Test : Galaxy Nexus

S’il y a bien un téléphone portable qui a énormément fait parler de lui cette année, c’est sans nul doute le Galaxy Nexus. Il faut dire aussi que la sortie d’un nouveau Google Phone, c’est un peu comme la sortie d’un nouvel iPhone, c’est un véritable évènement. Et si vous vous intéressez au sujet, vous devez d’ailleurs savoir que le Galaxy Nexus est disponible chez SFR depuis le 15 décembre. Formidable, bien sûr, mais il n’arrivera chez les autres opérateurs qu’au début de l’année prochaine et nul doute que l’attente risque d’être longue. Oui mais pas pour moi puisque Samsung a eu l’extrême gentillesse de me confier un Galaxy Nexus. Et forcément, ça valait bien un test, non ?

Test : Galaxy Nexus

Les caractéristiques techniques

On va commencer pépère en rappelant les caractéristiques techniques du Galaxy Nexus histoire de vous éviter d’avoir à ouvrir un nouvel onglet dans votre navigateur. Ce nouveau Google Phone propose donc un écran Super AMOLED HD de 4.65 pouces offrant une résolution de 1280 par 720 (720p). Sympa, on verra un peu plus bas que ce dernier vaut franchement le détour. Ensuite, sous le capot, on va aussi trouver un processeur double coeur Cortex A9 cadencé à 1.2 Ghz, 1 Go de mémoire vive, 16 Go ou 32 Go d’espace de stockage (pas de port micro SD), un capteur de 5 mégapixels au dos de l’appareil, un second capteur de 1.3 mégapixels en façade et tout le bazar habituel : WiFi, 3G, Bluetooth, accéléromètre, gyroscope, baromètre. Le tout avec une petite puce NFC, forcément…

Sur le papier, donc, le Galaxy Nexus n’est pas le mobile le mieux équipé, c’est vrai, mais cela s’explique essentiellement par le fait qu’il se destine à la base aux développeurs.

Test : Galaxy Nexus

Le Packaging

Le packaging du Galaxy Nexus est franchement très impressionnant. La boite est belle, c’est vrai, mais elle est surtout très longue, bien plus que celle du Note (Samsung me l’a aussi prêté). Franchement, je ne m’y attendais pas du tout. Une fois ouverte, on va découvrir le mobile, bien sûr, mais aussi un compartiment qui va nous permettre d’accéder à ses différents accessoires. Le tout est bien pensé et on retrouve les couleurs d’Android. Notez d’ailleurs que vous allez trouver un peu plus bas une vidéo de déballage qui vous permettra de baver encore un peu plus sur votre clavier.

Niveau accessoire, pas grand chose à dire. On va pouvoir trouver une batterie (1.750 mAh), un câble USB, un chargeur très compact (qui fonctionne avec le câble USB), la notice et le kit mains libres. Sur ce dernier point, Samsung a fait pas mal d’efforts. Le casque livré avec le Nexus est joli à regarder et le rendu n’est pas mauvais du tout. Alors c’est sûr, les mélomanes, les vrais, n’y trouveront sans doute pas leur compte mais il contentera la plupart des utilisateurs.

Test : Galaxy Nexus

Le design

La première chose qui frappe, lorsqu’on prend le Galaxy Nexus en main, c’est sans doute son poids. Avec ses 135 grammes, le Nexus est l’un des mobiles les plus légers du marché. C’est une bonne chose puisqu’on ne le sentira pas lorsqu’il dormira au fond de notre poche mais le revers de la médaille, c’est qu’on aurait presque l’impression qu’il est fragile. Comme je le mentionne aussi dans la vidéo, on pourra regretter que Samsung ait opté pour du plastique là où d’autres constructeurs comme Apple et Nokia optent pour des matériaux plus nobles.

Là où le Galaxy Nexus se démarque pas mal de la concurrence, c’est avec son boitier incurvé. Le plus amusant, dans l’histoire, c’est que le côté le plus fin se trouve en haut de l’appareil. Lorsqu’on le pose sur une table, il a donc les fesses en avant et c’est plutôt marrant à regarder.

Passons maintenant au reste. Sur la face avant, on ne trouve qu’un écran surmonté par le capteur dédié à la visio-conférence. Ice Cream Sandwich a en effet permis à Samsung de s’affranchir des boutons physiques de l’appareil et le résultat est plutôt agréable à l’oeil. Point intéressant, on trouve sous l’écran une petite LED bleue qui nous avertit en cas de notification. Du côté de la face arrière, on trouvera le second capteur de 5 mégapixels ainsi qu’une coque en plastique avec des picots et qui n’est pas sans rappeler celle du Samsung Galaxy S 2, mais en plus agréable à l’oeil. Plus bas, nous aurons également le haut parleur du mobile. Ensuite, on va trouver sur la tranche droite le bouton de mise sous tension accompagné des connecteurs pour le dock optionnels. De l’autre côté du téléphone et donc sur la tranche gauche, on va trouver les boutons de contrôle du volume. Enfin, pour la prise jack et pour la prise micro USB, tout se passera sur la tranche du bas. Pas sûr que ce soit très pratique à l’usage, du moins pas pour la prise casque.

Vous l’aurez compris, le Galaxy Nexus ne propose pas de sortie HDMI et c’est vraiment dommage. On pourra toujours se rabattre sur le port MHL mais il faut avouer que ce n’est quand même pas très pratique puisqu’il vaudra nécessairement opter pour un accessoire supplémentaire. Un peu comme l’iPhone, finalement. L’autre faiblesse de ce mobile, c’est son capteur. Je n’en ai pas beaucoup parlé dans mon test et c’est parfaitement voulu puisque ce dernier est plutôt limité. Notez d’ailleurs que ce n’est pas forcément un problème de mégapixels, hein, mais surtout un souci d’optique. Je pense que Google aurait pu mettre la barre un peu plus haut de ce côté là. En l’état, le Galaxy Nexus ne parvient même pas à arriver à la cheville de l’iPhone 4.


Test : Galaxy Nexus

L’écran et les performances

Avant de passer à Ice Cream Sandwich, on va prendre le temps de s’arrêter sur l’écran et les performances du Galaxy Nexus. Histoire d’être aussi complet que possible, on s’appuiera également sur les résultats de plusieurs benchmarks (BenchmarkPi, Quadrant, Linpack et An3DBench) histoire que vous puissiez comparer le Nexus à votre propre androphone. D’ailleurs, si vous avez d’autres outils à me conseiller, n’hésitez pas mais faites vite puisque je vais devoir renvoyer le mobile mardi ou mercredi prochain.

L’écran, pour commencer, est tout simplement magnifique. Entre la taille de l’écran et sa résolution 720p, on obtient une densité de pixels qui se rapproche énormément du Retina Display de l’iPhone 4 et de l’iPhone 4S. Autant dire que si vous comptez regarder fréquemment des séries ou des films sur votre mobile, c’est un point à prendre en compte. Quant à la puissance du mobile, et bien disons simplement qu’il s’en sort en toute circonstance. On peut même aller jusqu’à dire qu’il est très véloce mais il est difficile de déterminer si cela vient des caractéristiques techniques du mobile ou bien de Ice Cream Sandwich qui est particulièrement bien optimisé. Alors bien sûr, le processeur reste du TI OMAP et ce n’est pas le plus puissant du marché, mais tout passe correctement. Les jeux, les films, l’enregistrement de vidéos, cela ne pose aucun problème au Nexus qui reste très réactif.

On passe maintenant aux résultats obtenus sur les benchmarks :

  • BenchmarkPi : 439.
  • Quadrant : 1742.
  • Linpack : 69.820 MFLOPS.
  • An3DBench : 7639.

Bon, après, je pense qu’il ne faut pas non plus prendre ces résultats au pied de la lettre. Les benchmarks ne sont que des indicateurs, rien de plus.

Test : Galaxy Nexus

Ice Cream Sandwich !

Et on en vient à Ice Cream Sandwich. Là encore, j’ai tourné une petite vidéo pour que vous puissiez voir de quoi il en retourne mais on peut quand même dire que Google Android 4.0 est la meilleure mise à jour de toute l’histoire de la plateforme mobile. Non, vraiment, avec Ice Cream Sandwich, on sent que cette dernière se rapproche de la maturité et c’est évidemment une très bonne chose puisque cela va permettre à la firme de s’imposer encore un peu plus face à la concurrence.

Premier point fort, la réactivité. Je l’avais déjà remarqué durant LeWeb’11 lorsqu’une Googler nous avait fait une démonstration privée à moi et aux copains, mais c’est vraiment ce qui m’a le plus frappé en jouant avec le Galaxy Nexus. Tout est rapide et fluide. Absolument tout. Tu peux lancer trente applications en même temps, Ice Cream Sandwich continuera de ronronner comme à l’allumage. Notons d’ailleurs que la nouvelle version de Google Android gère nettement mieux la mémoire que ses prédécesseurs, vous pouvez ainsi oublier les Tasks Killers parce que vous n’en aurez plus besoin.

Second point fort, l’interface. Ice Cream Sandwich est beau, c’est comme ça. On sent bien que les graphistes de la firme se sont un peu inspirés de Tron mais ils ont eu raison parce que le résultat vaut vraiment le détour. Le seul truc un peu dommage, finalement, c’est qu’on ne peut pas personnaliser la couleur du thème. Ce qui aurait été juste génial, c’est de pouvoir opter pour des ambiances colorées différentes, un peu comme ce que propose Windows Phone 7. Enfin, ce n’est pas non plus dramatique, hein, parce que le thème de la nouvelle version d’Android est tout de même très réussi.

Troisième point fort, l’homogénéisation des applications. Là encore, c’était selon moi l’un des gros défauts d’Android, chaque application native en avait en effet sa propre identité visuelle et c’était plutôt perturbant à force. Sur Ice Cream Sandwich, on retrouve la même identité visuelle des mails au calendrier en passant par les contacts, les appels ou encore les SMS. Yep et si vous voulez savoir, ça fait vraiment du bien parce que la plateforme n’en est que plus cohérente. Même chose aussi pour les paramètres du téléphone qui sont bien mieux agencés et qui nous permettent de trouver plus facilement ce que l’on cherche.

Quatrième point fort, les petits détails qui font la différence. Google semble avoir compris que les détails pouvaient faire la différence et la firme a donc décidé de tout faire pour produire un travail aussi soigné que possible. On appréciera ainsi les icônes retravaillées au pixel prêt ou encore les transitions entre les applications qui donnent un petit côté punchy à l’ensemble.

Alors bien entendu, la liste n’est pas du tout exhaustive. J’aurais aussi pu parler des nouvelles fonctionnalités apportées par Ice Cream Sandwich mais j’ai préféré les laisser de côté pour me concentrer sur l’utilisation de la plateforme. Après tout, on s’est déjà bouffé pas mal de vidéos de Face Unlock dont je pense que vous n’aurez aucun mal à trouver des infos complémentaires sur le sujet. En tout cas, pour finir, il faut aussi savoir que Google Android 4.0 est capable de lire bien plus de formats vidéos que les versions précédentes de la plateforme, il s’en tire ainsi parfaitement bien avec le MKV et ça fait franchement beaucoup de bien. Même chose aussi pour le nouveau clavier virtuel qui tombe mieux sous les doigts ou encore pour le navigateur web qui est vraiment une très bonne surprise et qui risque de simplifier la vie à pas mal de monde.


Test : Galaxy Nexus

L’autonomie

Et on en vient finalement à la question de l’autonomie. On le sait depuis longtemps, nos mobiles ultra modernes et ultra puissants ont parfois du mal à tenir la charge. Google a néanmoins prévu le coup en intégrant une batterie de 1.750 mAh. Grâce à cette dernière, le Galaxy Nexus pourra tenir une journée complète en utilisation soutenue, moitié moins en lecture de vidéos mais deux fois plus pour peu que l’on se contente des applications les plus traditionnelles (mail, sms, appels, Twitter, agrégateur rss). Le point intéressant, évidemment, c’est que la batterie du mobile est amovible et les plus exigeants pourront donc parfaitement investir dans une seconde batterie afin d’être certains de ne jamais tomber à sec.

Test : Galaxy Nexus

La conclusion

Qu’on se le dise, le Galaxy Nexus n’est pas une révolution. Comme mentionné un peu plus haut, ce mobile s’adresse avant tout aux développeurs et ses caractéristiques techniques s’alignent finalement sur la plupart des smartphones du marché. Cela étant dit, sa grande force, c’est justement d’être un Google Phone, ce qui veut donc dire que le Nexus profitera avant tout le monde des mises à jour déployées par la firme. Le fait d’être aussi le premier téléphone sous Ice Cream Sandwich plaide pas mal en sa faveur. C’est même son atout maitre et j’avoue être complètement tombé sous son charme.

Voilà pour ce test. J’ai certainement oublié quelques points, mais si vous avez des questions il ne faut pas vous en priver parce que les commentaires sont là pour ça.

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