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Test du OnePlus 5

OnePlus a lancé en début d’année un nouveau terminal positionné sur le haut de gamme, le OnePlus 5. Il m’accompagne depuis plusieurs mois maintenant et le moment est sans doute bien choisi pour dresser un bilan complet de l’expérience et partager mes impressions avec vous.

Le OnePlus 5 est un terminal assez atypique. Tout comme ses prédécesseurs, il a effectivement pour but de proposer aux consommateurs une alternative moins coûteuse aux appareils haut de gamme du marché.

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Très accessible, le terminal est ainsi proposé entre 499 et 559 € en fonction du modèle choisi et il coûte donc deux fois moins cher que les derniers vaisseaux amiraux présentés par Samsung ou Apple.

Mais que vaut-il réellement sur le terrain ? C’est précisément à cette question que va tenter de répondre ce test.

Caractéristiques Techniques

Le OnePlus 5 a donc droit à ce qui se fait de mieux en ce moment.

L’appareil embarque notamment  un bel écran OLED de 5,5 pouces capable d’afficher du 1920 x 1080 et il est animé par un Snapdragon 835 couplé à 6 ou 8 Go en fonction des versions. L’espace de stockage est compris pour sa part entre 64 et 128 Go… non extensibles malheureusement.

OnePlus a apporté le plus grand soin à la partie photo et le terminal est ainsi doté d’un module photo double composé de deux capteurs.

D’un côté, on trouve un IMX398 de 16 millions de pixels couronné d’une optique grand-angle ouvrant à f/1.7 et de l’autre un IMX350 de 20 millions de pixels surmonté d’un téléobjectif ouvrant à f/2.6. On est donc sur une architecture similaire à celle du LG G6 ou de l’iPhone 8 Plus.

La caméra frontale atteint pour sa part les 16 millions de pixels et elle regroupe un IMX371 et une optique ouvrant à f/2.0.

Derrière, on a droit à du WiFi 802.11 ac, du Bluetooth 5.0, une puce NFC et le support du GPS, du GLONASS, de BeiDou et de Galileo. Le tout avec une batterie de 3300 mAh compatible avec le Dash Charge et le support de la plupart des fréquences 4G habituelles.

La partie audio n’est pas en reste non plus et le terminal est ainsi doté d’un haut-parleur au niveau de la bordure inférieure et d’un triple microphone avec annulation des bruits extérieurs.

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Design & Ergonomie

Le OnePlus 5 a fière allure et il a droit à des finitions soignées. Il est effectivement doté d’une belle coque métallique se déclinant en noir, en gris ou en or. OnePlus a bien fait les choses et il a ainsi collé les languettes en plastique de l’antenne contre les bordures pour les rendre plus discrètes.

L’écran n’est pas totalement dénué de bordures, mais il s’étend tout de même sur toute la largeur de l’appareil et il offre ainsi un ratio des plus convenable. On verra plus loin que la dalle est d’excellente qualité.

L’ergonomie est plutôt complète et le constructeur a ainsi placé sur la tranche gauche les deux contrôles du volume et l’interrupteur permettant de couper les notifications et de passer le terminal en mode silence.

Le bouton de mise sous tension se trouve de l’autre côté et il est placé en dessous de la trappe d’accès à la carte SIM.

Un bouton a été placé sous l’écran. Il n’intègre aucun mécanisme, mais il embarque tout de même un lecteur d’empreintes digitales et il est encadré par deux autres boutons dévolus cette fois à la navigation au sein de la plateforme. Fait intéressant, le lecteur est extrêmement réactif et il fonctionne même lorsque les doigts sont humides ou sales.

Le connecteur USB Type-C est placé sur la tranche inférieure et il est encadré par le haut-parleur principal et par la prise casque.

L’offre est donc plutôt solide.

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Écran, Puissance & Autonomie

Comme indiqué un peu plus haut, le OnePlus 5 embarque une dalle de type OLED dotée d’une diagonale de 5,5 pouces et d’une définition en Full HD.

Le constructeur a donc choisi de ne pas encore passer au QHD, mais la densité de pixels reste correcte et elle atteint ainsi les 401 ppp, le tout sur un format en 16:9.

L’écran est également compatible sRGB et DCI-P3 et il est en plus recouvert d’une vitre en verre bombée traitée au Gorilla Glass 5. Le téléphone est d’ailleurs vendu avec un film protecteur.

La qualité de la dalle est très correcte et l’Optic AMOLED offre donc un très bon contraste et une bonne luminosité. Les couleurs affichées semblent naturelles et elles font honneur aux contenus multimédias que l’on peut trouver sur Netflix, Amazon Video, OCS et toutes les plateformes du genre.

La couche tactile est très réactive et il suffit ainsi de frôler l’écran du doigt pour provoquer une réaction immédiate. Le verre a cependant tendance à attirer les traces de doigts, ce qui n’est guère étonnant compte tenu de son traitement.

Côté puissance, le OnePlus 5 embarque un Snapdragon 835 cadencé à 2,45 GHz avec 6 ou 8 Go de mémoire vive suivant les modèles. Sans surprise, le processeur est extrêmement rapide et il atteint ainsi les 179 000 points sur AnTuTu sans sourciller. Un résultat à tempérer cependant puisque la puce a été spécialement optimisée pour les solutions de benchmarking.

Dans la vie de tous les jours, pas de grosses surprises, le terminal n’a aucune difficulté à faire tourner les titres les plus gourmands du Play Store et il affiche ainsi des performances extrêmement correctes. Pas de ralentissement non plus sur la plateforme qui reste réactive en toute circonstance et même lorsqu’on fait beaucoup appel au multitâche.

L’autonomie est très correcte et le OnePlus 5 n’aura aucun mal à tenir une journée avec une utilisation soutenue, ou une journée et demie en faisant attention. Pour aller plus loin, il sera aussi possible d’activer l’économiseur et de gagner ainsi quelques heures supplémentaires.

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Photo & Vidéo

Le OnePlus 5 est équipé d’un module photo assez particulier. Double, il regroupe un capteur IMX398 de 16 millions de pixels recouvert d’un grand-angle ouvrant à f/1.7 et un capteur IMX450 doté d’une définition de 20 millions de pixels et accompagné cette fois d’un téléobjectif ouvrant à f/2.6.

L’architecture de la pièce est donc similaire à celle du LG G6. Grâce à son module, le terminal nous permet ainsi de zoomer sans perte dans nos images et il peut en plus générer de beaux flous d’arrière-plan.

C’est en tout cas la promesse faite par le constructeur. Dans les faits, le fonctionnement du logiciel embarqué est un peu… particulier.

La focale, pour commencer, n’est pas franchement logique. L’optique placée au-dessus du premier capteur est en effet équivalente à un 24 mm et celle située au niveau du second capteur tend vers le 32 mm. Résultat des courses, pour atteindre le zoom 2X promis par l’application, l’outil s’appuie à la fois sur un zoom optique et sur un zoom numérique.

Inutile de le préciser, mais cela s’en ressent clairement sur la qualité des prises de vue effectuées à l’aide du second capteur. Les photos manquent en effet de piqué et elles ont très vite tendance à baver dès que la lumière ambiante est sur le déclin.

Pour corriger le problème, OnePlus a donc choisi de désactiver le zoom lorsque la lumière est trop limitée. Lorsque cela arrive, l’appareil bascule en effet sur le premier capteur et il applique ensuite un zoom numérique par le biais de son logiciel pour éviter l’apparition de ces disgracieux artefacts.

Fort heureusement pour le OnePlus 5 et ses propriétaires, le capteur placé sous le grand-angle est très bon et son optique est en outre capable de capturer suffisamment de lumière pour produire des clichés de grande qualité, des clichés dotés d’un piqué assez impressionnant et d’une colorimétrie plutôt juste.

Pour ne rien gâcher, l’autofocus est plutôt vif et même lorsque la lumière ambiante n’est pas en beau fixe. Il s’en sort même nettement mieux que le Xiaomi Mi Mix 2 qui m’a beaucoup déçu sur ce terrain-là.

Tout comme le LG G6 et l’iPhone 8 Plus, le OnePlus 5 est livré avec un mode portrait et il est donc capable de générer des flous d’arrière-plan pour faire ressortir les sujets photographiés.

Attention cependant, car ce mode est assez sensible et le sujet doit ainsi se trouver dans un périmètre situé entre une trentaine de centimètres et deux mètres pour que la prise de vue soit autorisée.

Et même lorsque c’est le cas, il lui arrive parfois d’avoir du mal à le trouver.

Reste que le mode est assez efficace et il est même capable d’accomplir des merveilles lorsque la lumière est au rendez-vous, avec un flou assez naturel et des contours suffisamment nets pour nous donner l’impression d’avoir un petit hybride entre les mains.

L’impression seulement, car dans les faits, les photos générées avec ce mode seront loin d’égaler ce qu’il est possible d’obtenir avec les optiques les plus lumineuses de Nikon, Canon, Sony ou même Fujifilm. L’appareil est en effet limité par la taille de ses capteurs.

Étrangement, le Galaxy Note 8 s’en tire un peu mieux avec des flous plus naturels et un meilleur traitement logiciel au niveau des contours des sujets photographiés.

Concernant la vidéo, l’appareil s’en sort assez bien lorsque la lumière est au rendez-vous et il est ainsi capable de générer des séquences avec un piqué des plus honnêtes. La colorimétrie n’est pas mauvaise non plus et le rolling shutter se fait assez discret.

La stabilisation était assez désastreuse au lancement du terminal, mais les multiples mises à jour déployées par OnePlus ont corrigé la plupart des problèmes rencontrés par les utilisateurs. La firme s’est d’ailleurs montrée très réactive sur ce terrain et il est important de souligner ce point.

L’application photo est assez agréable à prendre en main, OnePlus ayant opté pour une interface la plus simple et la plus épurée possible. Il suffit ainsi d’effectuer un balayage vers la gauche ou vers la droite pour passer du mode automatique au mode portrait ou au mode vidéo.

Pour aller plus loin, l’utilisateur peut aussi aller chercher des modes complémentaires en passant par le menu accordéon et mettre ainsi la main sur le mode accéléré, le mode ralenti, le mode panorama ou le mode pro.

Ce dernier place la barre assez haut et il sera ainsi capable d’afficher l’histogramme et le niveau à l’écran tout en nous donnant la main sur divers paramètres tels que la sensibilité, la balance des blancs, la vitesse de l’obturateur, la mise au point ou la compensation de l’exposition. Le bouton permettant de basculer du grand-angle au zoom est toujours affiché à l’écran, au-dessus de ces réglages.

L’utilisateur pourra aussi tapoter sur les boutons placés en haut pour changer de format ou même activer la prise de photo en RAW.

Le mode portrait est assez accessible et il fonctionne relativement bien, mais il ne permet malheureusement pas de choisir le niveau de flou comme le fait le Galaxy Note 8 (testé ici) et il faut avouer que cela manque un peu. D’autant que le flou généré est souvent un peu trop fort.

Je ne vais pas vous mentir, j’attendais beaucoup plus du OnePlus 5 sur le terrain de la photo, et encore plus après l’annonce du partenariat entre la marque chinoise et DxOMark. Plutôt que de chercher à tout prix à intégrer un module photo double sur le terminal, le constructeur aurait peut-être mieux fait de se contenter d’un seul capteur et de mettre ensuite le paquet sur le traitement de l’image.

HTC a opté pour cette stratégie sur le HTC U11 et ça lui a plutôt réussi. Même chose pour Google avec le Pixel 2 et le Pixel 2 XL qui se payent en plus le luxe de proposer un mode portrait en se basant sur un seul capteur, le tout grâce aux puissants algorithmes développés par les ingénieurs de la firme.

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Fonctions & Surcouche

Le OnePlus 5 est livré avec OxygenOS 4.5.0, une surcouche basée sous Android 7.1.1. Depuis son lancement, le constructeur a déployé plusieurs mises à jour et certaines sources évoquent même le déploiement prochain d’Oreo sur le terminal. La mise à jour n’était cependant pas encore disponible au moment où ce test a été réalisé.

OnePlus n’a pas cherché à réinventer la roue et le constructeur a ainsi choisi de se rapprocher le plus possible de l’interface des Pixels. Les visuels sont donc très épurés.

Les écrans d’accueil répondent bien évidemment présents et ils seront toujours capables d’accueillir des raccourcis ou des widgets. Le tiroir d’applications répond lui aussi à l’appel, mais il n’est plus représenté par un bouton et il faudra ainsi tirer l’écran vers le haut pour le faire apparaître.

Le centre de notification ne change pas et il se divise toujours en deux parties avec les raccourcis rapides d’un côté et la liste des alertes de l’autre. OnePlus a rehaussé certains éléments visuels avec du bleu histoire de donner une allure plus moderne à l’ensemble et c’est plutôt réussi.

En parallèle, le constructeur a tout de même intégré une ou deux fonctions en plus et il sera notamment capable de définir les actions associées aux boutons capacitifs ou même de les désactiver complètement pour partir sur des contrôles tactiles uniquement. Si l’utilisateur le souhaite, il pourra aussi définir des actions propres aux appuis longs ou au double tapotage sur ces mêmes touches.

Le curseur d’alertes (le bouton situé sur la tranche gauche) pourra aussi être personnalisé à loisir afin de coller au mieux aux habitudes du propriétaire du téléphone.

Le OnePlus 5 peut prendre en charge des gestures supplémentaires comme le double tapotement pour réveiller le téléphone ou encore la capture écran à trois doigts. Mieux, on pourra même définir des raccourcis correspondant à des dessins. Une fois activée, cette fonction nous permettra par exemple de lancer l’appareil photo en dessinant un « O » ou un « S » sur l’écran.

OxygenOS 4.5.0 intègre en plus deux modes pour l’écran : un mode de lecture adaptée à la lecture de textes et un mode nocturne pour limiter les émissions de lumière bleue. En outre, l’utilisateur aura la possibilité de calibrer son écran et d’opter ainsi pour l’affichage par défaut ou pour le sRGB, le DCI-M3 ou les couleurs personnalisées.

La plateforme intègre enfin un écran d’accueil composé de plusieurs widgets pour écrire des mémos, définir des rappels, accéder aux contacts récents ou même afficher le centre de gestion sans avoir besoin de naviguer au sein des modules.

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Conclusion

Le moment est donc venu de rendre mon verdict.

Côté design, rien à dire, le terminal inspire confiance et il a beaucoup d’allure. Certains regretteront sans doute l’absence d’un écran borderless, mais le ratio reste tout de même très bon.

Rien à dire au niveau de l’écran. Il est tout simplement superbe et la définition en Full HD suffira amplement à la plupart des usages. En réalité, il devrait même faire très plaisir aux photographes grâce aux options de calibrage intégrées à la surcouche.

Le Snapdragon 835 remplit bien son office et le contraire aurait de toute façon été étonnant. Encore plus compte du fait que la puce est épaulée par 8 Go de mémoire vive sur le modèle testé. Pas grand-chose à dire non plus de la batterie, si ce n’est qu’elle s’accompagne d’un système de charge vraiment dément.

Le Dash Charge est en effet très efficace et il n’aura besoin que d’une vingtaine de minutes pour recharger la batterie de l’appareil à la moitié de sa capacité.

Concernant la partie photo, elle m’a pas mal déçu et je m’attendais à mieux suite à l’annonce du partenariat entre OnePlus et DxOMark. Le zoom ne sert en effet pas à grand-chose et le terminal aurait parfaitement pu se contenter de son grand-angle, un grand-angle qui s’avère redoutable lorsque la lumière répond à l’appel.

La surcouche m’a franchement emballé pour sa part. Elle est en effet très accessible et les différents ajouts faits par le constructeur ne sont pas là pour décorer. Ils apportent en effet un plus à l’ensemble.

Alors bien sûr, le OnePlus 5 n’est pas parfait, mais il ne faut pas oublier que l’on parle ici d’un téléphone vendu autour des 500 €, un téléphone en outre compatible avec toutes les bandes de fréquence françaises. Pour ce prix-là, il faut aussi accepter de faire quelques concessions.

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Design & Ergonomie 8.5
Ecran9
Processeur & Autonomie 9.5
Photo & Vidéo 7.5
Fonctions & Surcouche8.5
Rapport Qualité / Prix9.5
8.8

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Fred

Floodeur compulsif, est très actif sur Twitter ou encore sur Facebook. Sachez en outre que la Fredzone a une page sur Google+.