Test du Moto E, le petit smartphone qui cache bien son jeu

Motorola n’en a pas fini avec le monde des smartphones, loin de là, et il nous le prouve en sortant régulièrement de nouveaux terminaux. C’est au mois de mai que la firme a ainsi levé officiellement le voile sur le Moto E, un nouveau mobile classé dans la catégorie de l’entrée de gamme et disponible chez nous pour 119€. Un prix très attractif, c’est certain, mais suffisamment pour que l’on puisse se dire que la qualité n’est pas au rendez-vous. Ce serait pourtant se tromper.

Car si le Moto E paraît petit et faible, il en a dans le ventre et arrive même parfois à nous surprendre par sa réactivité. Reste à voir si cela peut suffire à se laisser convaincre par le Moto E. Et devinez quoi, c’est justement le but de ce test complet.

La boîte du Moto E

La boîte du Moto E

Spécifications

Avant de commencer à parler du ressenti utilisateur, il peut être nécessaire de faire un petit rappel des spécifications techniques du Moto E, afin que tout le monde soit bien au point. On a donc pour le Moto E :

  • un écran de 4,3 pouces pour une résolution de 960 × 540 pixels (256 ppp) ;
  • un processeur Qualcomm Snapdragon 200, à deux cœurs et cadencé à 1,2 GHz ;
  • un GPU Adreno 302 ;
  • 1 Gio de RAM ;
  • 4 Go de mémoire interne ;
  • un port de cartes microSD jusqu’à 32 Go ;
  • un objectif principal de 5 mégapixels ;
  • des puces Wi-Fi 802.11 b/g/n, Bluetooth 4.0 Low Energy, GPS ;
  • deux ports de cartes SIM ;
  • une batterie de 1 980 mAh ;
  • des dimensions de 124,8 × 64,8 × 12,3 millimètres ;
  • un poids de 142 grammes ;
  • un prix de 119€.

À part ça, le Moto E est disponible en deux coloris, à savoir noir ou blanc. Son écran a subi un traitement Gorilla Glass qui le rend résistant aux éclaboussures comme aux micro-rayures. Par ailleurs, on retrouvera au-dessus de l’écran un voyant de notifications, toujours utile.

En ce qui concerne la boîte, elle contient bien évidemment le Moto E mais aussi un guide démarrage rapide accompagné d’un petit livret de sécurité. On retrouvera les habituels écouteurs ainsi que le câble de synchronisation qui nous permettra surtout de recharger le Moto E. Manque de bol, il faudra se passer de l’adaptateur secteur.

La boîte du Moto E, vue du haut

La boîte du Moto E, vue du haut

Design et ergonomie

Le design du Moto E est simple avec son haut-parleur et son micro bien visibles en façade. Cependant le smartphone reste élégant, notamment avec son dos doux qui fait que le Moto E est particulièrement agréable à prendre en main… malgré son épaisseur. Car il faut bien le dire : 12,3 millimètres, ça commence à faire épais, et il ne fallait pas plus.

Sur les tranches, le Moto E marque un point en arborant peu de détails, puisqu’on ne trouvera que la prise casque sur le dessus, le port microUSB sur le dessous et deux boutons sur la tranche droite : le bouton de mise sous tension qui accompagne celui de contrôle du volume. On notera cependant un petit bémol concernant ces boutons qui sont un peu durs à l’appui. Sans réclamer une force surhumaine non plus, on aurait aimé un peu plus de douceur.

Le Moto E dans toute sa splendeur

Le Moto E dans toute sa splendeur

Ces boutons sont d’ailleurs les seuls physiques que l’on trouve sur le Moto E, Motorola ayant préféré s’en tenir uniquement aux boutons tactiles d’Android, et c’est tant mieux. Enfin, tant mieux, ça dépend des goûts, remarquez, et ce sera donc à vous de savoir si vous aimez ou non les boutons.

On ne trouvera donc pas de cache pour les ports de cartes SIM et le port de cartes microSD. Pour accéder à ces derniers, il faudra en effet retirer le dos du Moto E qui nous réserve une petite surprise puisqu’il cachait un petit détail qui a son importance : la batterie du Moto E n’est pas amovible, et il faudra donc faire avec celle fournie par défaut, qu’elle nous plaise ou non.

Impossible de retirer la batterie qui est trop bien gardée

Impossible de retirer la batterie qui est trop bien gardée

Avec son écran de 4,3 pouces, le Moto E n’est pas imposant et est utilisable facilement avec une seule main, ce qui a tendance à se perdre un peu, à l’heure où les écrans de 5 pouces sont partout.

Esthétiquement parlant, ce sera à chacun de se faire son propre avis. Mais si vous voulez le mien, sachez que je le trouve plutôt agréable à regarder, même s’il est un peu épais. Son dos est légèrement arrondi, ce qui fait qu’il a un peu de mal à rester en place si vous cherchez à l’utiliser alors qu’il est posé sur une table ou autre. Bon après, ce n’est pas vraiment non plus comme ça qu’on utilise nos smartphones le plus souvent, hein.

Le dos du Moto E est tout doux

Le dos du Moto E est tout doux

Expérience utilisateur

Avoir un smartphone avec une bonne prise en main, c’est important, mais encore faut-il que le reste soit intéressant. Et c’est le cas. À commencer par l’écran, qui est loin d’être mauvais.

Le Moto E tient dans la main, et c'est bien

Le Moto E tient dans la main, et c’est bien

À l’heure où l’on n’entend rien d’autre que de la Full HD 1080p avec des pixels partout, on peut se dire que la résolution de 960 × 540 pixels qu’embarque le Moto E est peut-être un peu trop faible, mais il n’en est rien. Car il ne faut pas oublier que nous avons affaire à un écran de 4,3 pouces, et l’image affichée par celui-ci n’a pas à rougir face à d’autres smartphones plus grands et plus puissants.

Alors bien sûr, la résolution et la densité de pixels, ça ne fait pas tout, puisqu’il faut aussi regarder du côté de la qualité de l’image rendue et, là encore, le Moto E s’en sort très bien, avec une image nette et précise, ainsi que de très belles couleurs. Par ailleurs, la luminosité de l’écran est suffisante pour une utilisation à l’extérieur, et ça c’est plutôt pas mal.

L'écran du Moto E est de très bonne qualité

L’écran du Moto E est de très bonne qualité

Côté puissance, le Moto E n’est bien sûr pas une bête de course avec son processeur Snapdragon 200 et son unique Gio de mémoire vive. Mais il a cependant de bonnes ressources : il est très réactif et ne m’a pas fait attendre pour ouvrir une application. Par ailleurs, il accepte sans broncher de faire tourner des jeux en 3D qui restent tout aussi fluides que sur d’autres smartphones plus haut de gamme.

Dès les premiers jours d’utilisation, j’ai été également très surpris de l’autonomie du Moto E. Agréablement surpris, en fait : la batterie se vide très lentement, et j’aurais même réussi à le faire tenir tout un week-end complet sans couper aucun service, en allant jusqu’à lui demander une connexion 3G et un positionnement GPS durant toute une matinée.

À propos d’autonomie d’ailleurs, le Moto E intègre un économiseur de batterie. Concrètement, cela signifie que lorsque le niveau de la batterie est faible, le Moto E va couper automatiquement certains services parmi les plus gourmands en énergie, afin de durer plus longtemps. Bien sûr, il est possible de désactiver cette fonctionnalité à tout moment.

Système et applications

L’économiseur de batterie n’est pas la seule fonctionnalité embarquée par le Moto E : comme tout terminal ne disposant pas d’une version pure d’Android, le Moto E est livré avec une petite panoplie d’applications plus ou moins utiles qui nous viennent tout droit de Motorola. Cette panoplie est cependant très réduite, comme vous allez pouvoir le constater par vous-même.

Parmi ces applications, on comptera notamment Motorola Alerte, une application qui va vous permettre de désigner certains contacts comme étant des contacts de secours, à appeler en cas d’urgence, un appel qui pourra être déclenché d’un simple appui sur un bouton, ce qui peut toujours servir en cas de pépin.

Motorola Alerte, pour ne pas mourir tout seul dans un coin

Motorola Alerte, pour ne pas mourir tout seul dans un coin

On trouvera également Motorola Assist qui elle vous permettra de déclencher certaines actions comme mettre le smartphone en silencieux dès lors que votre agenda indique que vous êtes occupé. Pratique, Assist dispose également d’un mode nuit, pour couper les notifications quand vous dormez.

Hormis cela, le Moto E vient avec Motorola Migrate, l’outil de Motorola qui permet, comme son nom l’indique, de migrer ses données depuis son ancien smartphone, ce qui est très pratique pour ne pas se retrouver perdu quand on change de téléphone.

L’application de la caméra est par ailleurs un peu différente de celle que l’on peut voir sur un terminal Nexus. En particulier, pas de Photo Sphere malgré que l’on soit sous Android 4.4, et ça c’est quand même bien dommage.

En ce qui concerne la qualité des clichés pris, elle est bonne, si on ne s’approche pas de trop près. Le capteur de 5 mégapixels permet de prendre de bonnes photos, mais sans plus, et il ne faudra pas vous attendre à pouvoir capturer de petits détails. Quoiqu’il en soit, cela peut largement suffire pour une utilisation basique, mais je vous laisse en juger avec les quelques photos qui suivent, toutes prises avec le Moto E.

Verdict

J’ai été plus que surpris du Moto E. Pour seulement 119€, Motorola frappe un grand coup avec un smartphone d’entrée de gamme qui peut facilement rivaliser avec des terminaux un peu plus chers. Fluide, beau et très agréable à prendre en main, le Moto E peut être acheté les yeux fermés pour quiconque souhaite un bon smartphone pour pas trop cher.

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