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Test du Surface Laptop : le quasi sans-faute de Microsoft

Proposer pour la première fois un PC portable 100 % Microsoft, pensé tout particulièrement pour le monde de l’enseignement. Tel était le pari de la firme de Redmond lors du lancement, au début de l’été, de son Surface Laptop : une bien belle machine profitant notamment de finitions en Alcantara.

Embarquant Windows 10S par défaut, le terminal se positionne comme un utltraportable haut de gamme doté de spécifications alléchantes et d’un look ravageur de sobriété. Une nouvelle proposition qui vient s’intercaler dans la grande famille des Surface. Microsoft est-il parvenu à transformer ce premier essai ? Réponse dans les prochains paragraphes.

Fiche Technique

Avant de commencer le test à proprement parler, passons par un rapide tour d’horizon technique de la bécane.

Le Surface Laptop est un PC aux dimensions menues. Doté d’un format 13,5 pouces, il se pare d’un écran 2K (d’une résolution de 2256 x 1504 pixels) au ratio un peu particulier puisqu’au lieu du classique 16:9, Microsoft a opté pour du 3:2. Un ratio qui donne à la dalle une allure assez singulière, ce qui n’est pas pour nous déplaire. A noter enfin que le tout est tactile et traité au Gorrilla Glass 3.

Dans les coulisses, un Intel Core i5-7200U de génération Kaby Lake œuvre en silence. CPU basse consommation oblige, ce dernier n’embarque que deux cœurs – qui se trouvent ici cadencés entre 2,5 et 3,1 GHz (en mode Turbo) – mais sera toutefois épaulé de 8 Go de mémoire vive.

En termes de stockage, notre version de test était équipée d’un SSD de 256 Go.

Il faudra cependant noter qu’il est possible de se tourner vers une version n’embarquant que 4 Go de mémoire vive et 128 Go de SSD, mais aussi vers des modèles plus haut de gamme, cette fois basés sur des Core i7, 8 ou 16 Go de RAM et 256, 512 Go ou 1To de stockage.

Côté connectique, il faudra par contre se contenter (quel que soit le modèle) d’un port USB 3.0, d’une sortie Mini DisplayPort, et d’une prise Jack. Pour le reste, notre Surface Laptop dispose du Wifi 802.11ac (compatible IEEE 802.11a/b/g/n, précise le constructeur) et du Bluetooth 4.1.

Les prix s’étireront pour leur part entre 1149 et 3099 euros. La version que Microsoft nous a envoyée pour le test est pour sa part proposée à 1449 euros.

Il convient enfin de préciser que Windows 10 S sera installé par défaut sur le terminal. On vous le déconseille fortement. Il sera préférable de se tourner vers Windows 10 Pro, qui est heureusement accessible via une upgrade gratuite.

Design & Assemblage

En termes de design la firme de Redmond soigne clairement son entrée, et il sera difficile de prétendre le contraire tant le look de l’appareil est séduisant.

Il faut dire qu’en ne misant que sur des matériaux de qualité et des lignes générales minimalistes, Microsoft se prémunissait de toute sortie de route esthétique. Ce qui ne veut pas dire que la prise de risque est inexistante côté design.

On retrouve ainsi un châssis intégralement constitué d’aluminium brossé qui permet à notre Surface Laptop d’être à la fois sobre et racé, tout en conservant les codes du design emblématique des produits Surface.

Très épuré, l’ultraportable se trouve épargné de tout ornement ou effet de texture et seul le logo de Microsoft viendra se positionner sur le dessus du capot pour apporter du cachet supplémentaire à l’ensemble.

En dépit de cette apparence très dépouillée, le Surface Laptop parvient à tirer son épingle du jeu sur le plan visuel en faisant la part belle à un matériau que l’on n’avait pas vu venir sur une machine de ce type.

Une fois le capot ouvert il sera effectivement difficile de rater la surface en Alcantara présente un peu partout autour du clavier et du trackpad.

Si le tissu s’avère très agréable au toucher, force est de constater qu’il donne surtout à notre Surface Laptop une identité visuelle forte. Cela ne plaira pas forcément à tout le monde, mais la prise de risque de Microsoft mérite d’être saluée. De notre côté, nous sommes fans.

Reste maintenant à savoir comment ce joli tissu italien vieillira avec le temps. Microsoft assure l’avoir traité de manière à lui donner toute la résistance nécessaire, mais seul le recul nous permettra de savoir si ce matériau était finalement une bonne ou une mauvaise idée sur la durée.

Cela nous amène à la question de l’assemblage. De ce côté il sera difficile de reprocher quoi que ce soit à l’appareil. Tout y respire minutie et solidité – et ce malgré la finesse générale du terminal et de son écran, qui plafonne pour sa part à à peine 4 mm d’épaisseur.

Le sentiment que l’on aura lors de la première prise en main de l’appareil sera d’avoir affaire à un terminal créé d’un seul bloc. Un sentiment qui n’est pas si loin de la vérité puisque Microsoft a choisi d’opter pour une construction quasiment unibody.

Comprenez que le châssis n’est pas constitué de différentes pièces de métal vissées les unes aux autres. Tout (ou presque) est ici moulé en un seul bloc ce qui permet de renforcer le design épuré du tout et d’éviter les vis.

Visuellement, rien à dire, c’est superbe, mais si vous craquez pour le Surface Laptop, on ne vous souhaite vraiment pas d’avoir un jour besoin de le réparer. Si l’on met de côté l’aspect esthétique de la conception du présent terminal, il faut alors reconnaître qu’il s’agit d’une pure catastrophe en termes de réparabilité.

Il est en effet littéralement impossible de démonter l’appareil sans le ruiner (il suffit d’ailleurs d’aller voir le Teardown réalisé par iFixit pour s’en convaincre) ; et donc de le réparer par ses propres moyens, de l’upgrader si le besoin s’en fait sentir, ou plus simplement d’en changer la batterie.

La conception même du terminal semble tellement opposée à une quelconque idée de démontage que l’on en arrive même à se demander comment le SAV de Microsoft ferait pour dépanner un Surface Laptop, sans passer par la case « échange standard ».

Clavier & Connectique

Un autre carton rouge sera à brandir en direction de Microsoft et il concernera cette fois la question de la connectique. La firme nous propose un PC doté d’un layout de tablette (on exagère à peine), ce qui est fort fâcheux. Sur la tranche droite de l’appareil, on trouvera seulement l’entrée pour l’alimentation, tandis que la tranche gauche accueille pour sa part un seul port USB 3.0, un Mini DisplayPort, une sortie Jack… Et c’est tout.

Pour se faire pardonner, Microsoft propose son Surface Dock. Ce dernier embarque une connectique un peu plus complète (encore que…), mais il faudra remettre la main au portefeuille pour en sortir au moins 170 euros. L’addition commencera donc a être salée.

En ce qui concerne le clavier, on ne saurait en revanche taper sur les doigts de Microsoft. Les touches y sont très agréables (malgré un côté un poil trop plastique), rétroéclairées, et la frappe est particulièrement confortable. Rien d’autre à relever de ce côté, sinon que le trackpad sera lui aussi agréable à utiliser et relativement précis.

Écran & Performances

Inutile de tourner autour du pot, l’écran du Surface Laptop est clairement l’un des meilleurs sur le marché actuel des ultraportables.

Difficile de lui reprocher quoi que ce soit ; son contraste est excellent, sa luminosité (maximale comme minimale) est tout à fait satisfaisante et sa colorimétrie ne saurait être critiquée. On profitera ainsi de couleurs particulièrement riches et naturelles, qui viendront sublimer les films et photos que l’on sera amené à regarder sur le terminal.

Le ratio 3:2 permettra quant à lui de bosser en bureautique et de surfer sur le net avec un confort visuel des plus appréciables ; et l’apport de la 2K sur un écran de ce gabarit (13,5 pouces) sera tout à fait pertinent, offrant notamment une belle finesse d’affichage, qui atteint ici les 201 ppp.

Seul point négatif (et encore on chipote), la dalle du laptop est brillante, peut-être un peu trop, ce qui posera fatalement problème en extérieur ou dans une pièce très éclairée ; et ce même si la luminosité est poussée à son maximum.

Côté performance, le constat sera malheureusement un peu plus nuancé. Si le Core i5 qui équipait l’appareil de test suffisait amplement à animer le bougre sans difficulté aucune, nous restons en revanche un peu circonspects sur le système de refroidissement du Surface Laptop.

Doté d’un ventilateur particulièrement discret, le terminal restera en tout temps très silencieux, et ce sans que les températures ne montent trop haut (jusqu’à 70°c relevés après 45 minutes de stress test, pour une chaleur tout à fait négligeable au toucher, tant au niveau du clavier que sur le dessous de l’appareil).

Le problème viendra du fait que le CPU en lui-même est victime de Thermal Throttling et que – concrètement – son potentiel en termes de performances sera diminué lorsque sa température franchira un certain seuil. La rançon du silence sera donc ce menu problème de puissance.

Dans le cadre de l’usage bureautique / multimédia que l’on privilégiera de toute façon 90 % du temps sur le Surface Laptop, cet impair ne nous a pas perturbés outre mesure.

Son & Autonomie

Pas de véritable reproche à formuler à l’encontre du Surface Laptop dans cette partie. Microsoft nous livre décidément un terminal de qualité, qui profite en outre d’enceintes d’une étonnante efficacité – et d’une autonomie tout à fait correcte.

Nous avons en effet été étonnés par la qualité sonore transmise par les haut-parleurs de l’appareil. Totalement invisibles (car dissimulés de part et d’autre du clavier, sous la surface en Alcantara), ces derniers nous proposent un son relativement juste pour un PC de ce type.

On y entendra ainsi quelque chose d’équilibré, avec des aigus identifiables et des médiums qui ne prennent pas toute la place. Bien qu’un peu discrètes, des basses sont aussi présentes, pour un résultat audio satisfaisant ; d’autant que même poussées à plein volume, les enceintes ne démériteront pas et ne satureront que très rarement.

Un constat que l’on pourra sans mal étendre à la sortie Jack, tout aussi valable. Le spectre sonore y est riche, correctement restitué – et ce sans qu’une quelconque distorsion soit de la partie.

En termes d’autonomie, le Surface Laptop tape dans la bonne moyenne même si Microsoft semble avoir un peu exagéré pour ce qui est de l’autonomie annoncée.

La firme de Redmond parlait d’un maximum de 14h30, mais nous n’avons pas réussi à faire tenir notre machine de test aussi longtemps ; cette dernière nous réclamant à cor et à cri une prise secteur au bout d’une dizaine d’heures en moyenne pour un usage mêlant Multimédia / Surf / Bureautique.

En lecture vidéo uniquement, l’estimation tombera cependant aux alentours de 8h – 8h30 d’autonomie. On a déjà vu mieux, mais toutes proportions gardées, ce n’est pas si mal.

DESIGN & ASSEMBLAGE8
CLAVIER & CONNECTIQUE7
ECRAN & PERFORMANCES9
SON & AUTONOMIE9
PRIX7
Le Surface Laptop est incontestablement un PC de qualité. On appréciera notamment son look, ses performances générales et son écran à tomber par terre, sans pour autant être dupes sur la construction de l’appareil en elle-même. Impossible à démonter ou à réparer, on ne vous souhaite pas d’avoir un jour un souci avec ce terminal. Difficile pour autant de sanctionner trop sévèrement la proposition que Microsoft nous fait ici. De manière globale, son Laptop ne présente pas de défaut majeur - si ce n’est peut-être son prix, qui nous paraît tout de même un chouïa élevé, et sa connectique rudimentaire.
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Nathan

Geek dans l'âme et curieux de nature, Nathan est mordu d'Histoire avec un grand H et de Rock avec un grand R.

  • Mark LeGrand

    Peu importe c’est composant…On sait tous que les ordinateurs Microsoft on une espérance de vie très courte!

    • Fustigator

      Une source crédible pour vos salades ?

    • Romeo Izdead

      j’ai ma surface pro 3 depuis octobre 2014, jamais eu de probleme avec. toutes les autres marques a part dell m’ont fait defaut bien plus rapidement.