Test : Sony Tablet S

Sony est arrivé bien après les autres constructeurs sur le marché des tablettes tactiles. Cela dit, plutôt que de s’aligner avec les produits proposés par ces derniers, la firme nippone a préféré jouer la carte de l’originalité avec deux produits qui ne ressemblent pas vraiment avec ce à quoi nous a habitué la concurrence : la Tablet P et la Tablet S. Et justement, figurez-vous que Sony a accepté de me confier une Tablet S, vous allez donc pouvoir découvrir un peu plus bas mes impressions à son sujet ainsi qu’une poignée de photos et de vidéos qui vous permettront de voir l’ardoise d’un peu plus près…

Test : Sony Tablet S

Les caractéristiques techniques

Comme à chaque fois, nous allons commencer par rappeler les caractéristiques techniques de la Sony Tablet S histoire que tout le monde les ait bien en tête. La tablette propose donc un écran LCD TrueBlack de 9.4 pouces offrant une résolution de 1280 pixels par 800, un processeur double coeur Nvidia Tegra 2 cadencé à 1 Ghz, 1 Go de mémoire vive, entre 16 Go et 32 Go d’espace de stockage suivant le modèle, un port pour cartes SD, une caméra de 5 mégapixels située à l’arrière de la tablette, une seconde caméra frontale VGA pour la visio-conférence, un port USB, le WiFi, le Bluetooth, une puce GPS, une télécommande infrarouge (on en reparlera un peu plus tard) et une batterie de 5.000 mAh qui lui offre une autonomie très convenable.

Un produit doté de spécifications très correctes, donc, mais qui risquent de se prendre un petit coup de vieux compte tenu de la nouvelle génération qui approche à grands pas. Le Tegra 3 commence en effet à se généraliser et je pense que nous risquons d’avoir pas mal d’annonces en ce sens durant le CES 2012.

Côté logiciel, la Tablet S embarque Google Android 3.2 (une fois la mise à jour installée, sinon elle est livrée avec la version 3.1) mais nous devrions très prochainement pouvoir profiter de Ice Cream Sandwich sur la belle. Dans la boite, nous allons également trouver un chargeur, la notice et c’est à peu près tout.

Test : Sony Tablet S

Design et ergonomie

La plupart des tablettes tactiles du marché sont rectangulaires et plates. On a beau dire mais elles ne se distinguent pas toujours les unes des autres et se contentent finalement de proposer le même genre de « form factor » (avec tout de même quelques nuances, cela va de soi). Sony n’envisage pas les choses de la même manière et la firme a ainsi opté pour une forme très originale faisant penser à un magazine replié sur lui-même. La bordure gauche de la tablette est donc légèrement plus épaisse, ce qui assure une prise en main optimale lorsqu’on tient la tablette en mode portrait et ce qui a aussi pour effet de la surélever légèrement lorsqu’on la pose sur une surface plane en mode paysage. C’est un choix ergonomique original, bien sûr, mais très intéressant. En outre, notez que la Tablet S pèse quelque chose comme 587 grammes sur ma balance et elle est effectivement très légère.

Pour le reste, on appréciera la finition de l’ensemble même si nous aurions aimé que le constructeur opte pour des matériaux un peu plus nobles. Sur la tranche de gauche, nous allons trouver la prise casque ainsi qu’une trappe en plastique dissimulant le port USB ainsi que le port pour cartes SD. Un peu plus bas, nous aurons également la première enceinte. Sur la tranche de droit, nous allons trouver trois boutons rapprochés les uns des autres et servant à allumer ou à mettre en veille la tablette mais aussi à contrôler le volume. Tout comme sur l’autre tranche, nous allons ensuite trouver un peu plus bas la seconde enceinte.

De mon point de vue, la tablette présente deux défauts. Le premier, c’est l’écran qui n’a pas été traité contre les tâches et contre les traces de doigts. Bien sûr, il est très lumineux et on peut parfaitement regarder un film sans pour autant devoir le nettoyer, mais Sony aurait tout de même pu faire un peu plus d’efforts de ce côté là. Le second défaut de l’ardoise, c’est l’emplacement des enceintes. Lorsqu’on tient le terminal face à soi, les paumes de nos mains viennent naturellement se placer sur les ouvertures, ce qui aura pour effet d’étouffer légèrement le son.



Les performances et la capture photo / vidéo

On en arrive à la partie qui ne manquera pas de satisfaire tous les Geeks en mal de benchmarks. Tout comme pour le Galaxy Nexus et le Galaxy Note, j’ai fait le choix d’utiliser quatre applications de mesure spécialisées pour que vous puissiez vous faire une idée des performances brutes de la Tablet S. Comme à chaque fois, je tiens néanmoins à rappeler que ces outils sont très perfectibles et qu’il ne faut pas toujours les prendre au pied de la lettre.

  • BenchmarkPi : 555.
  • Quadrant : 1684.
  • Linpack : 54.922.
  • An3DBench : 7737.

En dehors de ces résultat, ce que je peux vous dire, c’est que la tablette est vraiment très véloce. Que vous jongliez entre plusieurs applications, que vous vous fassiez plaisir avec un film en 720p (pas eu l’occasion de tester le 1080p encore) ou que vous vous détendiez avec quelques jeux récupérés sur la Tegra Zone, la tablette répond au doigt et à l’oeil. En ce qui me concerne, j’ai toutefois remarqué quelques latences sur certains titres mais ces dernières ont été corrigées avec la dernière mise à jour déployées par Sony.

La capture d’images et de vidéos ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Le capteur est de bonne qualité, c’est vrai, et le rendu des couleurs semble plutôt correct mais c’est finalement l’enregistrement de vidéos qui pose le plus de problème. Car en effet, le micro intégré à la tablette est loin, très loin, de s’avérer suffisant et autant dire que tous ceux qui font beaucoup de vidéos risquent d’être très déçus. Et en même temps, quand on veut faire des petits films ou des petits clips, l’ardoise n’est pas forcément le produit le plus adapté.

Test : Sony Tablet S

Interface et Sony’s Touch

Comme mentionné un peu plus haut, la Sony Tablet S tourne sous Honeycomb. Si vous connaissez la plateforme et si vous avez déjà eu l’occasion de poser les mains dessus, vous ne serez pas pris au dépourvu. Pour les autres, en revanche, et bien le mieux reste de vous reporter à la vidéo qui suit et qui vous permettra de voir Google Android en action.

Ce que l’on peut souligner, en revanche, c’est que Sony a sorti l’artillerie lourde en équipant sa tablette de plusieurs solutions logicielles très intéressantes. La firme a également fait quelques modifications sur Honeycomb (on appréciera notamment l’écran dédié aux applications) mais ce sont vraiment les applications livrées avec l’ardoise qui font la différence. Outre les éternels lecteurs de musique et de vidéos qui sont malheureusement incapables de lire autre chose que du MP4, on va également trouver un outil dédié au DLNA, un lecteur de livres électroniques et une application qui va vous permettre de transformer votre Tablet S en télécommande universelle ! Et ça, c’est franchement très pratique puisque l’ardoise va vous permettre de prendre la main sur n’importe quel appareil connecté à votre réseau domestique et ce qu’il s’agisse d’une télévision, d’un lecteur blu-ray, d’une chaine hifi ou même d’un home cinéma. En la jouant fine, il est alors possible de s’initier aux joies de la domotique. D’autant plus que l’outil n’est pas uniquement compatible avec les produits de la marque. Si vous avez une télévision Samsung, ce n’est pas un drame, vous pourrez aussi mettre en place cette solution.

La liste n’est pas exhaustive, évidemment, puisqu’on va aussi trouver un lecteur de flux sociaux (Twitter, Facebook) ainsi que des liens vers Music et Video Unlimited. On peut également profiter d’une application dédiée à la lecture de mails et pas mal d’autres outils que je n’ai plus en tête à l’heure où j’écris ces lignes. En fin de compte, avec cette tablette, on comprend tout de suite que Sony préfère miser sur l’écosystème plutôt que sur les performances brutes.



Les jeux

Reste évidemment la question des jeux. Côté puissance, pas de craintes à avoir, tous les titres que j’ai eu l’occasion de tester tournent parfaitement avec la Tablet S. Notez cependant que je ne suis pas un grand gamer nomade alors mes essais se sont limités à quelques titres. En revanche, ce qu’il faut souligner, c’est que Sony a décidé d’appliquer avec sa tablette la même stratégie que celle initié avec le Xperia Play. Comprenez que la Tablet S va vous permettre de jouer à des titres PlayStation et que l’on trouve même un store dédié où il sera possible de trouver des monuments vidéo-ludiques comme ce bon vieux Destruction Derby. Une bonne chose, donc, mais ces jeux n’ont malheureusement pas été remaniés pour l’occasion. Ils offrent par conséquent des graphismes assez pauvres, très pixelisés et qui devraient sans doute vous arracher quelques râles de désespoir. Même chose d’ailleurs pour les contrôles virtuels qui ne pouvaient pas être moins bien pensés que ça. On retrouve en effet sur l’écran la fameuse croix directionnelles ainsi que les quatre boutons traditionnels, certes, mais aussi les gachettes. Et là, très clairement, je défie quiconque d’arriver à obtenir de bons scores avec cette configuration.

Sans aller jusqu’à intégrer un pad comme pour le Xperia Play, Sony aurait donc pu faire un petit effort de ce côté là. Bien heureusement, la tablette se rattrape très largement avec le Market, c’est vrai, mais aussi et surtout avec la Tegra Zone. Et là, c’est vraiment que du bonheur. Même si le catalogue de la Tegra Zone compte encore peu de titres, ces derniers n’en restent pas moins magnifiques et ils sauront trouver leur place dans le quotidien des gamers.

Test : Sony Tablet S

En conclusion

On en vient à la fin de cet article. Au final, si la Tablet S n’est pas parfaite, cela n’en reste pas moins un très bon produit. Sous le capot, c’est vrai, on retrouve les mêmes caractéristiques que la plupart des tablettes du marché. Cela dit, tant au niveau du « form factor » que des solutions logicielles embarquées, Sony parvient à tirer son épingle du jeu et à nous proposer un produit original, pertinent et qui ne laisse pas indifférent. Alors c’est certain, le côté rétro-gaming est anecdotique et on pourra déplorer le fait que le lecteur embarqué est incapable de lire des formats plus exotiques que le MP4, mais cette tablette prouve une fois de plus le savoir-faire de Sony et l’arrivée prochaine de Ice Cream Sandwich (qui, lui, peut lire la plupart des formats vidéo du marché) risque d’améliorer pas mal de choses.

Et si vous avez des questions, les commentaires sont là pour ça !

Test : Sony Tablet S

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Frédéric Pereira est l'auteur de cet article

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