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Test du Sony Xperia XA1 Ultra : la taille compte ?

Après nous avoir fait parvenir le Xperia XA1 il y a quelques semaines, Sony nous a cette fois confié son XA1 Ultra. Si le smartphone s’annonce comme une version « agrandie » de son petit frère, il n’en reste pas moins une expérience à part.

Outre des spécificités un chouïa plus haut de gamme que le XA1, cette déclinaison « Ultra » se pare d’un écran XXL de 6 pouces, présenté par Sony comme l’argument central en faveur du terminal. Un argument qui pourrait en effet faire mouche, surtout si l’on prend on compte le tarif de ce XA1 Ultra, positionné à 399 euros prix catalogue.

Mais trêve de parlotte, passons sans plus attendre à la review complète de la dernière phablette de Sony.

Fiche Technique

Sur le plan des spécificités techniques, le présent smartphone est – sans surprise – très proche du Xperia XA1.

Au delà de son écran IPS 1080p (294 ppp) de 6 pouces traité au Gorilla Glass ; de sa batterie 2700 mAh ; et de ses 4 Go de RAM (contre  seulement 3 Go pour son acolyte), le XA1 Ultra embarque strictement la même puce que le XA1.

Le SoC Helio P20 de MediaTek (octa-core cadencé à 2,3 / 1,6 GHz) reprend donc du service sur le présent terminal, pour des performances quasi identiques.

Même démarche pour l’appareil photo principal du XA1 Ultra : on prend les mêmes et on recommence, Sony ayant équipé ses deux smartphones d’un capteur Exmor RS de 23 Mpx capable d’une ouverture grand angle à f/2.0.

La différence en termes de photo se fera du côté du capteur « selfie », notre version Ultra embarquant cette fois un appareil Exmor R, ouvrant là aussi à f/2.0, et doté de 16 Mpx (contre 8 Mpx sur la déclinaison classique du XA1).

Pour ce qui est du stockage et de la connectivité, le mobile propose sans surprise 32 ou 64 Go de mémoire eMMC (extensible via Micro SD jusqu’à 256 Go) et dispose lui aussi du Bluetooth 4.2 ; du Wifi 802.11 a/b/g/n ; ainsi que d’une entrée USB type C pour la recharge et le transfert de fichiers.

Terminons en ajoutant qu’à l’instar de son petit frère, le XA1 Ultra se passe malheureusement de certification IP68, et se décline en version simple et dual SIM, suivant les fournisseurs.

Design & Ergonomie

Attaquons-nous au test à proprement parler. Sony nous a fait parvenir la version blanche de son smartphone, disponible dans les quatre mêmes coloris que le XA1 (blanc, noir, or et rose). En blanc mat, le mobile s’avère moins original qu’en or – et d’ailleurs un peu moins élégant, la finition brossée n’étant plus de la partie. La teinte n’est cependant pas vilaine, et cet autre revêtement a le mérite d’être nettement moins sensible aux rayures que son homologue gold, ce qui est plutôt une bonne nouvelle.

L’assemblage reste quant à lui du même niveau que sur le XA1 « de base », et donc difficilement attaquable, faisant la part belle au verre, au métal… et au plastique (le dos du terminal ayant cette fois été remplacé par du plastique. Dommage, le métal offre pourtant un rendu plus cossu).

Pour le reste Sony reprend le design épuré du Xperia XZ Premium pour un résultat très agréable visuellement. A noter que la taille imposante de l’écran rend peut-être le look du XA1 (avec ses « deux barres » en haut et en bas du mobile) un poil moins marqué.

En réalité le terminal s’avère tout aussi élégant que sa variante de plus petite taille, et seule la présence d’un flash aussi pratique que disgracieux sur la façade nous a laissés dubitatifs.

En termes d’ergonomie le mobile de Sony fait (presque) aussi bien que le XA1 classique. Si sa grande taille nuira fatalement un peu à sa prise en main (surtout pour ceux qui ont des petites paluches…), il ne démérite pas de ce côté en restant assez léger (188 grammes contre 143 pour l’autre modèle) et nettement moins glissant (encore une fois le revêtement blanc mat n’a pas que des désavantages).

Eh ouais, toujours le même problème. Impossible d’accéder à sa carte Micro SD sans retirer la Nano SIM…

Pour faciliter l’usage à une main, Sony met d’ailleurs à disposition un mode de navigation dédié (activable par un simple glissement diagonal depuis n’importe quelle application ou menu). Son utilité dépendra probablement du goût et des habitudes de l’utilisateur.

Avec son écran de 6 pouces, le XA1 Ultra aura par contre bien du mal à tenir dans certaines poches. Ce qui pourra éventuellement poser problème à certain(e)s.

SoC & Écran

Nous l’avons dit, Sony a remis le couvert avec le MédiaTek Helio P20 et pour le coup ce n’est pas une mauvaise chose. Déjà véloce sur le XA1, le SoC garde la cadence sur le XA1 Ultra malgré une résolution supérieure.

Au cours de notre test, nous n’avons pas constaté de problème particulier. Au contraire, Android 7.0 reste fluide en toute circonstance, d’autant que le présent terminal embarque pour sa part 4 Go de mémoire vive pour épauler l’octa-core de MediaTek, le tout pour un bon niveau de performance que ce soit en multimédia ou en jeu.

Le décodage des vidéos Full HD (ou même Ultra HD) se fera ainsi sans encombre et les sessions de Real Racing 3 (par exemple) seront particulièrement agréables. L’apport du 1080p n’est d’ailleurs pas négligeable dans les jeux et de manière générale le rapport niveau de détails / framerate proposé par la puce sera tout à fait convenable.

Lorsqu’il est grandement sollicité le terminal a toutefois tendance à chauffer un peu, heureusement les températures restent tout à fait supportables et redescendront très vite une fois revenu sur des tâches moins gourmandes. Donc pas de souci majeur à pointer du doigt ici.

En termes d’écran Sony a fait à nouveau le choix de l’IPS. Le résultat est cette fois nettement plus convaincant que sur le XA1 classique. On hérite donc d’une dalle 1080p de 6 pouces et de bonne qualité. La colorimétrie y est globalement satisfaisante (même si l’on aurait aimé des couleurs un peu plus vives), le contraste y est correcte et les blancs cette fois bien blancs (XA1, nos sourcils froncés se tournent vers toi…).

Mais au-delà de cette qualité d’image satisfaisante – sans être ébouriffante – c’est vraiment l’apport du format que nous saluerons ici. Si un écran de 6 pouces est parfois difficile à prendre en main (ou à caser dans une poche) ; force est d’admettre qu’en usage multimédia tout prend soudainement sens. Regarder des films et des vidéos devient alors un vrai plaisir et jouer à des jeux est – comme on peut s’y attendre – nettement plus agréable.

Son & Autonomie

Pour ce qui est de la partie sonore du terminal, on retrouve à l’identique les spécificités du XA1 (eh oui, les deux téléphones ne partagent pas leur dénomination pour rien…)

On pourra donc évoquer une sortie casque de qualité ainsi que la présence d’un haut-parleur toujours aussi mal placé (sur la tranche inférieure du terminal), et toujours aussi perfectible. Correcte pour l’écoute de vidéos ou de films, ce dernier se montrera en revanche assez passable pour la musique, le rendu variant grandement d’un morceau à l’autre.

Si la partie audio demeure strictement identique d’une version du XA1 à l’autre, la batterie, elle, est différente. Notre déclinaison Ultra embarque en effet une batterie 2700 mAh (contre 2300 mAh chez son compère). De quoi assurer au terminal une belle autonomie d’au moins une journée.

En faisant attention à la luminosité et en veillant à activer les modes d’économie d’énergie proposés par Sony, on pourra facilement pousser à une journée et demie dans le cadre d’une utilisation modérée. Si l’usage est plus intense, cette estimation sera évidemment à revoir à la baisse.

Notons pour finir les bonnes performances de la recharge rapide. Il suffira d’une heure pour charger la batterie à hauteur de 60 % environ et il faudra compter deux petites heures pour que la recharge soit complète.

Photo & Vidéo

En ce qui concerne les fonctions photo et vidéo de l’appareil, le constat sera dans la même veine que pour le XA1 (capteur identique oblige), avec quelques variantes tout de même.

On pourra ainsi pointer que le capteur 23 Mpx proposé par Sony sur ses deux mobiles permet de réaliser de très belles photos quand les conditions d’éclairage sont favorables – ce sera notamment le cas de jour et en extérieur. En intérieur, ou dans des zones moins lumineuses, le constat sera nettement plus contrasté, allant d’un rendu juste correct tirant vers les gris à une vraie bouillie de pixel dans les environnements les moins éclairés.

La mise au point sera également à épingler. Si le XA1 se distinguait justement par une excellente mise au point en macro, notre Ultra ne semble bizarrement pas capable des mêmes prouesses que son petit frère sur la question, parvenant à louper une photo sur deux lors des prises de vue de très près. Dommage.

On retrouvera par ailleurs une captation vidéo en 1080p, identique à celle du XA1 et donc vraiment passable. Si le stabilisateur fonctionne très bien, permettant – sans aucun problème – de filmer en marchant ; la qualité des vidéos sera quant à elle sujette à caution, avec beaucoup de bruit à l’image et une vilaine restitution des couleurs en basse luminosité.

Non, promis, votre serviteur n’a pas d’actions chez cette célèbre brasserie irlandaise.

Toutefois tout n’est pas à jeter côté photo, le XA1 Ultra proposant un très bon capteur 16 Mpx en façade, couplé à un flash plutôt précis et efficace. Avec ce combo difficile de rater un selfie. Une bonne chose pour les plus photogéniques… ou narcissiques.

De la même manière, on ne pourra qu’apprécier le déclencheur photo physique présent sur la tranche droite du téléphone. Bien positionné et parfaitement calibré ce dernier se montrera très pratique, nous faisant parfois oublier son homologue tactile.

La mise au point en macro pose souvent problème…

Voilà ce que donneront bien souvent les photos en basse luminosité.

Surcouche

Aucune révélation fracassante à exprimer ici puisque la surcouche est logiquement identique à celle déjà proposée sur les autres terminaux de Sony.

On constate simplement que la septième version de l’OS de Google tourne à merveille sur le mobile et que la surcouche concoctée par la marque nippone fait toujours du bon boulot, et en toute discrétion. Sony étant en effet l’une des rares à ne pas dénaturer le système d’exploitation – ce qui est une excellente chose.

Sobre et efficace, la surcouche dispensée par le constructeur se montre très agréable à l’usage. Nous pesterons toutefois contre le manque d’innovation de Sony en la matière, et protesterons mollement contre la présence de nombreuses applications préinstallées sur le mobile.

DESIGN & ERGONOMIE8
ECRAN9
PUISSANCE & AUTONOMIE9
PHOTO & VIDÉO6
SURCOUCHE7
PRIX9
Avec son XA1 Ultra Sony avance un peu plus ses pions sur le milieu de gamme. Si la phablette n'est pas exempt de défauts, elle s'avère malgré tout très convaincante ; et ce grâce à une bonne autonomie, un écran 6 pouces de qualité et un design soigné. S'il fallait choisir entre XA1 et XA1 Ultra nous pencherions pour le second téléphone, qui – malgré un tarif plus élevé – nous a semblé mieux armé pour rivaliser avec la concurrence.
8

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Nathan

Geek dans l'âme et curieux de nature, Nathan est mordu d'Histoire avec un grand H et de Rock avec un grand R.

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  • Samj

    Je trouve cette phablette très intéressante, mais sa batterie 2700mA me freine un peu. L’autonomie aurait pu être excellente si l’on avait (à l’instar du Samsung Galaxy C9 Pro) mis une batterie de 4000mA, mais je ne comprend pas le choix de Sony à ce sujet… J’espère néanmoins que l’autonomie est réellement bonne malgré tout. J’attendrai de voir les réactions des premiers utilisateurs de ce beau smartphone.

    • Nathan Le Gohlisse

      Je suis d’accord, c’est une phablette intéressante à bien des égards.

      Naturellement l’autonomie pourrait être meilleure, mais en l’état – et pendant toute la semaine de test – je n’ai pas trouvé que cette dernière était problématique. Loin de là même, puisqu’en termes d’endurance pure la batterie du XA1 Ultra parvenait à faire mieux que celle du XA1 classique.

      Après vous avez raison, attendre les premiers retours d’utilisateurs permet souvent de faire un choix avisé :)