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Test : Nikon V1

Après mon test du Nikon J1, il fallait bien que je m’occupe du Nikon V1. Si ces noms ne vous disent rien, on rappellera tout de même que ces deux appareils photo sont les premiers hybrides de Nikon. Et si le constructeur a tardé à investir ce marché, il a tout de même fait son possible pour rattraper son retard et on peut dire que ces deux petits bijoux numériques sont très sympathiques à utiliser. Or justement, si vous vous posez plein de questions au sujet du V1 et que vous avez envie de connaître ses atouts mais aussi ses faiblesses, et bien ce n’est pas compliqué parce qu’on va justement en parler en long, en large et en travers dans cet article.

Test : Nikon V1

Présentation & packaging

J’en ai déjà parlé lors de mon article sur le J1 mais je vais tout de même vous rappeler les principales caractéristiques des Nikon 1. En dehors de leur capteur de 10 mégapixels, ces derniers intègrent surtout une nouvelle monture et un nouveau capteur. Pour la monture, la seule chose qu’il faut savoir c’est que le motorisation est entièrement déportée sur les objectifs. Ce n’est pas une grande surprise mais il fallait tout de même le souligner. Le capteur, quant à lui, a été souvent montré du doigt, certains vont même jusqu’à dire qu’il est nettement moins performant que celui des autres hybrides, mais soyez rassurés puisqu’il couvre les besoins de la plupart des utilisateurs.

Le point intéressant et qu’il faut absolument soulever, c’est le fait que toute la gamme « 1 » est compatible avec la monture F de Nikon. Concrètement, vous allez donc pouvoir utiliser les autres optiques du constructeur avec votre hybride et c’est quand même très positif, surtout quand on sait que ce sont justement ces dernières qui coûtent le plus cher.

En outre, sachez que le modèle qui m’a été prêté par LDLC est celui qui est vendu avec un objectif Nikkor 10 mm f/2.8. Une très belle bête si vous voulez mon avis. Pour le reste, en dehors de la documentation habituelle, la boite contient également une sangle pour se la jouer quelque chose de bien, la batterie de l’appareil et tout le câblage qui va bien. On reste dans le minimum syndical, donc.

Voilà et si vous souhaitez tout savoir du V1, je vous invite à aller consulter la fiche technique de l’appareil sur le site de Nikon.

Atout(s) : compacitité du boitier, compatibilité avec monture F, package complet.

Faiblesse(s) : capteur un peu faiblard face à la concurrence (du moins en apparence).

Test : Nikon V1

Ergonomie & prise en main

On va essayer d’être un peu structuré et on va donc commencer par énumérer les points communs entre le V1 et le J1. Concernant la forme du boitier, pas de surprise, on retrouve exactement le même esprit… et donc aussi les mêmes défauts. Si Nikon a mis le paquet sur les matériaux utilisés dans la conception de son hybride, il a malheureusement oublié de mettre en place une poignée ou un grip. Résultat des courses, tout comme le J1, le V1 ne tient pas toujours bien en main et c’est bien dommage. Pour le reste, et bien les deux appareils sont presque similaires en tout point. On retrouve ainsi le même écran non inclinable et les mêmes commandes au dos de l’appareil. Même chose aussi pour la trappe située sous le boitier et qui permet d’accéder à la batterie mais aussi au port pour la carte SD.

Passons maintenant à ce qui change. Comme vous pouvez le voir sur les photographies qui accompagnent cet article (et qui ont été prises avec le J1), le Nikon V1 intègre un viseur en plus de l’écran qui passe, quant à lui, de 460.000 points à 921.000 points. Et ça, on peut dire que ça change complètement la donne, surtout pour ceux qui sont habitués au confort d’un réflex. Citons également la présence d’un capteur de proximité qui désactive automatiquement l’écran lorsqu’on approche son oeil du viseur. Sur le dessus, on peut également souligner le fait que les deux déclencheurs sont un peu plus proches l’un de l’autre. Si vous voulez prendre une photo alors que vous êtes en train d’enregistrer une vidéo, ce sera donc plus facile. En revanche, si vous vous emmêliez déjà les pinceaux avec le J1, cela n’arrangera pas votre problème. Parmi les menus détails, on peut également remarquer que le bouton de mise sous tension du boitier est en métal. Amusant, puisque le J1 arbore quant à lui un bouton en plastique.

L’autre gros changement, en plus du viseur, c’est évidemment l’absence d’un flash intégré. Certains tiqueront sans doute à la lecture de ces quelques lignes mais c’est finalement une bonne chose puisque Nikon l’a troqué contre une griffe sur laquelle vous pourrez accrocher un flash ou… un micro externe. C’est d’ailleurs pour cette raison que la trappe dissimulant le port micro USB et le port HDMI a été déplacée sur la gauche. Ces derniers sont effectivement accompagnés par une entrée micro…Ca, c’est vraiment une très bonne surprise. De même pour la batterie qui est identique à celle du D700 et qui devrait donc lui assurer une autonomie plus que confortable.

Ce qui est nettement moins drôle, en revanche, c’est que le sélecteur de mode est strictement identique à celui du J1 et on ne peut donc pas accéder aux modes avancés et manuels en passant par cette roue. Il faudra ainsi aller fouiller une fois de plus dans les menus de l’appareil pour trouver notre bonheur. Notez d’ailleurs qu’il en va de même pour la sensibilité et c’est d’autant plus regrettable que le V1 est censé être un peu plus orienté « pro » que le J1.

Atout(s) : compacité du boitier, allure générale du produit, roue codeuse, présente d’une griffe pour brancher un flash / micro externe, présence d’une entrée micro en plus du port mini USB et du port HDMI.

Faiblesse(s) : manque une poignée ou un grip, emplacement de la trappe de la batterie et de la carte SD, sélecteur de mode trop succinct, pas de prise sur les options les plus communes (sensibilité, balance des blancs).

Test : Nikon V1

Performances & qualité d’image

Pas de grosse surprise de ce côté-là, le Nikon V1 est aussi performant et rapide que le J1. C’est plutôt logique puisqu’ils partagent tous les deux les mêmes caractéristiques et, surtout, le même processeur double coeur, à savoir l’Expeed 3. On appréciera tout particulièrement le mode rafale vraiment très efficace ou encore l’autofocus véloce qui devrait vous permettre d’obtenir de très bons résultats sans avoir à trop vous casser la tête. Grosse pensée d’ailleurs pour les fonctions vidéos qui sont aussi une très bonne surprise. A part le mode ralenti qui est plus anecdotique qu’autre chose, évidemment… D’ailleurs, j’ai également été surpris par la qualité de l’enregistrement sonore. Nikon a effectivement opté pour un micro stéréo et il faut avouer que ce dernier s’en sort plutôt bien.

Toutefois, le V1 et le J1 ne sont pas des copies conformes pour autant. La grande différence du V1, c’est l’ajout d’un obturateur mécanique. Si vous n’êtes pas très familiers de ces choses là, il faut simplement savoir que ce dernier est censé être plus performant lorsqu’on prend en photo des sujets en mouvement. Autant dire que cette particularité devrait sans doute intéresser tous les amateurs de photos sportives…

Voilà pour les grandes lignes. Pour le reste, donc, je vous invite à aller consulter mon précédent article sur le Nikon J1. Vous y trouverez plus d’informations.

Atou(s) : rapide, très bon autofocus, de belles performances sur les prises de vue, très bonne qualité sur les enregistrements de vidéos.

Faiblesse(s) : mise au point manuelle peu ergonomique, mode ralenti anecdotique pour la vidéo.

Test : Nikon V1

Instant animé & sélecteur de photo optimisé

Là encore, j’ai longuement abordé le sujet lors de mon test du Nikon J1 mais je vais quand même y revenir. Pour ceux qui ne les connaissent pas encore, ces modes sont avant tout destinés au grand public. Le mode « instant animé » va vous permettre d’enregistrer une vidéo d’une seconde sur laquelle vous pourrez ajouter une petite musique. Son utilité ? Tout simplement monter une petite animation, de quoi permettre à Mme Michu de briller auprès de ses collègues. Le mode « sélecteur de photo optimisé », quant à lui, est nettement plus intéressant puisqu’il va permettre à l’appareil de capturer instantanément une vingtaine de clichés. Sur ces 20 photos, il va en sélectionner les cinq meilleures. Et sur ces cinq meilleures, il mettra en avant la photo qui lui semble la plus réussie.

Alors bien sûr, sur un appareil comme le J1 – qui se destine avant tout aux photographes amateurs -, ces modes sont parfaitement justifiés. En revanche, sur un appareil comme le V1 qui est censé s’adresser à des utilisateurs un peu plus exigeants, on peut se poser pas mal de questions. Pourquoi ? Tout simplement parce que ces derniers auraient sans doute apprécié de pouvoir accéder aux modes de prise de vue avancés directement depuis le sélecteur de mode. En l’état, il faut effectivement passer par le menu du boitier pour les activer et c’est quand même très gênant sur ce type de produits.

Test : Nikon V1

En conclusion

Si vous avez eu la patience de lire cet article jusqu’au bout, vous pensez peut-être que le Nikon V1 m’a déçu. En réalité, ce n’est pas vraiment le cas. Certes, cet hybride n’est pas parfait – en même temps quel appareil peut se vanter de l’être – mais il remplit très bien son office et il obtient même de bons résultats. Le viseur est indéniablement un plus et il devrait sans doute contenter tous ceux qui ne jurent que par leur réflex. En revanche, ce que je ne parviens pas à comprendre, ce sont les raisons qui ont poussé Nikon à opter pour les mêmes contrôles que sur le J1. Certains oublis m’avaient effectivement exaspéré sur ce dernier (je vous laisse deviner lesquels) mais ils sont encore plus agaçant sur le Nikon V1 qui, je le répète, ne s’adresse pas forcément au même public.

En revanche, le V1 a tout de même quelques points forts qu’il convient de souligner. En dehors du viseur, on pourra ainsi citer la présence d’une griffe ou encore celle d’une entrée pour un micro externe. Les amateurs de photos de sport apprécieront aussi sans doute l’obturateur mécanique. De même pour l’autonomie vraiment bluffante de l’appareil et qui me change énormément du Nex-5 que j’avais testé en 2010.

Alors la question que vous vous posez peut-être, c’est de savoir quel Nikon 1 choisir. Et bien là, les amis, tout dépend en fait de votre budget. Ce que l’on peut remarquer, c’est que ces derniers ne souffrent pas d’un écart de prix très important. Avec la même optique, le V1 coûte environ 200 € de plus que le J1 chez LDLC. Certes, c’est tout de même une somme mais vu les améliorations apportées par le V1, cela mérite peut-être d’y réfléchir un peu, non ? Et pour terminer, voici une petite vidéo qui devrait vous permettre d’en apprendre un peu plus sur ce boitier. En outre, notez que des photos supplémentaires se trouvent sur le Facebook et sur le Google+ de la Fredzone. Et pour toute question, et bien les commentaires sont là pour ça…

Atout(s) : compacitité du boitier, compatibilité avec monture F, package complet, allure générale du produit, roue codeuse, présente d’une griffe pour brancher un flash / micro externe, présence d’une entrée micro en plus du port mini USB et du port HDMI, rapide, très bon autofocus, de belles performances sur les prises de vue, très bonne qualité sur les enregistrements de vidéos.

Faiblesse(s) : capteur un peu faiblard face à la concurrence (du moins en apparence), manque une poignée ou un grip, emplacement de la trappe de la batterie et de la carte SD, sélecteur de mode trop succinct, pas de prise sur les options les plus communes (sensibilité, balance des blancs), mise au point manuelle peu ergonomique, mode ralenti anecdotique pour la vidéo.




Test : Nikon V1