Test du Huawei Mate 20 Pro

Huawei a créé la surprise l’année dernière en parvenant à se hisser à la seconde place du podium réservé aux constructeurs officiants sur le marché de la téléphonie mobile, parvenant ainsi à damner le pion à Apple. L’entreprise chinoise ne compte évidemment pas en rester là et elle souhaite désormais détrôner le numéro 1 du secteur, à savoir l’incontournable Samsung.

C’est précisément ce qui l’a poussé à officialiser en fin d’année dernière le Huawei Mate 20 Pro, une phablette suffisamment robuste et puissante pour pouvoir rivaliser avec le Galaxy Note 9. Après deux semaines passées en sa compagnie, le moment est venu de vous livrer son test complet.

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Le test en question risque d’être assez long. Il reviendra en effet sur le design et l’ergonomie du terminal, mais il évoquera également son écran, son processeur, son autonomie, ses capacités en matière de photos et de vidéos et les fonctions en lien avec sa plateforme.

J’essaierai bien entendu d’être le plus synthétique possible, mais j’ai pas mal de choses à vous dire au sujet de cet appareil.

Design & Ergonomie

Le Mate 20 Pro n’a pas franchement à rougir face à ses concurrents sur le terrain du design. L’appareil est ainsi doté d’un boîtier en verre finement travaillé, avec une belle couleur bleue pour ce modèle.

Huawei a apporté le plus grand soin aux finitions et la plaque arrière bénéficie d’un revêtement irisé avec une texture hachurée directement gravée dans le verre. Le résultat est objectivement superbe.

L’écran impressionne lui aussi par ses dimensions… et par la finesse de ses bordures. Encore une fois, la firme a poussé le concept assez loin et il suffit de prendre le téléphone en main pendant quelques instants pour s’en rendre compte. Le côté incurvé est aussi très sympa et il améliore grandement la prise en main.

L’encoche répond présente, mais elle n’est pas juste là pour décorer. On en reparlera un peu plus tard, mais le Mate 20 Pro s’accompagne d’un système de reconnaissance faciale évolué offrant un niveau de sécurisation comparable à celui de Face ID. Le système mis en place ne repose ainsi pas uniquement sur la caméra frontale, et il s’appuie également sur des capteurs capables de projeter des points sur notre visage.

Le menton est pour sa part très discret, tant et si bien qu’on pourrait le croire inexistant. Si le terminal ne va pas aussi loin qu’un Mi Mix 3 en matière de borderless, il s’en sort tout de même avec tous les honneurs.

L’ergonomie est plutôt classique. Les boutons du volume sont placés à gauche, de même pour le bouton de mise sous tension. Je vous en avais parlé dans ma prise en main, mais ce dernier est teinté en rouge et cette petite touche colorée est franchement très appréciable. J’aime beaucoup.

Pas de grosses surprises au niveau de la connectique. Huawei a opté pour de l’USB Type-C et le connecteur est situé sur la tranche inférieure. Pas de prise casque en revanche et il est évidemment difficile d’être surpris puisque cette dernière a tendance à se faire de plus en plus rare à mesure que passent les années.

Si vous aimez utiliser votre téléphone comme une télécommande, alors vous serez sans doute heureux d’apprendre que le Mate 20 Pro est équipé d’un émetteur infrarouge.

Je n’ai en revanche pas eu l’occasion de tester l’appareil dans le cadre de cet usage et ce test n’abordera donc pas ce point.

Le module photo est assez fou. Il est en effet très imposant et Huawei a ainsi fait le choix de regrouper les trois optiques et les trois capteurs le composant dans une seule et même pièce, avec le flash en prime.

Au début, les dimensions de ce module peuvent surprendre, mais on finit très vite par s’habituer.

De manière plus générale, le Mate 20 Pro n’est pas franchement ce que l’on pourrait appeler un poids plume. Il est au contraire très imposant une fois en main et les personnes à la recherche d’un téléphone compact et utilisable d’une seule main auront plutôt intérêt à se diriger vers le P20 Pro… ou attendre le P30.

En revanche, si vous consommez beaucoup de multimédia, le format proposé par Huawei sur sa phablette ne manquera pas de vous faire plaisir. De même pour sa certification IP68. Elle rendra en effet l’appareil résistant à la poussière et aux éclaboussures. Il sera même possible de l’émerger pendant quelques minutes en eau douce sans craindre de se retrouver avec une brique entre les mains.

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Écran, Processeur & Autonomie

Le Mate 20 Pro est doté d’un écran OLED de 6,39 pouces, un écran capable d’afficher une résolution en 2K+ et plus précisément du 3120 x 1440. Ce qui représente tout de même une densité de pixels de 538 ppp.

La dalle est également compatible avec le DCI-P3 et elle est de très bonne qualité.

Côté couleurs, on en a effectivement pour notre argent et l’écran est ainsi capable d’afficher des couleurs très nuancées, avec un gamut élargi et suffisant pour un usage de type multimédia. Les contrastes sont évidemment très marqués OLED oblige, mais ce n’est pas dérangeant.

En réalité, c’est même difficile de revenir sur de l’IPS ensuite.

Surtout lorsqu’on commence à consommer des vidéos. Regarder des séries ou même des films sur l’écran du Mate 20 Pro est en effet une véritable partie de plaisir et on sent vraiment que l’appareil a été pensé pour cet usage. Notamment avec cette belle définition.

L’encoche est plutôt bien gérée, mais tout dépendra de l’application. Si vous lancez Netflix, par exemple, la plateforme créera artificiellement une barre noire autour de l’encoche afin de ne pas couper l’image. Ce n’est cependant pas valable sur YouTube. Du moins pas sur toutes les vidéos.

Plusieurs personnes ont rapporté un problème matériel sur la dalle du Mate 20 Pro. Un problème prenant la forme d’un espèce de halo vert au niveau des tranches de l’appareil.

Je n’ai pas été confronté à ce problème sur mon modèle de prêt, ce qui me pousse à penser que seules certaines séries sont concernées.

Le Huawei Mate 20 Pro a une autre particularité intéressante. Il est le premier appareil équipé du Kirin 980 et donc de la nouvelle puce haut de gamme du constructeur. Une puce qui se compose de huit cœurs répartis en trois clusters différents avec deux Cortex-A76 cadencés à 2,6 GHz, deux Cortex A76 cadencés à 1,92 Ghz et quatre Cortex A55 cadencés à 1,8 GHz. En parallèle, on trouve 6 Go de mémoire vive.

Et ça fonctionne vraiment très bien. Le terminal est en effet à l’aise dans toutes les conditions possibles et même sur les calculs les plus gourmands. Tous les titres testés ont ainsi tourné avec les détails maximums et sans aucune latence particulière.

C’est un véritable régal, maintenant il est évidemment très difficile d’être surpris puisque le Kirin 970 tournait déjà à merveille.

Côté puissance, tout va bien, mais qu’en est-il de l’autonomie ?

Huawei n’a pas fait les choses à moitié. Le terminal embarque en effet une batterie de 4200 mAh et cette dernière est compatible avec la charge rapide, que ce soit en filaire ou sans fil. Dans le premier cas, le terminal supportera le SuperCharge 40 W et dans le second la charge rapide par induction à hauteur de 15 W.

Et on ne va pas se mentir, la recharge est totalement démente. Il suffira en effet d’une vingtaine de minutes pour retrouver 60 % de la capacité de la batterie en mode filaire. La charge à induction est en revanche beaucoup plus lente, notamment sur la fin. Il faudra en outre disposer d’un chargeur Qi compatible.

L’autonomie est franchement très correcte pour sa part. En utilisation mixte, avec du web, un peu de vidéos et les réseaux sociaux, le terminal n’aura aucune difficulté à tenir plus d’une journée… Il m’est même arrivé de tenir une journée et demie sans trop forcer. Après, le constructeur a aussi la bonne idée de proposer trois modes de gestion de l’énergie : un mode performances pour booster la puissance de calcul du téléphone, un mode économie d’énergie et un mode économie d’énergie ultra.

En activant ces deux derniers modes, il sera parfaitement envisageable de partir tout un week-end sans avoir besoin de prendre son chargeur.

Le mode performances ne manque pas d’intérêt non plus et il suffit d’ailleurs de voir l’écart du score obtenu auprès d’AnTuTu pour s’en convaincre. En mode normal, le terminal a en effet décroché un score de 273 568 points. Si ce dernier est très correct, le mode performances lui a permis pour sa part d’atteindre les 302 000 points.

Le Mate 20 Pro peut également être utilisé… pour recharger d’autres téléphones compatibles avec le Qi. C’est très rigolo, mais ça ne sert pas à grand-chose. La charge est en effet très lente, bien plus qu’avec un Pixel Stand par exemple. Maintenant, dans certains cas, ça peut dépanner. Surtout si vous êtes équipés d’écouteurs sans fil compatible avec cette technologie en fait.

La vélocité du modem a son importance, encore plus à notre époque où les services misent de plus en plus sur le streaming. Pour évaluer les performances du Mate 20 Pro en la matière, je me suis appuyé sur la solution nPerf et sur mon abonnement Sosh.

L’appareil a obtenu un débit moyen de 150 mbps en réception et de 24 mbps en envoi, avec une latence tournant autour des 28 ms. Le tout pour un score de 89 % en navigation et de 92 % en vidéo, avec un score total de très exactement 114 698 points.

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Photo & Vidéo

Le Huawei Mate 20 Pro est équipé d’un module photo principal rappelant inévitablement la pièce du P20 Pro. En tout, il regroupe ainsi trois capteurs différents. Le premier est le capteur principal et il atteint les 40 millions de pixels avec une ouverture à f/1.8. Le second atteint les 20 millions de pixels, avec une ouverture à f/2.2 cette fois. Quant au dernier, il se limite à 8 millions de pixels de définition et il s’accompagne d’une optique ouvrant à f/2.4.

Attention cependant, car l’architecture change pas mal. Les trois capteurs composant le module du Mate 20 Pro sont ainsi des capteurs couleurs. Huawei a choisi cette fois de s’affranchir du capteur monochrome.

En outre, ces derniers sont respectivement couronnés d’une optique grand-angle (équivalent 27 mm), d’une optique très grand angle (équivalent 16 mm) et d’un téléobjectif (équivalent 81 mm) offrant un zoom 3x. Il sera également possible de compléter le zoom avec une partie numérique afin d’obtenir un grossissement 5x.

Si le constructeur a choisi de dépoussiérer le module de sa phablette, ce n’est pas pour rien. Il souhaitait en effet mettre au point un module capable de répondre à tous les besoins… et toutes les situations.

La caméra frontale n’est pas oubliée pour autant et elle atteint pour sa part les 24 millions de pixels de définition, avec une ouverture à f/2.0.

En pleine lumière, le Mate 20 Pro ne faillit pas. Le terminal est en effet capable de générer des images très piquées avec une belle dynamique dans les ombres. La colorimétrie tombe juste, du moins lorsque les fonctions liées à l’IA sont désactivées.

Lorsqu’elles sont actives, l’appareil aura en effet tendance à produire des images plus saturées avec un contraste plus marqué.

Le niveau est franchement impressionnant lorsqu’on utilise le mode de prise de vue principal. Le Mate 20 Pro sera en effet capable de récupérer énormément de détails, que ce soit dans les textures ou même dans les contours. Grâce à son intelligence artificielle, il sera même capable de deviner le sujet sur lequel nous souhaitons faire la mise au point et il se chargera ensuite de générer un flou d’arrière-plan à la fois chaud et soyeux afin de mieux le faire ressortir, et tout ça sans avoir besoin d’accéder au mode portrait.

En très grand angle, il se comportera un peu différemment et il cherchera ainsi à récupérer du détail sur l’intégralité de la scène. Ce n’est pas idiot, mais la mise en œuvre laisse un peu à désirer et le terminal aura du mal à compenser les habituelles déformations que l’on obtient sur des optiques de cette longueur focale. Maintenant, Huawei a été malin et lorsque vous shooterez en très grand angle, le terminal appliquera automatiquement un traitement sur les photos prises afin de les redresser un peu.

J’ai été assez bluffé par les performances du téléphone en la matière.

Le zoom 3x s’en sort assez bien pour sa part, même si une légère perte de piqué sera à prévoir. En revanche, si vous passez sur le zoom 5x, alors le rendu sera vraiment moins intéressant. Le numérique a ses limites.

Je pense que vous le savez, mais les smartphones montrent rapidement leurs limites en basse luminosité. Étrangement, ce n’est pas le cas du Mate 20 Pro. Le terminal reste agile dans les conditions lumineuses les plus difficiles, que ce soit en intérieur ou à la nuit tombée. Bien sûr, vous perdrez un peu en détail, mais le traitement appliqué aux images limitera l’apparition d’artefacts et nous serons donc toujours en mesure de sortir des images exploitables… et ce sans avoir forcément besoin d’avoir recourt au mode nocturne ou au mode pro.

Le volet vidéo m’a fortement impressionné aussi. Comme en photo, le terminal sera en mesure d’obtenir des images très piquées avec une belle dynamique et une colorimétrie assez juste. Il pourra aussi générer de beaux flous d’arrière-plan afin d’obtenir un rendu un peu plus cinématographique. La stabilisation est des plus efficaces pour sa part et il sera tout à fait possible de réaliser des plans fluides et stabilisés à main levée.

Curieusement, j’ai noté dans certains cas un problème d’autofocus. Lorsque vous cherchez à photographier un petit en mouvement, il arrivera parfois que l’autofocus pompe sans raison et que la mise au point passe subitement à l’arrière-plan. À mon sens, c’est surtout un souci logiciel et il ne serait pas étonnant que ce bug soit corrigé dans une mise à jour future.

L’application est des plus complète. Elle regroupe un nombre impressionnant de modes différents. En plus du mode photo, du mode vidéo et du mode pro, on trouvera ainsi un mode ouverture, un mode cliché nocturne et un mode portrait.

En allant fouiner un peu plus loin, il sera possible de faire apparaître une dizaine de modes supplémentaires comme le ralenti, le monochrome, le light painting, le HDR, le timelapse ou le mode permettant de scanner des documents. Ça fait beaucoup et il sera très difficile de prendre l’outil en défaut.

Dans certains de ces modes, nous verrons apparaître comme une barre d’outils volante sur le côté de l’écran. C’est elle qui nous permettra de basculer entre l’ultra grand angle, le grand angle et le téléobjectif.  Une simple pression sur le point correspondant au mode voulu suffira à effectuer le basculement.

Une autre barre d’outils restera affichée en haut et cette dernière nous donnera la main sur HiVision, la fonction de reconnaissance d’image de Huawei, ou encore sur le flash, les images dynamiques, la colorimétrie et les options avancées du mode actif.

Pour avoir eu l’occasion de tester pas mal d’applications photo différentes, je peux vous assurer que celle de Huawei/Honor est une des plus complètes.

La partie son n’est pas mauvaise. Huawei a eu l’intelligence de placer deux haut-parleurs en façade et ces derniers semblent être capables de délivrer un son de même puissance. En revanche, l’appareil manque un peu de puissance et il ne va pas aussi loin que le Xperia XZ3 sur ce terrain.

Bien sûr, Huawei propose trois différents modes et des égaliseurs, mais les basses sont un peu trop légères à mon goût. On termine avec une petite démo.

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Fonctions & Surcouche

Le Huawei Mate 20 Pro est livré avec Android 9.0 Pie et cela fait vraiment beaucoup de bien. Rares sont en effet les constructeurs à livrer leurs appareils avec la dernière version de la plateforme. Huawei, de son côté, a toujours eu à cœur comme Sony de nous proposer les versions les plus récentes d’Android et l’effort mérite d’être salué.

L’interface ne change pas vraiment d’avec ce que nous connaissons.

Par défaut, le drawer est inactif et toute la plateforme repose donc sur une succession d’écrans d’accueil où viendront se loger les icônes de chaque application téléchargée. Si ce joyeux foutoir vous rebute, un simple passage par les paramètres suffira à corriger le tir.

Huawei donne également accès à un catalogue de thèmes. Chacun pourra donc personnaliser son expérience à sa guise en allant puiser dedans.

Le constructeur nous permet en plus de masquer ou d’afficher l’encoche. L’option n’est pas facile à trouver en revanche et elle se trouve tout au fond des options en lien avec l’affichage, dans le menu « plus de paramètres d’affichage » où nous devons être peu nombreux à aller. Reste que le masquage en question fonctionne bien, même si la bordure supérieure sera du coup un peu plus épaisse que le menton.

Le Mate 20 Pro propose également un système de gestures et ce dernier n’est une fois de plus pas facile à trouver. Les ingénieurs de l’entreprise l’ont en effet placé dans le menu système et plus précisément dans le sous menu intitulé « navigation système.

En allant dedans, vous aurez le choix entre trois configurations : les gestes, la navigation à trois touches et le dock de navigation.

Les gestures sont plutôt efficaces. Un simple balayage horizontal à partir du bord de l’écran suffira pour revenir à l’écran précédent. Pour retourner sur l’écran d’accueil, il faudra faire un balayage vertical à partir du bas de l’écran au milieu. En marquant un temps d’arrêt en remontant, il sera possible d’afficher le multitâche. Quant à Google Assistant, un simple balayage vertical à partir d’un coin de l’écran suffira pour le faire apparaître.

Le système est efficace et on trouve très vite ses marques. En ce qui me concerne, je suis très friand de ces systèmes de navigation et je suis donc heureux de le voir présent sur le Mate 20 Pro.

La plupart des fonctions propres à Android sont présentes sur le terminal et cela vaut notamment pour l’appui prolongé sur les icônes. En effectuant une pression soutenue sur certains outils, il sera en effet possible de faire apparaître un menu contextuel regroupant quelques raccourcis.

En revanche, d’autres fonctions comme le picture in picture font cruellement défaut au terminal et il faut avouer que c’est assez dommage.

La biométrie occupe une place importante aussi, entre le lecteur d’empreintes directement intégré à la dalle et le système de reconnaissance faciale sécurisée. Ici, on peut dire que Huawei a ratissé large et c’est une très bonne chose puisque chacun pourra opter pour la solution de son choix.

Le lecteur d’empreintes n’est pas le plus rapide du marché et il ne sera pas aussi réactif qu’un lecteur traditionnel, mais il fonctionne tout de même très bien. Attention cependant, car il faudra viser juste pour que l’identification se fasse et vous n’aurez donc pas intérêt à trop picoler avant de l’utiliser.

Fort heureusement pour nos amis alcooliques, le système de reconnaissance faciale fonctionne extrêmement bien et il pourra sans le moindre doute se substituer au lecteur d’empreintes. Extrêmement réactif, il a également pour mérite de fonctionner aussi bien de jour ou de nuit. Mieux, il pourra même vous reconnaître si vous enlevez vos lunettes ou si vous vous rasez.

Après, Face ID m’a semblé plus rapide et plus efficace au quotidien, mais ce n’est peut-être qu’une impression. L’iPhone Xs m’accompagne depuis plusieurs mois et je n’ai passé que quelques semaines en compagnie du Mate 20 Pro.

De manière générale, le Mate 20 Pro est resté fluide en toute circonstance et je n’ai pas réussi à le faire ramer ne serait-ce qu’une seule fois durant ces deux dernières semaines de test. Le Kirin 980 semble tourner aux petits oignons et cela prouve une fois de plus le savoir-faire de HiSilicon.

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En Conclusion

À la question « Est-ce que le Huawei Mate 20 Pro vaut l’investissement ? », la réponse est indéniablement oui.

Le terminal est beau, élégant et il répond au quart de tour. La dalle OLED est très impressionnante elle aussi et l’appareil est en plus capable de prendre des photos de très bonne qualité, avec un nombre incalculable de fonctions  créatives à la clé. Ici, on peut difficilement faire plus complet et tous les créateurs devraient très vite se sentir comme chez eux.

La plateforme manque un peu de folie, c’est vrai, mais elle a au moins le mérite de bien tourner.

Au final, ce Mate 20 Pro est une excellente surprise. Certes, son format ne sera pas du goût de tous, mais si vous consommez pas mal de multimédia et que vous aimez la photo, alors vous pourrez difficilement trouver mieux à l’heure actuelle.

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