Test : Microsoft Surface Pro 2

Le secteur de la mobilité a beaucoup évolué ces dernières années. A l’époque, les utilisateurs nomades devaient nécessairement s’orienter vers des ordinateurs portables peu autonomes et très onéreux. Les tablettes tactiles ont changé la donne, secouant un marché pourtant bien établi. Microsoft, de son côté, n’a pas su prendre le virage à temps et il aura finalement fallu attendre le lancement de Windows 8 en 2012 pour voir arriver les premières machines hybrides produites par la firme, des machines qui ne sont malheureusement pas parvenues à s’imposer sur le marché. Aujourd’hui, Microsoft a décidé de renouveler l’expérience avec deux nouveaux terminaux : la Surface 2 et la Surface Pro 2.

La première Surface Pro n’était pas un mauvais produit mais elle souffrait néanmoins de quelques défauts notables, dont une autonomie exécrable. La plupart des sociétés auraient décidé de jeter l’éponge mais Microsoft a préféré continuer sur sa lancée et bien lui en a pris puisque la Surface Pro 2 est une très bonne surprise.

Microsoft Surface Pro 2 : photo 1

La Surface Pro 2 en mode tablette.

Caractéristiques Techniques

Mais avant d’expliquer en quoi la Surface Pro 2 est un bon produit, il va falloir commencer par rappeler ses caractéristiques techniques. Elles sont connues de longue date mais une piqure de rappel ne peut pas faire de mal. Attention cependant car si Microsoft a choisi de décliner son terminal en quatre versions différentes, c’est le modèle de base qui m’a été fourni, un modèle qui est proposé à 879€ et qui intègre :

  • Ecran 16:9 ClearType Full HD de 10.6 pouces.
  • Résolution de 1920×1080, intéraction tactile multipoint 10 points.
  • Microarchitecture Haswell.
  • Processeur Intel Core i5 de 4ème génération.
  • Puce TPM*.
  • 4 Go de mémoire vive.
  • 64 Go d’espace de stockage.
  • WiFi 802.11 a/b/g/n, Bluetooth 4.0 basse consommation.
  • Caméra HD 720p à l’arrière de la coque, et en façade.
  • Microphone, haut-parleurs stéréo.
  • Capteur de luminosité ambiante, accéléromètre, gyroscope, magnétomètre.
  • Port USB 3.0, lecteur de carte micro SDXC, prise casque, port Mini DisplayPort.
  • Stylet inclue.
  • Dimensions : 274.5 x 173 x 13.46 mm.
  • Poids : 907 grammes.

* Une puce TPM se présente sous la forme d’un composant entièrement dédié au chiffrement matériel. Il est directement intégré à la carte mère des ordinateurs compatibles et il sert à stocker des données sensibles comme des clefs, ou des vidéos de chats. Quoi que, pour les vidéos de chats, ce n’est pas sûr..

Qui dit plusieurs versions dit également… plusieurs configurations. Très concrètement, l’offre de Microsoft s’articule autour de quatre modèles partageant exactement la même fiche technique, avec des variations touchant à la quantité de mémoire vive embarquée et à l’espace de stockage proposé. Les Surface Pro 2 64 Go et 128 Go profitent ainsi de 4 Go de mémoire vive, contre 8 Go pour les Surface Pro 2 256 Go et 512 Go. Côté prix, il faut compter 879€, 979€, 1279€ ou 1779€. Notez en outre que les accessoires sont vendus séparément. La Touch Cover 2, par exemple, est proposée à 119.99€, tandis qu’il faudra débourser 129.99€ pour la Type Cover 2.

Toutefois, Microsoft applique la même stratégie que Google et chaque Surface vendue s’accompagne de 200 Go de stockage offerts sur SkyDrive pendant 24 mois soit une économie nette de 148€. Cette offre n’intéressera pas forcément les personnes disposant d’un compte sur Dropbox ou Google Drive, mais elle permettra aux autres de rentabiliser l’achat de leur housse.

La Surface Pro 2 est-elle trop chère ? En toute franchise, cette question me hante depuis plusieurs semaines maintenant. Si on la compare aux principales tablettes du marché, en prenant en compte sa capacité de stockage, son prix est plutôt raisonnable, du moins pour les premiers modèles. Après tout, l’iPad Air 128 Go est proposé à 799€. Pour les ultra-portables, en revanche, le constat est assez différent.

Le problème, c’est que la Surface Pro 2 n’est ni une tablette, ni un ultra-portable. Elle se situe en réalité à mi-chemin entre les deux mondes, et c’est précisément pour cette raison qu’il est très difficile d’estimer avec précision son prix idéal. Ce qui est sûr, c’est que s’il est possible de trouver des machines hybrides à des tarifs bien plus attractifs, ces dernières n’offrent pas toutes le même niveau de finition. En la matière, la Pro 2 se positionne très clairement sur le haut de gamme, et c’est totalement assumé de la part de Microsoft.

Microsoft Surface Pro 2 : photo 2

La Microsoft Pro 2 vue de côté.

Microsoft Surface Pro 2 : photo 3

La Surface Pro 2 vu de dos.

Microsoft Surface Pro 2 : photo 4

La Surface Pro 2 vue de l’autre côté.

Design & Ergonomie

En terme d’esthétique, la Surface Pro 2 ressemble comme deux gouttes d’eau au modèle précédent, ou même à la Surface RT et à la Surface 2. Microsoft n’a pas cherché à réinventer la roue et on retrouve ainsi ce fameux châssis en alliage de magnésium, soit en VaporMg. La robe de la tablette, pour sa part, est d’un noir profond, contrairement à la Surface 2 qui arbore une coque grise et blanche.

L’ergonomie ne change pas non plus.

Sur la tranche supérieure de l’appareil, nous retrouvons ainsi le bouton de mise sous tension. Les contrôles du volume se situent sur la tranche gauche, à proximité de la prise casque et du port USB 3.0. Un placement optimale pour les gaucher, moins pour les droitiers. Qu’ils se rassurent cependant car ils pourront toujours se rabattre sur le port pour cartes micro SDXC, sur la sortie Mini Display Port et sur le connecteur magnétique dédié à l’alimentation de l’ardoise puisqu’ils sont tous placés au niveau de la tranche droite.

Puisqu’on en parle, sachez que le connecteur magnétique sus-cité ne servira pas qu’à brancher le câble d’alimentation. En réalité, il pourra également accueillir le stylet fourni avec la Surface Pro 2. Enfin, pour finir, sachez que le connecteur utilisé par les Touch Cover, Type Cover ou Power Cover se trouve… sur la tranche inférieure.

Mais l’une des grandes nouveautés de cette nouvelle édition de la Surface Pro, c’est le pied intégré à sa coque. Si ce dernier était déjà présent sur le modèle précédent, il ne pouvait prendre qu’une seule position. Microsoft a corrigé le tir avec la Pro 2 et ce fameux pied pourra ainsi s’incliner de deux façons différentes, il sera ainsi possible d’utiliser la tablette en la posant sur nos genoux. Un bon point pour tous ceux qui adorent live-tweeter toutes les émissions qu’ils regardent.

Lors de ma prise en main de l’appareil, j’avais émis quelques réserves en disant que la firme aurait du aller encore plus loin. Je le pense toujours, mais cette double-inclinaison convient tout de même à la plupart des usages et je ne suis pas parvenu à la mettre en défaut durant cette semaine passée en la compagnie de la tablette.

Il reste la question du poids. Qu’on se le dise, si la Surface Pro 2 est très compacte, ce n’est pas un poids plume pour autant et elle atteint ainsi les 907 grammes sur la balance. Ce n’est pas dramatique pour un ultra-portable, mais c’est déjà beaucoup plus gênant pour une utilisation de type tablette. Là, il vaudra mieux être installé confortablement dans son fauteuil, dans son canapé, ou se trouver un stagiaire non rémunéré (c’est plus drôle) pour la porter.

Est-ce que c’est grave ? Pas tant que ça, en fait, puisque la Surface Pro 2 ne répond pas à cette problématique. Si vous êtes à la recherche d’une tablette légère et maniable, il vaudra mieux vous orienter vers des produits concurrents comme l’iPad Air, l’iPad Mini, la LG G Pad 8.3 ou la Nexus 7. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive, mais l’idée est là. Quand on achète une Pro 2, c’est avant tout pour profiter d’une machine nomade capable d’allier plaisir… et travail.

Microsoft Surface Pro 2 : photo 5

La Type Cover 2, en version violette.

Microsoft Surface Pro 2 : photo 6

Rien à dire pour les touches, en revanche il n’en va pas de même pour le pavé tactile.

Microsoft Surface Pro 2 : photo 7

Le bouton sensitif, toujours situé sous l’écran.

Performances & Autonomie

On va commencer par parler de l’écran de la tablette. Comme évoqué au début de cet article, la Surface Pro 2 embarque un écran tactile ClearType de 10.6 pouces capable d’afficher une définition de type Full HD 1080p, soit du 1920×1080. Autant être claire, la dalle est de très bonne qualité, avec de très bons angles de vue et une belle restitution des couleurs et des contrastes.

Le gabarit, lui, me convient moins. Dix pouces, ça fait petit, surtout quand on est amené à jongler avec plusieurs fenêtres. Prenons l’exemple de Chrome. J’ai constamment une trentaine d’onglets ouverts au sein de deux fenêtres distinctes : l’éditeur de WordPress à droite, les sites habituels à gauche, avec une bonne dose de réseaux sociaux dedans. Cette configuration est très confortable sur l’écran de mon MacBook Air 13 pouces, mais elle l’est beaucoup moins sur l’écran de la Surface Pro 2.

La solution est toute trouvée, et elle consiste à superposer les fenêtres tout en balançant des petits « ALT+TAB » pour passer de l’une à l’autre en quelques secondes, mais on perd finalement pas mal de temps au bout du compte. C’est le prix à payer pour avoir une machine extrêmement nomade.

La principale particularité de la Surface Pro 2, c’est d’embarquer une microarchitecture de type Haswell. Si l’on en croit les différentes mesures faites par Tom’s Hardware, alors ces nouvelles puces serait en moyenne 9% plus rapides que les processeur Ivy Bridge. Ce n’est pas énorme, mais l’écart se creuse un peu plus sur la partie graphique avec un gain situé autour des 23%. Mais le réel point fort de ces nouvelles puces, c’est leur consommation maitrisée de l’énergie. Selon Intel, elles offriraient 50% d’autonomie en plus par rapport à la génération précédente. Inutile de préciser que ces données doivent être prises avec la plus grande prudence puisque tout dépend de l’utilisation qui est faite de la tablette.

Les chiffres, c’est bien, mais cela ne suffit pas. Or justement, qu’en est-il du ressenti général ? En toute franchise, la Surface Pro 2 m’a beaucoup impressionné. Pas de souci pour le web, pour les réseaux sociaux et pour les applications disponibles sur le Windows Store. Remarquez, avec un Intel Core i5, c’est un peu normal.

Mais il en va également de même pour les films en haute-définition. Là, aucune latence ne sera à craindre. Si vous le souhaitez, vous pourrez également profiter de toutes les fonctionnalités proposées par Photoshop, mais attention tout-de-même car les 4 Go de mémoire vive du modèle de base ne suffiront pas à ouvrir de très gros PSD, ou même à vous lancer dans le traitement de fichiers RAW volumineux sur Lightroom. Là, il vaudra mieux opter pour l’un des modèles supérieurs, avec 8 Go de RAM.

Je n’ai pas eu l’occasion de tester de logiciels de montage vidéo, en revanche. Si vous avez des retours là dessus, je suis évidemment preneur. Même chose pour la création 3D, d’ailleurs.

Qu’en est-il des jeux ? Là encore, j’ai été très surpris par les performances de cette petite ardoise. Les titres disponibles sur la boutique de Microsoft tournent sans aucun problème, bien sûr, mais la Surface Pro 2 peut aller bien plus loin grâce à Windows 8.1. Après avoir installé Steam et Origin, je me suis ainsi amusé à télécharger Left 4 Dead 2 et Sim City 4, sans grand espoir. Si le premier tourne sans aucun problème, il en va de même pour le second qui est pourtant réputé comme étant très gourmand. Il ne faut évidemment pas penser à mettre toutes les options à fond, mais la Pro 2 s’en sort avec tous les honneurs.

Seul bémol, l’espace de stockage. Après avoir installé ces deux titres et deux ou trois bricoles de plus, l’espace libre est effectivement tombé à 10 Go. Si vous avez de gros besoins, il vaudra donc mieux vous orienter vers un modèle plus costaud.

Le moment est venu d’évoquer l’autonomie de la tablette. Lors des premières heures passées en sa compagnie, la Surface Pro 2 était parvenue à dépasser les cinq heures sans recharge. En faisant un peu plus attention et en jouant avec certains réglages, je suis parvenu à atteindre, et même à dépasser les six heures. Un écart assez important, qui vient peut-être du fait que la batterie n’était pas encore rodée.

Mais le mieux reste à venir car Microsoft a déployé un correctif à la fin de la semaine dernière, un correctif qui a augmenté significativement l’autonomie de la Surface Pro 2. Cette dernière est alors parvenue à dépasser la barre des huit heures, pour une utilisation « normale ». Juste énorme.

C’est beaucoup mieux que la génération précédente, et ce n’est pas fini puisque Microsoft va lancer en début d’année prochaine une nouvelle housse équipée d’une batterie : la Power Cover. Si j’en crois les représentants de la firme croisés à l’occasion de la soirée de lancement des nouvelles ardoises, alors cette dernière permettrait d’étendre l’autonomie de la Surface Pro 2 de trois heures. On obtiendrait donc quelque chose comme onze heures d’autonomie.

Soit assez pour tenir durant une grosse journée de travail.

Microsoft Surface Pro 2 : photo 8

La Surface Pro 2 en mode ultra-portable.

Microsoft Surface Pro 2 : photo 9

L’écran d’accueil et ses tuiles.

Microsoft Surface Pro 2 : photo 10

Outlook, dans toute sa splendeur.

Fonctionnalités & Applications

La Surface Pro 2, comme chacun le sait, est livrée avec Windows 8.1. Cette mise à jour a été déployée le mois dernier et elle regroupe un certain nombre de nouveautés portant tout autant sur l’ergonomie du système que sur ses fonctionnalités. Je ne vais pas passer en revue toutes ses particularités. Ce serait beaucoup trop long, et pas forcément très intéressant. Non, en réalité, je vais surtout m’attarder sur ses améliorations les plus significatives.

L’écran de verrouillage

Windows 8.1 se rapproche plus de nos plateformes mobiles que de ses prédécesseurs. Comme ces dernières, il affiche au démarrage de la machine un écran de verrouillage capable de faire remonter différentes informations. En dehors du fond d’écran de l’utilisateur (les diaporamas sont autorisés), on retrouvera ainsi la date et l’heure, mais également un système de notifications assez complet.

En quelques instants et sans avoir besoin d’aller plus loin, nous pourrons ainsi connaître l’état de la batterie du terminal, le nombre de courriers électroniques en attente ou même les rendez-vous du jour. Point important, l’utilisateur aura la main sur ces notifications et il pourra ainsi choisir les applications qui auront le droit d’afficher des informations sur l’écran de verrouillage. Si les outils natifs développés par Microsoft sont totalement supportés, il en va de même pour Twitter, Facebook ou même Skype. Tout dépendra en réalité des applications installées sur la machine.

Pas mal, mais ce n’est pas terminé car il sera également possible de permettre à une application d’afficher des notifications enrichies. Si on sélectionne l’application Météo, par exemple, et bien nous verrons apparaître la température de notre région, mais aussi le nom de notre ville et l’état général du ciel, avec à la fois les minimales et les maximales.

L’écran d’accueil

Je pense que tout le monde sera d’accord pour dire que l’écran d’accueil de Windows 8 n’a pas fait l’unanimité. Pire, il a même été la cible d’un certain nombre d’attaques particulièrement désobligeantes. Microsoft n’est pas revenu en arrière et la firme a profité du déploiement de la première mise à jour majeure du système pour le rendre à la fois plus simple, plus accessible, plus ergonomique et plus facile à éditer.

Le concept, lui, ne change pas d’un poil. Une interface minimaliste, des tuiles de taille variable regroupées en groupes, des informations dynamiques qui s’affichent en permanence à l’écran, une navigation à l’horizontale, on se sent comme à la maison et l’écran d’accueil de Windows 8.1 ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de son grand-frère, avec quelques ajustements notables :

  • Support des fonds d’écran animés : Si vous le désirez, vous pourrez troquer la vieille photo de vos pantoufles ou de votre chat contre une image animée.
  • Nouvelle taille de tuile : Désormais, il sera possible d’afficher une tuile en grand, et donc d’afficher plus d’informations dynamiques. Pour la météo, par exemple, on aura le droit à la température du jour, au nom de notre ville, à l’état du ciel et même à des prévisions pour le lendemain. Outlook, de son côté, pourra afficher simultanément jusqu’à trois messages reçus. Même chose pour les rendez-vous de l’agenda, et ainsi de suite.
  • Accès rapide à la liste des applications : Il ne sera plus nécessaire d’appuyer sur un bouton pour accéder à la liste des applications installées sur la machine. Microsoft a effectivement implémenté un nouveau geste « multitouch » et il suffira ainsi d’effectuer un balayage vertical du bas vers le haut avec deux doigts pour retrouver cet écran. Plus simple, et surtout plus naturel.
  • Nouveau mode d’édition : Le truc vraiment sympa, avec Windows 8.1, c’est le nouveau mode d’édition de l’écran d’accueil. Il sera effectivement possible de sélectionner simultanément plusieurs tuiles pour les déplacer, les supprimer ou même modifier leur taille. Intuitif et rapide.

Ces améliorations ne changeront pas la face du monde, c’est certain, mais elles n’en restent pas moins très appréciables puisqu’elles vous permettront d’aller encore un peu plus loin dans la personnalisation de votre écran d’accueil.

La liste des applications

C’était l’un des autres points faibles de Windows 8. A la base, le système affichait toutes les applications installées sur l’ordinateur en enfilade. Cette présentation manquait de lisibilité. Désormais, il faudra compter sur de nouveaux filtres qui nous permettront de modifier rapidement l’ordre d’affichage de nos outils. S’il sera toujours possible de les afficher par ordre alphabétique, nous pourrons également les ranger par date d’installation, par fréquence d’utilisation ou même par catégorie. Résultat des courses, nous mettrons moins de temps à trouver ce que nous cherchons.

Et ce n’est pas fini puisque Windows 8.1 intègre également une recherche universelle capable d’aller puiser sur le web, dans nos documents ou dans les applications installées sur la machine. Une recherche accessible par l’intermédiaire de la fameuse « Charm Bar » et donc depuis n’importe quel écran. Comble de l’ironie, cette recherche s’avère, au quotidien, bien plus simple à utiliser que ce bon vieux menu « démarrer » tant regretté.

Après, il subsiste encore quelques incohérences et je pense notamment à ce champ de recherche intégré en haut à droite de cet écran. Il fait double emploi avec celui de la « Charm Bar » et Microsoft aurait parfaitement pu s’en passer.

Le multitâche

Contrairement à la plupart des plateformes mobiles présentes sur le marché, Windows 8 était parfaitement capable d’afficher simultanément deux applications en les plaçant côte à côte sur l’écran. Sa mise à jour va encore plus loin et il sera désormais possible d’en faire de même avec un maximum de quatre applications par écran ! Très impressionnant, bien sûr, mais tout dépendra en réalité de la taille de votre écran et de sa définition. Sur la Surface Pro 2, par exemple, on ne peut pas aller au delà de deux trois applications, à condition d’activer une option spécifique (deux sinon). Sur mon vieil écran externe de 19 pouces, la limite est repoussée à trois applications. Et ainsi de suite. A chaque fois, il sera possible de redimensionner nos colonnes à la volée en tirant le séparateur dans un sens ou dans l’autre, ce que ne permettait pas la version précédente du système.

Pas mal, mais ce n’est pas fini. En allant fouiner dans les paramètres de la machine, vous aurez effectivement la possibilité de personnaliser le fonctionnement du multitâche. Par défaut, lorsque vous effectuerez un balayage horizontale de la gauche vers la droite, vous pourrez basculer facilement d’une application à une autre, un peu comme si vous balanciez un petit « ALT+TAB ». Toutefois, si vous le souhaitez, vous pourrez également décider d’afficher les vignettes de toutes les applications ouvertes.

Si vous comptez user et abuser du multitâche proposé par Windows 8.1, il vaudra mieux opter pour cette dernière solution. En revanche, si cette fonction ne vous intéresse pas, alors le premier choix s’impose de lui-même.

La recherche

Comme évoqué un peu plus haut, la recherche est directement intégrée à la « Charm Bar » et il est donc possible d’y accéder depuis n’importe quel écran, y compris depuis le bureau traditionnel. C’était déjà le cas avec Windows 8, certes, mais Microsoft a beaucoup travaillé sur ce module afin de le rendre aussi convivial et simple à utiliser que possible.

Et la grande nouveauté de la recherche, finalement, c’est l’intégration de Bing. Si vous le souhaitez, vous pourrez bien évidemment la restreindre aux documents, aux applications et aux paramètres, mais il sera également possible d’aller chercher des images ou des vidéos sur le web. Mieux, pour certaines requêtes, nous aurons également droit à une présentation spéciale et cela fonctionne notamment avec nos amis les stars, comme Madonna.

Là, et bien nous aurons droit à la totale, soit à une fiche descriptive, aux morceaux les plus populaires, à la liste des albums, aux derniers clips et à l’affichage des résultats traditionnels. Dans certains cas, il sera même possible de lancer la lecture d’une piste en passant par le Xbox Music. Très sympa, et ça marche avec pas mal de requêtes différentes. Tenez, pour George Lucas par exemple, et bien le module sera capable de nous retourner sa filmographie, des vidéos d’interviews et plein d’autres contenus tous plus intéressants les uns que les autres.

Microsoft a donc choisi d’utiliser Windows 8.1 comme levier pour promouvoir son moteur de recherche. Ce n’est pas la première fois que la firme procède de la sorte, mais c’est un choix intéressant et cette stratégie devrait lui permettre de s’imposer un peu plus face au géant du genre, et donc face à Google.

Les nouvelles applications Modern UI

Windows 8.1 s’articule autour de deux environnements distincts. Si le bureau traditionnel est toujours présent, nous avons également droit à une interface Modern UI regroupant l’écran d’accueil, la liste des applications, la recherche ou même certaines applications diffusées par l’intermédiaire du Windows Store. Microsoft a évidemment développé des outils pour cet environnement et de nouveaux programmes accompagnent ainsi Windows 8.1 :

  • Alarme & Calculatrice : Je pense qu’il n’est pas vraiment nécessaire d’expliquer à quoi servent ces applications.
  • Cuisine & Vin : La bonne bouffe est à la mode et Microsoft ne pouvait pas passer à côté, la firme a donc développé une application entièrement dédiée au sujet avec du vin, des recettes et même un module pour enregistrer vos propres recettes. L’application est très visuelle, et très intuitive à utiliser, une belle création donc.
  • Listes de lecture : Il arrive parfois que l’on tombe sur des contenus notables, et intéressants. A l’aide de cette application, nous pourrons mettre de côté nos plus belles lectures et les organiser facilement pour y revenir ensuite.
  • Magnétophone : Parce que quelques bons mots valent parfois mieux que de longues phrases, Microsoft a conçu une application permettant d’enregistrer très facilement des notes audio.
  • Santé & Fitness : Manger, c’est bien, bouger c’est mieux, et Microsoft a ainsi conçu une application afin de nous permettre de rester en forme, et donc de faire de l’exercice, avec un grosse rubrique qui devrait plaire aux hypocondriaques puisqu’elle traite de tous ces terribles maladies qui peuvent nous assaillir au quotidien. Là encore, on retrouve des visuels imposants (sympa pour les mycoses) et une ergonomie particulièrement redoutable.

Microsoft ne s’est pas arrêté là et la firme a également beaucoup travaillé sur ses anciennes applications afin de rationaliser son écosystème. Je pense notamment à Outlook qui remplace l’ancien client mail et qui profite d’une interface mieux construite et plus professionnelle. L’application Cartes est également plus agréable à utiliser et il en va de même pour le lecteur de vidéo ou encore pour la galerie de photos. Et puis, il y a le calendrier qui affiche tous nos rendez-vous en enfilage, sur un axe horizontal, un peu comme une chronologie. Il sera évidemment possible de basculer sur une vue plus conventionnelle, plus traditionnelle.

Mais ces applications peuvent-elles remplacer les programmes traditionnels ? En réalité, tout est une question de point de vue, et d’utilisation. Pour le travail et la production de contenus, rien ne vaut le bureau traditionnel et tous les logiciels habituels. En revanche, pour la consultation et les loisirs, les applications Modern UI suffisent amplement. Surtout avec le multitâche.

Le bureau

Windows 8.1 apporte peu de changements au bureau traditionnel en dehors… de la réapparition du bouton « démarrer » bien sûr ! Pas la peine de rêver, il ne vous donnera pas accès au menu du même nom. Ceci étant, il peut s’avérer très pratique dans certains cas.

En réalité, sa fonction est double. Si vous effectuez un clic gauche sur ce menu, alors vous serez automatiquement renvoyés vers l’écran d’accueil et donc vers ces fantastiques tuiles qui vous bercent au quotidien. Toutefois, si vous le souhaitez, vous pourrez également opter pour un clic droit et accéder ainsi à un menu contextuel regroupant plusieurs options intéressantes :

  • Les options de configuration : Elle donnent accès à certains modules du panneau de configuration et notamment à la suppression de programmes, à la modification de la luminosité de l’écran, à l’activation du mode économie d’énergie, aux journaux des événements ou encore au gestionnaire de périphériques, sans oublier les paramètres réseau.
  • Les applications natives : Cette fois, ce sont les applications propres au système qui sont mises en avant avec un accès facilité à l’explorateur de fichiers ou encore au panneau de configuration.
  • Divers : Tout en bas de la liste, nous trouverons deux autres options permettant d’afficher le bureau, d’éteindre l’ordinateur, de le redémarrer ou de le mettre en veille.

Révolutionnaire ? Pas vraiment puisque ce fameux menu contextuel était déjà présent dans Windows 8. Il suffisait effectivement de faire un clic droit dans le coin en bas à gauche pour le faire apparaitre. La seule chose qui change, finalement, c’est que nous avons maintenant droit à une jolie icône.

Autre point et pas des moindre, si l’utilisateur le souhaite, il pourra également choisir de démarrer directement sur le bureau. Pour se faire, il devra effectuer un clic droit sur la barre des tâches et aller chercher l’option « Propriétés ». Il ne lui restera ensuite plus qu’à fouiner dans l’onglet « Navigation » pour trouver l’option adéquate.

Les paramètres

Les options de configuration de Windows 8.1 sont accessibles depuis deux outils distincts : le panneau du même nom et l’écran des paramètres. Quelle est la différence entre les deux ? Disons simplement que le panneau de configuration se destine plus aux administrateurs, avec une bonne dose de réglages avancés, tandis que le second vise plus l’utilisateur lambda, et donc le particulier.

Point intéressant, l’écran des paramètres de Windows 8.1 est maintenant beaucoup plus complet sur sur la version précédente du système. Plus complet, et plus accessible puisque toutes les options sont maintenant regroupées dans des rubriques dédiées. En allant fouiner dans le menu « PC & Appareils », par exemple, nous retrouverons tous les réglages en lien avec l’écran de notre ordinateur mais aussi avec les périphériques connectés. Du côté de SkyDrive, nous aurons droit à un joli camembert permettant de consulter d’un seul coup d’oeil l’état de notre espace de stockage.

Et ainsi de suite. Au final et même si les « power users » continueront de se rendre dans le panneau de configuration par habitude, l’écran des paramètres suffira amplement dans la plupart des cas et c’est plutôt une bonne chose puisque Windows n’en sera que plus facile à administrer, et à gérer.

Microsoft Surface Pro 2 : photo 11

L’agenda de Windows 8.1.

Microsoft Surface Pro 2 : photo 12

L’application météo.

Microsoft Surface Pro 2 : photo 13

Internet Explorer, et la Fredzone.

Les accessoires

Les Surface et Surface Pro ne seraient pas des… Surface et des Surface Pro sans leurs accessoires, et plus précisément sans des drôles de housses. Grâce à ces dernières, il est effectivement possible de les transformer en de véritables ultra-portables et d’en faire des machines extrêmement polyvalentes. Elles méritaient donc bien une rubrique dédiée, non ?

Touch Cover 2

Il s’agit de la housse d’entrée de gamme, qui reprend exactement les mêmes lignes et la même ergonomie que le premier modèle. Ses touches sont ainsi directement intégrées à la housse, au même titre que son pavé tactile.

Attention toutefois car il ne s’agit pas d’une banale copie de la première Touch Cover. En réalité, ce nouveau modèle apporte une nouveauté de taille, soit des touches rétro-éclairées. Il sera donc parfaitement possible de l’utiliser dans le noir absolu, et en pleine nuit. Microsoft a d’ailleurs eu la bonne idée d’intégrer à la barre des touches de fonction deux boutons pour régler l’intensité du rétro-éclairage, afin qu’il s’adapte à nos besoins, et à nos envies. Même chose, la firme a également eu le bon goût d’intégrer un capteur de luminosité qui sera capable de repérer la présence de nos doigts lorsqu’ils se trouveront à proximité des touches du clavier.

Sur le plan structurel, sachez que la Touch Cover 2 embarque également plus de capteurs au niveau des touches, afin d’améliorer le confort de frappe. Grâce à ces derniers, le clavier sera plus précis, et nous pourrons également avoir recours à des gestes « multitouch ». Il suffira par exemple de faire glisser deux doigts sur les touches numériques du clavier pour sélectionner du texte, pour le copier, le couper ou même le supprimer.

Prix de vente : 119.99€, disponible uniquement en noir.

Type Cover 2

Pour faciliter les longues saisies, Microsoft a également produit une autre housse intégrant cette fois des touches similaires à celles que l’on trouve sur les claviers traditionnels. Là encore, l’éditeur a bien fait les choses et nous aurons droit à un soupçon de rétro-éclairage afin que nous puissions continuer à travailler lorsque la lumière vient à manquer. Notez d’ailleurs que nous trouverons là encore deux touches permettant de régler l’intensité de la lumière dans la barre de fonction. Même chose pour le capteur de proximité.

Le pavé tactile, lui, est découpé à même la housse et il est donc similaire à celui de la Touch Cover 2. Et là, en revanche, le confort est moindre. Son principal défaut, de mon point de vue, c’est sa taille. Petit, étroit, il est assez pénible à utiliser, notamment à cause de ses boutons qui prennent pas mal de place. En outre, il supporte lui aussi des gestes « multitouch » afin que nous puissions accéder plus rapidement au multitâche ou à la « Charm Bar ». Des gestes qui réduisent encore un peu plus la surface de travail effective. C’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à les désactiver au bout de quelques heures à peine.

Alors bien sûr, tout est une question de point de vue. Mais quand vous avez l’habitude d’utiliser le pavé tactile d’un MacBook Air ou d’un MacBook Pro, par exemple, et bien celui de la Type Cover 2 et de la Touch Cover 2 laisse franchement à désirer.

Prix de vente : 129.99€, disponible en violet, en rose, en bleu et en noir.

Power Cover

Inutile d’éplucher frénétiquement la catalogue de Microsoft, la Power Cover n’est pas encore disponible à la vente et il faudra attendre l’année prochaine, soit 2014, pour en profiter. Je n’ai d’ailleurs pas eu l’occasion de la tester, contrairement aux autres accessoires évoqués dans cette rubrique.

Ceci étant, ce n’est pas une raison pour ne pas en parler.

Pour faire simple et pour aller droit à l’essentiel, cette housse ressemble comme deux gouttes d’eau à la Type Cover 2. Elle intègre ainsi un vrai clavier physique complet, mais aussi un pavé tactile, sans oublier ce bon vieux rétro-éclairage. Bien, mais il y a une petite chose en plus, soit une batterie additionnelle qui augmentera l’autonomie de notre Surface. Si Microsoft n’a pas encore communiqué officiellement sur sa capacité, et si nous ignorons tout de ses caractéristiques techniques, j’ai eu l’occasion de poser quelques questions à un représentant de la firme. Selon ce dernier, le Power Cover devrait conférer trois heures d’autonomie supplémentaire à notre tablette.

Prix de vente : 199.99€, disponible uniquement en noir.

Docking Station

Les Surface et Surface Pro ont été conçues comme des machines nomades, pouvant être utilisées à la fois comme des tablettes tactiles et comme des ordinateurs ultra-portables. Toutefois, dans certains cas, nous pouvons également avoir besoin d’une machine sédentaire, et du confort d’un grand écran.

Cela ne surprendra personne, les ardoises de Microsoft sont parfaitement capables de se connecter à un écran externe, ou même à un ensemble clavier / souris si besoin est. Ceci étant, l’éditeur a souhaité nous simplifier la vie et c’est précisément ce qui l’a poussé à produire une station d’accueil entièrement dédiée aux Surface Pro. Son nom ? La Docking Station, et elle ne sera pas non plus disponible avant l’année prochaine.

Ceci étant, la firme de Redmond a eu la bonne idée d’amener un exemplaire de sa station à l’occasion de sa soirée du mois dernier. J’ai donc eu l’occasion de m’en approcher et même de poser mes mains dessus. Côté finition, rien à redire, elle est aussi belle à regarder que les Surface. Mais son atout, finalement, se situe au niveau de sa connectique puisqu’elle embarque trois ports USB 2.0, un port USB 3.0, une entrée / sortie audio, un port ethernet, une sortie Mini DisplayPort et une prise d’alimentation. Sa mise en place est assez simple puisqu’il suffit de poser la tablette sur la base et de resserrer les deux parois latérales pour maintenir solidement cette dernière, et pour relier ses ports à la base. Cerise sur le gâteau, la Docking Station ne bloquera pas la housse et il sera donc parfaitement possible de continuer à l’utiliser en mode clavier comme si de rien n’était.

Prix de vente : 199.99€, disponible uniquement en noir.

Touch Cover

Si Microsoft a cessé de produire des Type Cover, la firme continue de proposer des Touch Cover à la vente. Ces dernières n’apportent rien de plus que le modèle original, si ce n’est un tarif des plus attractifs puisqu’elles sont proposées à partir de 79.99€. Le tout avec des éditions limitées, à motifs, proposées à 129.99€. Plutôt pratique pour ceux qui ont un budget limité, et qui n’ont pas les moyens de claquer plus de 100€ dans une housse, aussi perfectionnée soit-elle.

Microsoft Surface Pro 2 : photo 14

L’application Cartes, elle aussi intégrée à Windows 8.1.

Microsoft Surface Pro 2 : photo 15

Santé & Fitness, tout pour prendre soin de soi.

Microsoft Surface Pro 2 : photo 16

Cuisine & Vin, parce que c’est aussi important de savoir se faire plaisir.

Conclusion

Si les premières Surface manquaient clairement de maturité, Microsoft est parvenu à rattraper son retard avec ces nouvelles ardoises, et notamment avec la Surface Pro 2. Toujours aussi agréable à regarder, elle a en plus le mérite de corriger les défauts de jeunesse de sa grande soeur avec une puissance de calcul et une autonomie revues à la hausse.

La Surface Pro 2 est-elle un bon produit ? Oui, assurément, mais elle ne convient pas à tous les usages, à tous les publics. Si vous recherchez une ardoise légère et nomade, il vaudra mieux vous orienter vers la concurrence, ou vers une Surface 2. En revanche, si vous avez besoin d’un ultra-portable robuste, flexible et pouvant s’inscrire dans une infrastructure professionnelle, alors vous pourrez difficilement trouver mieux. Cerise sur le gâteau, si vous le souhaitez, vous pourrez même faire tourner quelques jeux pas trop gourmands.

Reste la question du prix et là, et bien je pense qu’il est nécessaire de bien relativiser les choses. Tout le monde n’a pas les moyens de claquer entre 900€ et 1800€ dans un ordinateur, c’est certain, et il existe de nombreuses machines hybrides moins chères et plus abordables. Mais attention, car ces dernières n’offrent pas toutes le même niveau de finition et c’est exactement le même principe que pour les smartphones ou même les ordinateurs traditionnels. Trouver des unités centrales à moins de 500€, ce n’est pas difficile. Sur le papier, ces dernières peuvent même paraître très intéressantes. Toutefois, il y a une autre donnée à prendre en compte : la durabilité.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Les machines proposées à des tarifs attractifs peuvent aussi tenir le coup plusieurs années. Maintenant, il n’est pas rare non plus d’avoir, parfois, de très mauvaises surprises. Je pense notamment à certains constructeurs spécialisés dans le « low cost » qui n’ont pas toujours une attitude très responsable à l’égard des consommateurs.

Il est également important de bien comprendre que la Surface Pro 2 n’est pas qu’une simple tablette. Grâce à Windows 8.1, elle se positionne aussi sur le segment des ultra-portables. Et si on ajoute à cela les 200 Go offerts pendant vingt-quatre mois sur SkyDrive, on obtient des configurations complètes démarrant à 850€, housse comprise. Très concrètement, donc, la Surface Pro 2 de base coûte cinquante euros plus cher qu’un iPad Air 128 Go. Avec un clavier, et surtout avec un système d’exploitation identique en tout point à ce que l’on trouve sur nos ordinateurs de bureau, ou même sur nos portables.

Et ce n’est pas tout puisque ce même modèle se paye même le luxe d’être moins cher que le premier MacBook Air 11 pouces, vendu pour sa part à partir de 999€. Un MacBook Air pesant 100 grammes de plus que la Surface Pro 2.

La Surface Pro 2 est-elle chère ? Bien sûr, et elle conviendra pas à tous les budgets. Ceci étant, il en va de même pour la plupart des machines positionnées sur ce segment. Moralité, si vous recherchez une machine nomade offrant autant de possibilités qu’un ultrabook pour un encombrement moindre, et dotée en plus d’un écran tactile, et bien vous ne pourrez pas trouver mieux à l’heure actuelle.