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Test du Motorola Z3 Play : concept modulaire pour smartphone ordinaire

Rachetée en 2014 par Lenovo, la division mobile du géant américain Motorola n’aura pas traîné à être fermement reprise en main par la marque chinoise.

L’idée était alors de lancer des smartphones profitant de finitions sérieuses, puis – très vite – de proposer sur certains modèles un concept modulaire qui devait leur permettre de gagner en visibilité sur un marché mobile de plus en plus saturé… et d’attirer l’attention sur la renaissance d’une marque tombée peu à peu en désuétude.

Deux années après l’arrivée des premiers Moto Mods sur le marché, Lenovo lance son Motorola Z3 Play (terminé le surnom Moto) qui cumule à la fois la responsabilité de remplacer le fort logiquement nommé Z2 Play (sorti l’année dernière), et de palier à l’absence d’un Z3 Force en 2018.

Proposé à 499 euros à son lancement, soit à 50 euros de plus que son prédécesseur, le mobile se place en face de smartphones qui n’ont pas l’habitude de plaisanter. Car oui, sur ce même créneau règne en maître un certain OnePlus 6 (le OnePlus 6T vient par ailleurs d’être annoncé à partir de 559 euros), mais pas seulement. En effet, Honor est également bien implanté à moins de 500 euros avec ses Honor 10 et View 10, sans compter la présence grandissante de Xiaomi en France, notamment au travers des Mi Mix 2S et Mi8 également vendus sous la barre symbolique des 500 euros.

Beaucoup de monde à contrer, donc, pour le smartphone de Motorola et ses Mods sympathiques bien que souvent vieillissants.

Fiche Technique

Mais avant d’entrer dans ce test à proprement parler, un tour rapide par les spécifications techniques de notre Motorola Z3 Play s’impose. En voici les grandes lignes :

  • Écran OLED Full HD+ de 6,01 pouces
  • SoC Qualcomm Snapdragon 636 (8 cores / 1,8Ghz)
  • 4 Go de mémoire vive
  • 64 Go de stockage (extensibles via micro SD)
  • Batterie 3000 mAh
  • Double capteur photo 12 + 5 Mpx ouvrant à f/1.7 + Module selfie 8 Mpx ouvrant à f/2.0
  • Android 8.1 Oreo
  • Port USB Type-C avec adaptateur jack 3,5mm fourni, résistance aux éclaboussures (p2i), traitement Corning Gorilla Glass 3

Comme évoqué plus haut, l’appareil est commercialisé à un tarif catalogue de 499 euros, et en un seul coloris : Indigo foncé.

Design et prise en mains

Il faut l’admettre d’emblée, ce n’est pas au travers de son design que notre Motorola Z3 Play se démarque. Assez classiques, pour ne pas dire communs, les traits de l’appareil ne sauraient générer l’effet waouh que les fabricants de smartphones cherchent de plus en plus à susciter chez le chaland. On retrouve donc les lignes désormais très classiques des mobiles profitant d’un format 18:9e, à savoir des bordures relativement fines sur les côtés (même si on a déjà vu bien plus aminci), mais assez larges sur le haut et le bas, surtout pour un smartphone commercialisé en 2018 à l’ère du borderless sauvage. De face, le Z3 Play rappelle beaucoup le OnePlus 5T lancé l’année dernière. Un an plus tard, cette silhouette paraît presque un peu dépassée.

L’intérêt de ce design réside toutefois dans l’absence d’encoche sur la partie supérieure de l’écran (notons toutefois qu’avec son Motorola One, présenté durant l’IFA, Lenovo a revu sa copie en la matière pour passer sur un affichage entaillé d’une large encoche). Malheureusement, la surface totale qu’occupe l’écran en façade (79% selon le constructeur) n’impressionne pas des masses. On regrette d’ailleurs que Lenovo n’ait pas profité de la largeur des bordures supérieures et inférieures du Z3 Play pour y intégrer un duo d’enceintes. En l’état, il faut se contenter d’un seul haut-parleur en façade (sur le haut) et donc d’un son mono.

Une large bande aimantée pour connecter les Mods, un port USB Type-C… mais aucune sortie casque à l’horizon.

Au dos, difficile de rater le double capteur photo centré sur sa partie supérieure de l’appareil. Très voyant, ce dernier ressort suffisamment pour empêcher le smartphone d’être parfaitement stable lorsqu’on le pose sur une table. Cette approche en termes de conception est toutefois justifiée par les Mods que l’on viendra greffer à l’arrière du mobile. Concrètement, la protubérance notable de ce double capteur permet de caler correctement les Mods sur l’arrière du terminal. Une fois positionnés et « ancrés » autour de ce double capteur, ces derniers ne risquent plus de bouger. Un mal pour un bien en somme.

Dans la même veine, la présence d’une barre de connectique très visible, également située à l’arrière du smartphone, ne manquera pas de rebuter au premier coup d’œil. Clairement, le concept modulaire a forcé Motorola à faire quelques concessions en termes de design. On pourra toujours se consoler en se disant qu’ajouter le Mod batterie (fourni par défaut avec le Motorola Z3 Play) permet de masquer tout ça… Tout en améliorant l’ergonomie générale de l’appareil.

Les bordures de l’appareil ne sont pas particulièrement minces.

Très fin et plutôt anguleux, le Z3 Play est effectivement assez délicat à prendre en mains de prime abord. D’autant que le choix des matériaux (verre en façade / au dos, et cadre en aluminium poli), le rend particulièrement glissant lorsqu’il est «nu», comprenez sans Mods.

On sacrifiera donc la minceur du terminal sur l’autel de la sécurité en laissant pratiquement tout le temps le Mod batterie en place. Ce dernier apporte un effet grip tout à fait utile dans le cas présent, et permet au mobile de se loger très convenablement dans le creux de la main. Et d’y rester.

Si la partie ergonomie de l’appareil est perfectible, côté assemblage, difficile en revanche de prendre en faute le Motorola Z3 Play. Lenovo nous livre ici un terminal sérieusement conçu qui peut se mesurer à ses concurrents sans problème sous ce rapport. Il est toutefois dommage que ce sérieux en termes de construction n’ait pas été suivi d’un design plus audacieux. Sur le marché, ce n’est pas grâce à son look que le Z3 Play pourra se démarquer. Gageons que l’abandon, à terme, du concept modulaire permettra à Lenovo d’être plus libre de ses mouvements à l’avenir, et par conséquent d’être plus créatif.

Le capteur d’empreintes est placé sur la tranche droite de l’appareil. Pratique, même si l’on a parfois tendance à déverrouiller de mobile sans le vouloir.

Sans ses Mods, le Z3 Play est un véritable aimant à traces de doigts.

Écran & Performances

Côté écran, Lenovo a fait le choix de l’OLED. Difficile de reprocher une telle approche sur un smartphone commercialisé sous la barre des 500 euros. Mais s’il s’agit là d’un excellent point sur le papier, la dalle sélectionnée par le constructeur n’est malheureusement pas exempte de défauts.

On doit en effet conjuguer avec une colorimétrie perfectible, et une restitution des couleurs peu fidèles. Concrètement, l’image tire de manière assez marquée vers les rouges, ce qui donne à l’affichage un aspect très chaud que certains utilisateurs sauront peut-être apprécier. De notre côté on aurait aimé un calibrage plus naturel en la matière, d’autant que les réglages proposés par la marque pour pallier à ce problème ne permettent pas de le corriger efficacement.

Dans une moindre mesure, difficile de ne pas tiquer face aux angles de vision un poil limités que nous offre la dalle du Z3 Play.

Bien sûr, OLED oblige, on profite en revanche d’un taux de contraste absolument parfait qui permettra de magnifier à peu près n’importe quel contenu. Précisons par ailleurs que la luminosité de la dalle est très convenable, ce qui lui permet de rester tout à fait lisible en extérieur. À boire et à manger, donc, sur cette dalle OLED, mais dans l’ensemble le constat reste positif. On espère simplement que sur ses prochains terminaux, Lenovo saura mieux gérer l’aspect colorimétrie.

Derrière cet écran malgré tout satisfaisant, une puce de chez Qualcomm s’active en silence pour assurer à l’appareil une fluidité optimale. Sûrement soucieux d’amortir un peu le coût de sa dalle OLED, le constructeur s’est tourné vers un Snapdragon 636 (une puce milieu de gamme), ici épaulé de 4 Go de mémoire vive. N’y allons pas par quatre chemins, la concurrence fait mieux dans le domaine. Chez OnePlus ou Xiaomi, pour le même tarif on aura également une dalle AMOLED, mais cette fois accompagnée d’un Snapdragon 845, la puce la plus performante de Qualcomm à l’heure actuelle.

Même en plein soleil, l’écran OLED du Z3 Play reste très lisible.

À défaut d’être un monstre de puissance, le Snapdragon 636 du Z3 Play fait pour sa part le job très correctement la plupart du temps. Il est très rare d’être ralenti au quotidien et le SoC abordable de Qualcomm parvient à assurer une fluidité appréciable à Android 8.1 Oreo. Ceci étant, le constat est fatalement plus contrasté dans les jeux 3D un peu gourmands. Dans ce contexte, le Snap 636 assure un framerate constant, mais au prix d’une expérience visuelle diminuée, notamment en termes de textures (souvent baveuses) de de traitement antialiasing (le crénelage se fait très présent à l’écran).

Un point sur les Moto Mods

Difficile d’aller plus avant dans ce test sans faire un point sur les différents Moto Mods que nous avons pu prendre en mains avec le Z3 Play. Lenovo nous a fait parvenir 3 Mods pour que nous puissions nous faire une idée précise du concept. Nous avions donc un appareil photo avec Zoom optique du constructeur suédois Hasselblad (vendu aux environs de 260 euros sur le net), un Mod enceinte de chez JBL (vendu 99 euros prix catalogue), ainsi que le fameux picoprojecteur Insta-Share que Motorola était fier de mettre en avant pour blouser Samsung et Apple dans une publicité de son cru il y a maintenant un an (ce dernier Mod est proposé à 350 euros prix catalogue).

À ce trio s’ajoutait, comme évoqué plus haut, le Mod batterie fourni par défaut avec le Motorola Z3 Play : le seul du lot qui nous a véritablement emballés.

Le Z3 Play et quelques-uns de ses nombreux Mods.

Premier problème avec les Mods proposés par Motorola / Lenovo : leur prix exorbitant. D’autant plus pour des produits dont la commercialisation a commencé il y a maintenant deux ans. C’est bien simple, ajoutez un ou deux Mods au Z3 Play et vous atteindrez assez vite le tarif des smartphones les plus en vue du marché. Une perspective totalement absurde au regard de ce que Lenovo et ses différents partenaires nous proposent.

Nous avons d’un côté l’appareil photo True Zoom de Hasselblad (une marque habituellement réputée pour ses produits). Sa promesse est d’avoir un vrai appareil photo dans le fond de sa poche et de pouvoir en prime prendre des clichés net de loin grâce à son Zoom optique x10. Dans les faits, son utilisation s’avère plus frustrante et contraignante qu’autre chose. Le Zoom fonctionne à merveille, entendons-nous bien, mais l’imprécision de la mise au point et l’absence de stabilisation aboutissent à des photos souvent ratées.

Le constat est d’autant plus décevant que le piqué erratique de l’appareil génère son lot de clichés en manque cruel de détails, même dans d’excellentes conditions de luminosité (en extérieur et beau temps). La suite logicielle proposée avec l’appareil permet de limiter la casse dans certains cas (en contre-jour, par exemple), mais l’on reste circonspect par sa pertinence, d’autant plus en 2018, alors que les progrès en photo son nombreux sur nos mobiles.

Pour faire court, exception faite du zoom, ce Mod n’apporte pas grand-chose à l’appareil photo du smartphone de Motorola. Sa définition le limite d’ailleurs à 12 Mpx (avec ouverture oscillant entre f/3,5 et f/6,5), exactement comme le capteur photo de base du Z3 Play. Pire, en vidéo, on est cette fois limité à du 1080p / 30 fps alors que le module de l’appareil qui nous intéresse aujourd’hui permet une captation 4K / 30 fps.

Voilà le genre d’image que l’on peut prendre avec le Zoom optique du Hasselblad True Zoom (les 2 clichés ci-dessus ont été pris sans bouger d’un millimètre).

L’appareil gère assez mal les hautes lumière et fait montre, dans certains cas, d’une tendance marquée à la surexposition.

L’enceinte bonus proposée par JBL (SoundBoost) n’est pas beaucoup plus enthousiasmante. Pour une centaine d’euros, il faut se contenter d’un rendu sonore de moins bonne facture que la petite JBL GO que l’on trouve sur le marché pour une trentaine d’euros à peine. La raison de ce semi-échec (le Mod de JBL reste efficace pour regarder des films et des vidéos) est probablement à chercher du côté de la compacité du dispositif. Difficile pour JBL de faire mieux sur un produit aussi peu volumineux, mais en l’état, on aurait une fois de plus bien du mal à recommander l’achat de cette autre extension au Motorola Z3 Play. Une nouvelle version de ce Mod a depuis été commercialisée par JBL, nous n’avons pas pu la tester.

L’idée du trépied est excellente pour regarder des vidéos, dommage que le mobile repose du coup sur sa touche de verrouillage (positionnée sur la tranche opposée). On mettra souvent l’appareil en veille sans le vouloir, simplement en augmentant ou diminuant le volume…

Reste enfin le picoprojecteur Insta-Share. De ce côté le constat est nettement plus positif, ce qui sauve un peu le navire d’un naufrage complet. Le concept est génial : diffuser tous ses contenus à un mur grâce à un projecteur miniature directement accolé au mobile. Eh cette fois bonne nouvelle, on en a à peu près pour notre argent. À 350 euros, le picoprojecteur de Motorola est loin d’être donné, mais il s’approche des prix pratiqués sur le marché du projo de petite taille.

En termes de diffusion, on hérite d’ailleurs de caractéristiques techniques similaires à celles du Nebula Capsule (première version), à savoir une définition 480p, mais limée ici à seulement 50 lumens. On est loin de la Full HD, mais pour diffuser des vidéos Youtube au plafond et s’amuser à regarder un film dehors un soir d’été, c’est suffisant. Et puis, au-delà considérations bassement techniques, il faut admettre que l’aspect ludique du concept fait mouche. Reste une luminosité très limitée qui nous force à utiliser le projecteur dans un environnement complètement sombre, sous peine de ne pas pouvoir en profiter correctement.

De gauche à droite : un ventilateur (très discret), le bouton de mise en marche, la lentille et la molette de mise au point.

Attention par contre, comme pour l’enceinte de JBL, le picoprojecteur Insta-Share dispose de sa propre batterie et nécessitera donc d’être rechargé individuellement au bout de quelques heures d’utilisation (2 à 3 heures d’après nos calculs savants en la matière), en passant par un port USB Type-C intégré aux deux Mods.

Autonomie & Son

Gros point fort du Motorola Z3 Play, son autonomie. De base, sans aucun mod, le terminal parvient à se placer dans la bonne moyenne en tenant sans difficulté particulière la journée entière avant de demander à être rechargé. Dans le cadre d’un usage modéré du mobile (mails, SMS, quelques appels et vidéos avec parcimonie) on pourra même régulièrement porter cette estimation à une journée et demie.

Mais c’est toutefois lorsqu’il se combine au mod batterie évoqué plus haut – et fourni d’entrée de jeu avec le Z3 Play -, que le mobile parvient à faire fort, vraiment très fort. Une fois raccordé, le Moto Mod se chargera par défaut de maintenir la charge du smartphone à 100 %. Un petit jeu auquel cette batterie externe (2220 mAh) pourra se livrer pendant un bon moment. En combinant le Z3 Play à son Mod batterie, nous avons réussi à faire tenir l’ensemble 2 à 3 jours en fonction des situations, et ce sans difficulté aucune. De notre point de vue, ce Moto Mod est donc le plus pertinent au quotidien. Un constat assez terrible pour ses petits camarades présentés plus haut.

Le Moto Mod Batterie est notre coup de cœur : il allonge considérablement l’autonomie de l’appareil et lui confère une meilleure ergonomie.

Côté Son, le téléphone de Motorola joue la carte du service minimum. Pas de prise Jack ici, il faudra se contenter d’un port USB Type-C et d’un adaptateur (heureusement fourni). Au travers de ce vecteur, la restitution sonore laisse à désirer. Ici, le manque de puissance se couple à un son assez mal dégrossi à l’oreille. On favorisera donc le Bluetooth, quitte à devoir faire avec ses propres inconvénients.

En matière de haut-parleur, le constat n’est pas particulièrement positif non plus. On ne profite que d’un seul speaker en façade, alors qu’il y aurait largement eu la place d’en intégrer deux pour obtenir un son stéréo. Ce dernier n’est ni bon ni mauvais, juste passable, comme la plupart du temps sur smartphone. Pour des vidéos, ça fera l’affaire… sans plus.

Photo & Vidéo

En photo comme en vidéo, le Z3 Play s’acquitte de ses responsabilités sans vraiment briller. Si le double capteur (12+5 Mpx) parvient à tirer des clichés fidèles dans des conditions de luminosité délicates, il se prend régulièrement les pieds dans le tapis en plein jour et en extérieur.

On relève ainsi un piqué décevant, générant régulièrement des photos mal définies. Le traitement logiciel, visiblement très présent, y est certainement pour quelque chose. La restitution des couleurs n’en reste pas moins naturelle dans l’ensemble, mais ce bon point est rapidement contrebalancé par une dynamique qui peine à convaincre. Souvent ternes, les clichés obtenus font régulièrement place à des ciels complètement cramés, conséquence directe d’une surexposition marquée.

Il faut toutefois porter au crédit de Motorola une mise au point rapide qui parvient à cibler ce que l’on veut photographier sans qu’un recours à une mise au point manuelle ne s’impose trop souvent. De près, il est par ailleurs possible de prendre de jolies photos. Le réglage automatique de la profondeur de champ est efficace et permet de générer des flous d’arrière-plan valables bien qu’un peu trop fort dans certains cas.

Le mode portrait proposé est globalement réussi, avec un effet bokeh qui sait rester discret. On regrette simplement que le détourage du visage soit un peu aléatoire. Sur certains clichés, les oreilles ou les branches de lunettes s’évanouissent dans le flou d’arrière-plan. Heureusement, on peut régler l’intensité de l’effet bokeh pour pallier au problème.

Notons par ailleurs que le mode portrait s’étend au capteur selfie. Un capteur qui fait le boulot avec ses 8 Mpx, et qui le fait bien. Le piqué est bon, les photos fidèles même en intérieur, et les couleurs loin d’être criardes. Attention par contre, n’oubliez pas de désactiver ce satané filtre d’embellissement, qui aura simplement pour effet de lisser l’image au point d’en supprimer tous les détails.

En vidéo, ce capteur frontal propose une captation 720p ou Full HD tout à fait convenable malgré une perte notable de détails en basse lumière. Au dos, on profite cette fois d’une captation 4K à 30 images secondes. Valable dans l’ensemble, cette dernière souffre par contre assez franchement en intérieur, avec un bruit très marqué à l’image, et galère pas mal lorsqu’il s’agit de régler automatiquement l’exposition. La mise au point auto, elle, fonctionne bien et la restitution des couleurs est une nouvelle fois naturelle pour un bilan qui reste positif en dépit d’une absence de stabilisation pénible. Il faudra veiller à marcher très doucement pour éviter les secousses et autres tremblements… ou se payer les faveurs d’un stabilisateur.

Surcouche

Cette dernière partie du test sera ridiculement courte. Comme Nokia et quelques autres acteurs du marché, Motorola propose une expérience Android brut de pomme, pas de surcouche en vue. Soit, mais l’on regrette tout de même que le constructeur n’ait pas, au moins, pris sur lui de proposer avec son mobile quelques applications multimédias de son cru. En l’état, il faut se contenter des applications de Google en la matière… avec ce qu’elles comportent en offres vers les divers services payants de la firme américaine. Leur ergonomie, par ailleurs, ne plaira pas à tous les utilisateurs.

DESIGN & ASSEMBLAGE7
ÉCRAN8
PERFORMANCES7
AUTONOMIE9
PHOTO & VIDÉO7
PRIX6
Le Motorola Z3 Play est un smartphone honnête en terme de configuration, qui profite de finitions sérieuses et d'un écran OLED perfectible, certes, mais néanmoins appréciable. Son concept modulaire, tout aussi original que vieillissant, le bride toutefois sur le plan du design et ne lui apporte finalement pas grand chose de pertinent face à une concurrence ultra présente, qui parvient à lancer trimestres après trimestres des smartphones plus équilibrés - et surtout plus performants - à des prix similaires. On a hâte que Motorola lâche ses Mods pour revenir de plein pied dans la course au milieu de gamme. Le constructeur en a les capacités, il ne lui reste plus qu'à passer à l'action tout en s'investissant un peu plus sur la photo. Encore un domaine dans lequel le Z3 Play ne brille que modérément.
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Nathan

Breton (presque) pure souche, Nathan est un nerd mordu d'Histoire avec un grand H et de Rock avec un grand R. Selon lui, en matière de musique, plus c'est vieux... mieux c'est.