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Test du Vivo NEX S

Vivo a marqué les esprits avant l’été en dévoilant le Vivo NEX S, un smartphone réunissant en son sein plusieurs technologies intéressantes. Après notre prise en main du mois dernier, le moment est venu de passer aux choses sérieuses avec le test de l’appareil.

Écran borderless, caméra frontale pop-up, lecteur d’empreintes intégré à la dalle, le NEX S de Vivo cumule les bons points et il semble avoir tout pour plaire sur le papier.

Vivo NEX S : image 1

Mais qu’en est-il dans la pratique et dans la vie de tous les jours ? L’objectif de ce test est justement de répondre à cette épineuse question. Après être revenus sur le design et l’ergonomie du terminal, nous enchaînerons donc sur son écran, son processeur, son module photo ou même les fonctions de sa plateforme.

Design & Ergonomie

Sur le papier, le Vivo NEX S se rapproche beaucoup de ses concurrents. Comme la plupart des appareils haut de gamme à présent, le terminal est en effet doté d’un boîtier composé de deux plaques en verre soudées l’une à l’autre avec une armature métallique.

Le dos du téléphone est légèrement bombé pour offrir une bonne préhension. La plaque est également gravée avec une multitude de motifs et elle est recouverte d’un plastique protecteur. Si l’attention est louable, il faut tout de même noter que ce fameux film est très sensible aux rayures. Le terminal n’a pas été malmené par votre humble serviteur, mais il arbore déjà une multitude de petites rayures.

L’écran est bien entendu immense, avec des bordures presque inexistantes. Le NEX S n’est en effet pas totalement borderless et Vivo a ainsi laissé une marge d’un millimètre entre la dalle et les tranches gauche, droite et supérieure. L’appareil arbore aussi un menton large de deux ou trois millimètres en bas.

Je ne me suis pas amusé à mesurer, mais le ratio affichage/façade proposé par le terminal semble assez proche de celui du Find X.

Afin de libérer de la place pour l’écran, Vivo a choisi de placer la caméra frontale dans une pièce mobile située au niveau de la tranche supérieure. Il suffira de lancer l’application photo et de basculer en mode selfie pour la faire apparaître. Attention cependant, car la pièce est assez lente à se déployer. Elle l’est en tout cas plus que celle du Find X. Il faudra donc attendre une bonne seconde avant d’être en mesure de shooter avec la caméra frontale.

Toujours au rayon des choses qui fâchent (un peu), le NEX S est également dépourvu de LED de notification. Il faudra donc allumer l’écran pour savoir si un message nous attend.

Le Vivo NEX S a une autre particularité intéressante : il est équipé d’un lecteur d’empreintes placé sous la dalle. La pièce est fournie par Synaptics et il s’agit -sauf erreur de ma part- de la dernière génération.

Pour déverrouiller le terminal par ce biais, il suffira de poser le doigt sur la marque qui apparaîtra dans la partie inférieure de l’écran lorsque l’appareil est en mouvement. C’est plutôt bien pensé, mais l’exécution laisse un peu à désirer.

Très concrètement, ce lecteur est beaucoup moins réactif qu’un capteur physique traditionnel. Pire, il faudra en plus viser juste sous peine de se voir claquer la porte au nez. Ce qui arrive très souvent malheureusement.

Ce qui est assez chouette en revanche, c’est qu’il sera tout à fait possible de choisir l’animation du lecteur afin de lui donner un aspect plus discret ou plus moderne.

Pour le reste, l’ergonomie est assez classique. Les trois boutons habituels sont placés sur la tranche droite et le connecteur est situé sur la tranche inférieure, non loin du haut-parleur et de la trappe des cartes. Vivo a également conservé la prise casque et cette dernière est intégrée à la tranche supérieure.

En plus de cela, le constructeur a intégré un autre bouton sur la tranche gauche. Il fera office de raccourci pour Google Assistant et il nous permettra ainsi de tirer l’assistant de sa torpeur sans effort.

C’est toujours un peu subjectif, mais je trouve que le Vivo NEX S est plutôt un beau produit. Le constructeur a soigné chaque détail et l’ensemble respire la solidité. En revanche, le terminal est aussi assez lourd en main et il peut s’avérer assez encombrant dans la vie de tous les jours. Il faudra donc mieux avoir de grandes poches.

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Écran, Processeur & Autonomie

Le Vivo NEX S a droit à un très bel écran. La dalle est en effet de type Super AMOLED et elle atteint une diagonale de 6,59 pouces avec une définition en FHD+. L’appareil pourra en effet afficher une résolution en 2316 x 1080.

Dalle AMOLED oblige, le terminal est capable d’afficher des images aux couleurs très contrastées, avec des noirs vraiment noirs et des couleurs assez pop. La luminosité est également des plus correctes et il sera tout à fait possible d’utiliser le NEX S en plein soleil.

Maintenant, si l’écran est de très bonne qualité, il reste tout de même en deçà de ce que proposent le Galaxy Note 9 (testé ici) ou même l’iPhone Xs et l’iPhone Xs Max.

Rassurez-vous cependant, car cela n’enlève rien aux qualités du terminal. Si vous consommez beaucoup de vidéos sur votre téléphone, alors le NEX S sera tout à fait capable de répondre à vos besoins. Et le côté borderless est pour le coup très sympa dans ce type d’usage.

Côté processeur et sans grande surprise, le constructeur a opté pour un Snapdragon 845 et donc pour la dernière puce haut de gamme de Qualcomm. Le SoC est épaulé par un Adreno 630 et 8 Go de mémoire vive. L’espace de stockage est pour sa part compris entre 128 et 256 Go. AnTuTu l’a gratifié de 289 000 points.

Autant vous rassurer directement, le NEX S a vraiment du répondant. Durant ces quelques semaines passées en sa compagnie, je n’ai pas été confronté à la moindre latence. La plateforme s’est montrée extrêmement réactive en toute occasion, même avec pas mal d’applications ouvertes en simultanée.

Le constat est le même au niveau des jeux. L’appareil tourne très bien et il n’aura aucun mal à exécuter les titres les plus gourmands. Le contraire aurait de toute façon été étonnant vu les performances de la puce.

S’il y a un autre domaine dans lequel le NEX S se distingue, c’est bien celui de l’autonomie. L’appareil embarque une batterie offrant une capacité de 4000 mAh et cette dernière est capable de véritables prouesses.

Pour une utilisation mixte, le NEX S pourra ainsi atteindre un jour et demi d’autonomie. En faisant attention et en désactivant les services inutilisés, il sera tout à fait possible de tenir deux jours.

J’ai voulu faire tourner PC Mark dessus, mais les trois tests lancés se sont soldés par de cuisants échecs. L’opération s’est à chaque fois interrompue au bout de quelques heures.

Comme à l’accoutumée, le Vivo NEX S a également été testé avec nPerf. Il s’en est une fois de plus bien sorti et il a ainsi atteint les 61.10 Mbps en download, les 38.13 Mbps en upload, avec une latence de 31 ms. Côté score, l’appareil a obtenu 82 % en navigation web et 95 % en vidéo, pour un score total de 95000 points.

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Photo & Vidéo

Le Vivo NEX S est doté d’un double module photo composé d’un capteur principal de 12 millions de pixels, un capteur surmonté d’une optique grand-angle ouvrant à f/1.8, et d’un capteur de 5 millions de pixels accompagné d’un téléobjectif. Le second capteur sert essentiellement à calculer la profondeur de champ afin de produire des images avec de beaux flous d’arrière plan.

Lorsque la lumière est là, tout va. Le contraire aurait de toute façon été étonnant. En journée, le terminal sera donc capable de capturer de belles images avec une dynamique intéressante dans les ombres et une colorimétrie plutôt juste.

Étonnamment, le NEX S sera même capable de produire des photos avec un piqué assez marqué. Attention cependant, car l’obturateur est parfois un peu lent. Il sera donc préférable de bien rester immobile au moment de déclencher afin de conserver une belle netteté.

En intérieur, le terminal s’en sort très bien aussi et il m’a même agréablement surpris en mode portrait. Là encore, l’appareil a été en mesure de capturer des images nettes avec une très belle colorimétrie. Sur la photo de ma fille, par exemple, le sujet était en mouvement, mais cela n’a eu aucune incidence sur le résultat final. Les yeux sont nets et le sujet est bien dégagé de la scène.

Lorsque la lumière baisse, le Vivo NEX S sera beaucoup moins à l’aise. Les couleurs auront tendance à tirer sur le brun et les contours des objets seront beaucoup moins nets. Dans certains cas, des artefacts apparaîtront même dans les ombres. Pour corriger le tir, la seule solution consistera à basculer en mode manuel et à diminuer autant que possible la sensibilité quitte à se retrouver avec une scène sous-exposée.

Le NEX S peut aussi produire de belles vidéos. Une fois encore, on aura droit à une belle dynamique et à une colorimétrie plutôt juste. En revanche, la stabilisation n’est pas parfaite. Le Galaxy Note 9 et l’iPhone Xs sont beaucoup plus à l’aide sur ce terrain. Du coup, si vous voulez faire beaucoup de vidéo, il sera préférable d’investir dans un gimbal.

L’application s’inspire énormément de ce que propose iOS. C’est vraiment flagrant et seuls les intitulés des modes changent. Ici, on retrouvera d’ailleurs toutes les bricoles habituelles. En plus des modes photos et vidéos, nous aurons ainsi un mode retouche du visage, un mode panorama, un mode selfie RA et un mode manuel.

Des options supplémentaires se trouvent dans le bandeau du haut. Là, nous pourrons notamment activer ou désactiver le HDR et accéder au mode portrait.

Pour le son, on pourra uniquement compter sur le haut-parleur situé sur la tranche inférieure. Je ne vais pas vous mentir, ce dernier ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Il est puissant, c’est vrai, mais le son a tendance à être un peu criard. La prise casque s’en sort un peu mieux, mais ce n’est clairement pas l’atout du terminal non plus.

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Fonctions & Surcouche

Le Vivo NEX S est livré avec Fun Touch OS 4.0 et donc sous Android 8.1 Oreo. Et là, autant vous prévenir de suite, ça ne ressemble pas franchement à de l’Android.

Vivo s’est en effet beaucoup – mais alors vraiment beaucoup – inspiré d’iOS. L’interface est donc à l’image de l’application photo et elle sent bon la pomme.

Enfin, bon, c’est une façon de parler. En réalité, Vivo n’a pas pris que le meilleur. Loin de là.

L’interface est toujours organisée en écrans d’accueil et le drawer manque malheureusement à l’appel. Les applications installées atterriront donc systématiquement sur le dernier écran.

Le centre de notifications se limite pour sa part… aux notifications. Ces dernières s’afficheront d’ailleurs comme sur iOS et donc sous la firme de bulles empilées. Fort heureusement, les alertes seront regroupées en fonction de leur application afin d’en faciliter la lecture.

Mais alors, où sont les réglages rapides ? Ils sont bien cachés. Une fois les gestures activées, vous devrez en effet effectuer un balayage du bas vers le haut à partir du coin inférieur droit pour les faire apparaître. Les quatre dernières applications lancées seront listées tout en haut et nous trouverons en dessous des boutons et des curseurs permettant de modifier la luminosité de la dalle, le volume sonore ou encore d’activer et de désactiver certains services.

Les gestures, puisqu’on en parle, au nombre de quatre… mais ils s’appuient presque sur les mêmes gestes. Pour revenir à l’écran précédent, il faudra donc effectuer un balayage du bas vers le haut à partir du côté gauche de l’écran. Si vous voulez revenir sur l’écran d’accueil, il faudra faire la même chose à partir du centre de l’écran. Les réglages rapides, comme on l’a vu plus haut, sont accessibles depuis un balayage identique effectué à partir du côté droit de l’écran.

Et le multitâche alors ? Il faudra une fois encore effectuer un balayage du bas vers le haut, cette fois à partir du centre, et maintenir le doigt sur l’écran.

Dans les faits, on s’habitue assez vite à ces gestes et Vivo a eu la bonne idée de placer des repères en bas de l’écran, mais le souci vient du format du téléphone. Le NEX S est assez imposant et assez lourd. Ces gestes ont donc pour conséquence de déséquilibrer le terminal, l’exposant à d’éventuelles glissades ou même à des chutes.

Alors bien sûr, vous pourrez toujours activer les boutons tactiles, mais vous perdrez du coup en affichage.

Certaines fonctions propres à Android manquent aussi, comme les appuis longs sur les icônes. On les oublie vite, c’est vrai, mais ça mérite d’être signalé.

C’est très subjectif, mais en ce qui me concerne, FunTouch OS ne m’a pas franchement convaincu. Je préfère la démarche de OnePlus ou de Motorola qui ont tout mis en œuvre pour ne pas trop dénaturer la plateforme. Là, l’interface est clairement pompée sur iOS et c’est vraiment dommage.

Maintenant, Android a un avantage de taille : tout est personnalisable. Il suffira donc d’installer un lanceur pour se sentir comme chez soi.

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En Conclusion

Le Vivo NEX S est un beau produit, c’est indéniable. Il est massif et lourd, mais les finitions sont impeccables et l’écran borderless est vraiment magnifique. Le lecteur d’empreintes ne m’a en revanche pas convaincu. Il fait trop d’erreurs et il s’avère finalement assez agaçant au bout du compte.

Rien à dire sur la dalle et le processeur. Ils font très bien leur boulot. L’autonomie est impressionnante pour sa part et on n’aura pas besoin de garder les yeux rivés sur l’icône de la batterie.

Le capteur photo m’a pas mal surpris. Je ne m’attendais pas à obtenir d’aussi belles images vu l’architecture de la pièce. Même chose pour la vidéo. La stabilisation laisse un peu à désirer, mais le NEX S est franchement meilleur que le Find X.

Et puis, il y a la plateforme. Là, je ne vais pas vous mentir, je ne suis pas convaincu. Je n’ai rien contre iOS, mais là on est sur une copie un peu bancale et pas très jolie. C’est dommage.

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DESIGN & ERGONOMIE9
ECRAN9
PUISSANCE9
AUTONOMIE9.3
PHOTO & VIDEO8.6
FONCTIONS & SURCOUCHE7
Le Vivo NEX S est lourd et encombrant, mais il reste un très bon produit. Entre son magnifique écran, sa puce rapide et son autonomie de folie, il devrait même plaire au plus grand monde. Seul bémol, son interface est beaucoup trop proche d'iOS et elle manque cruellement de flexibilité.
8.7
Mots-clés vivovivo nex s

Fred

Floodeur compulsif, est très actif sur Twitter ou encore sur Facebook. Sachez en outre que la Fredzone a une page sur Google+.