articles. Des sites, ou même des sujets pour aller encore plus vite.

ZOE :

ZOE fonctionne exactement sur le même principe que le Auto Awesome Video Mode proposé par Google+. L’outil est donc capable de récupérer des photos et des clips tournés par nos soins pour créer une séquence dotée d’effets rigolos et même d’une bande son. Le tout sans avoir besoin de notre concours puisqu’il s’occupe de tout à notre place.

Génial, mais le meilleur reste à venir. La séquence générée par l’outil pourra être éditée et personnalisée dans la foulée. Directement depuis la Galerie, en appuyant sur un simple bouton. Là, et bien nous pourrons choisir les scènes utilisées dans la création du clip, modifier le thème de la vidéo, changer de musique et finalement nous lancer dans une composition plus personnelle.

Le centre de notifications :

Le centre de notifications intégré à Sense 6.0 est peut-être bien le plus réussi du genre.

D’une simplicité enfantine, il se concentre sur l’essentiel, soit sur les notifications. Une fois déroulé, il fera ainsi apparaître la liste de toutes les alertes générées par nos applications. Envie de les supprimer ? Pas de problème, une simple pression sur la croix suffira à faire le ménage.

En tapant sur le bouton situé juste à droite, nous basculerons automatiquement vers l’affichage des raccourcis des réglages. Chaque élément apparaîtra sous la forme d’une vignette. Il suffira de taper dessus pour activer ou désactiver le réglage. Une ou plusieurs fois, c’est variable. Pour la luminosité, par exemple, il sera possible de balancer trois tape pour passer de 0% à 50% à 100%. Mine de rien, c’est très pratique au quotidien.

Grâce au raccourci « … », nous pourrons aussi accéder directement aux paramètres associés, sans avoir besoin de fouiner.

Le multitâche :

Il ressemble beaucoup au centre de notifications. Là encore, nous trouverons tout en haut une barre noire regroupant deux icônes : une croix et des petits carrés. La première nous donnera la possibilité de fermer en une seconde toutes les applications en cours d’exécution tandis que la seconde nous renverra vers l’écran listant tous les processus actifs.

Les applications seront présentées sous la forme de miniatures placées sur une grille constituée de trois colonnes et de trois lignes. Pour un total de neuf vignettes. Et donc de neuf applications. Comme à l’accoutumée, il suffira de faire glisser une vignette dans un sens ou dans l’autre pour fermer l’outil associé.

L’écran des applications :

S’il respecte la charte du centre de notifications et du multitâche, il est un peu moins excitant à utiliser. La navigation au sein des pages est plutôt réussie, avec un effet particulièrement soignée, mais il manque malheureusement d’options. Il est nettement en deçà de ce que propose la surcouche de Sony, par exemple.

En gros, toutes les fonctions seront accessibles par l’intermédiaire de la barre horizontale située tout en haut. De la barre et de ses boutons. Elle nous permettra de modifier l’ordre d’affichage des applications (alphabétique, les plus récentes, personnalisé), mais aussi d’accéder à la recherche, au Play Store et à un menu contextuel regroupant diverses options servant à masquer ou afficher des utilitaires, à les gérer ou à changer la taille de la grille.

Bonus : la Dot View

Derrière, il y a aussi la housse Dot View. A la base, l’idée est géniale. La belle est effectivement capable de laisser apparaître des messages en transparence, grâce à des trous percés sur son rabat. Il suffit ainsi de tapoter sur le téléphone pour avoir l’heure, la météo ou même les notifications en attente. Notamment les appels manqués.

Mais voilà, tout n’est pas parfait pour autant et le plus gros problème de cette coque, finalement, c’est qu’elle laisse passer la poussière et toutes les saloperies du même genre. Résultat des courses, au bout de quelques jours, l’écran de votre HTC One (2014) sera bon pour le grand nettoyage.

Et puis, il y a aussi la coque en elle-même, et plus précisément les matériaux utilisés dans sa conception. Du plastique. Rageant, surtout quand on sait que le terminal fait la part belle au métal. J’aurais aimé que HTC fasse un peu plus d’efforts sur ce terrain.

Applications et utilitaires

Comme tous les terminaux fonctionnant sous Android, le HTC One (2014) est livré avec un certain nombre d’applications permettant de gérer sa boite mail, ou même ses calendriers. Un navigateur web est également de la partie, ainsi que deux ou trois bricoles de plus. Cette partie n’a pas pour vocation à être pleinement exhaustive, mais elle vous permettra sans doute de vous faire une idée plus précise de l’environnement proposé par le constructeur.

Le client mail :

Il est plutôt bien pensé, et très accessible puisque l’utilisateur sera complètement pris par la main pour configurer sa boite.

Lorsque tout sera en ordre, l’application nous renverra vers le contenu de notre boite. Visuellement, elle ressemble beaucoup à Gmail. En bleu, et avec des visuels plus soignés. En balayant l’écran de la droite vers la gauche, ou de la gauche vers la droite, il sera possible de sauter de la boite de réception aux éléments non lus, en passant par nos favoris. Pour accéder à tous les comptes, et à tous les dossiers, il faudra appuyer sur le bouton présent en haut, sur la gauche.

Un outil simple et accessible, donc, mais qui n’arrive malheureusement pas à la cheville d’un Mailbox. Il faut dire aussi que ce dernier met la barre très haut.

L’agenda : 

L’agenda ressemble beaucoup au client mail et on retrouve ainsi exactement le même bleu, et le même genre d’interface. Les fonctions, elles, vont droit à l’essentiel.

En quelques secondes, nous pourrons changer de vue, afficher nos rendez-vous et créer un nouvel événement. Tout ça grâce à des boutons intégrés à la barre horizontale située en haut de l’écran. Si besoin est, nous pourrons même géolocaliser nos réunions pour retrouver ensuite l’endroit plus facilement lorsque nous devrons nous rendre sur place.

Le navigateur web :

Il remplit très bien son office, sans pour autant révolutionner le genre.

On retrouve toutes les options habituelles. L’application nous permettra ainsi d’ouvrir plusieurs onglets, et même de naviguer en mode privé. Si besoin est, nous pourrons accéder à notre historique de navigation, ou à nos favoris, en tapant sur les boutons correspondants.

En marge, il sera aussi possible d’activer des « gestures » spécifiques afin d’accéder à des commandes rapides. Il faudra cependant aller fouiner dans les paramètres expérimentaux pour trouver notre bonheur. Lorsque ce sera fait, il suffira de placer notre pouce – ou doigt – sur la gauche ou sur la droite pour voir apparaître une demie-roue regroupant plusieurs fonctions propres au navigateur : accès aux onglets ouverts, page précédente, favoris, options, etc.

La galerie et la musique :

Beaucoup de choses à dire de ce côté là.

L’application Galerie, pour commencer par le début, est extrêmement bien pensée et elle regroupe finalement toutes les fonctions dont nous aurons besoin pour gérer plus efficacement nos photos. Rien que pour leur affichage, nous pourrons opter pour plusieurs modes de présentation différents, dont un regroupant les clichés en fonction de leur nature ou de leur localisation. Son nom ? Les événements, et il met la barre très haut.

Les clips générés avec ZOE apparaîtront eux aussi dans la galerie, comme si de rien n’était. A la base, je n’étais pas spécialement convaincu par cet outil, mais cette semaine passée en compagnie du M8 m’a poussé à réviser mon jugement.

Ce n’est pas tout car HTC a aussi eu la très bonne idée d’intégrer un éditeur à son application. La Galerie nous permettra ainsi de coller des filtres sur nos images, ou même de changer de mise au point grâce au Duo Camera.

Le lecteur musical hérite des couleurs de la galerie. De ses couleurs, et de son ergonomie. Il a l’air de bien fonctionner mais je n’ai malheureusement pas eu le temps de le tester en long, en large et en travers. Il faut dire aussi que chez moi, c’est plutôt Spotify qui tourne en boucle.

Tracker Fitbit :

C’est assez étrange mais le HTC One (2014) est livré avec l’application mobile développée par Fitbit. Le plus amusant reste à venir car s’il sera possible de connecter rapidement le terminal à un coach électronique, l’appareil pourra lui aussi analyser nos déplacements grâce à ses propres capteurs.

Autrement dit, il pourra afficher le nombre de pas parcourus dans la journée, mais aussi évaluer les calories brûlées sur la même période. Mieux, si besoin est, nous pourrons aussi utiliser l’application pour nous accompagner dans notre régime, et définir dans la foulée le programme le plus adapté à nos attentes.

Le truc, bien sûr, c’est que vous devrez saisir manuellement tous les aliments que vous ingurgitez. Mine de rien, c’est vraiment très contraignant. En outre, sachez que cette application aura un impact considérable sur l’autonomie de votre terminal.

L’application caméra :

L’application caméra profite d’une interface minimaliste, avec des visuels très dépouillés reposant sur cinq boutons. Ni plus, ni moins. Celui en haut sur la gauche nous donnera la main sur le flash, tandis que celui en bas à droite nous renverra vers les options avancées (sensibilité, balance des blancs, correcteur d’exposition, etc).

De l’autre côté, de haut en bas, nous aurons une miniature représentant la dernière photo prise, le déclencheur et le sélecteur des modes. Peu de choix de ce côté là, malgré la présence d’une option permettant d’accéder directement à ZOE. Pour le reste, il faudra se contenter de la vidéo, de l’autoportrait, de la double capture et du panorama à 360°.

Ou pas, d’ailleurs. En se rendant dans les options avancées, il sera effectivement possible de trouver de nouveaux modes pensés pour les portraits, les photos en basse luminosité et bien d’autres choses. Dans le lot, nous trouverons même un mode manuel qui devrait faire la joie des photographes éclairés.

Mode Enfant / Voiture :

En plus de toutes ces améliorations, Sense 6.0 intègre deux modes adaptés aux enfants et à la conduite.

Le premier nous donnera la possibilité de créer une fiche pour notre petit dernier. Une fois que ce sera fait, il suffira de remplacer le lanceur de base par celui de ce mode. Notre enfant se retrouvera alors face à une interface simple, conviviale et commentée vocalement. Le tout avec des jeux et des applications spécialement développés pour lui.

Le second est pensé pour tous ceux qui doivent prendre fréquemment la route puisqu’il permet de transformer le terminal en ordinateur de bord. Rien que ça. Après l’avoir activé, nous nous retrouverons face à un nouvel écran composé de six éléments : l’horloge, le lecteur multimédia et quatre boutons donnant accès à la navigation, aux appels, à la musique ou à la reconnaissance vocale. Il suffira d’ailleurs de poser trois doigts sur l’écran du terminal pour activer cette fonction, et pour piloter le M8 avec notre voix.

Vraiment génial, surtout avec les vacances qui arrivent à grands pas.

Et après ?

Je n’ai pas évoqué tous les outils proposés par HTC. Là dessus, il faut également compter avec un dictaphone, une application permettant de gérer des rappels et d’autres bricoles du même acabit.

L’écran des réglages, pour sa part, va droit à l’essentiel avec des options présentées en enfilade. Pas d’onglets, pas de boutons, tous les réglages s’affichent sous nos yeux. Les menus sont clairs et bien conçus. Les néophytes ne devraient pas avoir de mal à les prendre en main et c’est plutôt une bonne chose parce que tout le monde n’est pas né avec un smartphone dans la main.

HTC One (2014) : photo 6

Toujours le multitâche, sous un angle différent.

En Conclusion

Le moment est venu de faire le bilan de l’opération.

Le HTC One (2014) est un beau spécimen, c’est certain. Il fait même parti des plus beaux smartphones actuellement disponibles sur le marché. Ses finitions n’ont rien à envier à celles d’un iPhone, ou même d’un Xperia Z2. Seule ombre au tableau, il est peut-être un peu trop massif compte tenu de la diagonale de son écran.

Sense 6.0 est aussi une très bonne surprise. La surcouche est agréable visuellement parlant et elle est facile à prendre en main. J’avoue avoir eu un véritable coup de coeur pour son interface et pour son centre de notifications. BlinkFeed est aussi un très bon outil, même s’il ne fait pas le poids face à un Flipboard. Remarquez, cet avis n’est pas totalement objectif.

ZOE est aussi une très bonne surprise. Contrairement à ce que beaucoup pensent, il ne s’agit pas d’une fonction gadget. C’est typiquement le genre d’outils dont devraient raffoler les jeunes parents. Plus besoin de se casser la tête à faire de jolies vidéos du petit dernier, le clip se génère tout seul et il ne reste plus qu’à le partager par courrier électronique ou même sur le réseau social de notre choix.

Finalement, ma plus grosse déception, c’est la partie photo. J’attendais peut-être trop du M8 mais la technologie UltraPixel et le système Duo Camera m’ont franchement laissé sur ma faim.

Quoi qu’il en soit et malgré tout, ce nouvel HTC One est une excellente surprise et je pense qu’il n’a pas à rougir face à ce que propose la concurrence. Si vous avez des questions, des remarques ou même des suggestions, bah les commentaires sont faits pour ça.

Et encore un grand merci à Matthieu pour m’avoir prêté son M8.

Design9.6
Ergonomie8.9
Puissance8.8
Multiméda8.2
Fonctions7.5
Prix7.4
8.4
Mots-clés htchtc m8tests