Test : Sony Xperia Tablet S

Dévoilée durant l’été, en plein mois d’août, la Sony Xperia Tablet S s’impose comme la troisième tablette tactile lancée par le constructeur japonais. Une nouvelle ardoise qui s’inscrit dans la droite lignée de la première Tablet S, mais avec des spécifications revues à la hausse et un design remis au goût du jour. Plus puissante, plus moderne, plus séduisante, elle embarque également un grand nombre d’outils maison, des outils qui permettent d’en faire un véritable hub numérique. Et la bonne nouvelle du jour, c’est que Sony m’a justement confié un exemplaire de sa nouvelle tablette, vous allez donc pouvoir la découvrir plus en détails tout au long de ce test qui lui est entièrement consacré.

Un test qui n’a pas vocation de démonstration technique. Comme à chaque fois que je suis amené à tester un nouveau produit, mon objectif consiste avant tout à vous faire part de mes impressions en tant qu’utilisateur. Ne vous attendez donc pas à trouver des mesures précises, d’autres font cela bien mieux que moi.

Test : Sony Xperia Tablet S

Spécifications Techniques

Comme à chaque fois, nous allons commencer par nous intéresser aux spécifications techniques de la Sony Xperia Tablet S. Si vous le désirez, vous pouvez aller consulter sa fiche technique sur le site de Sony mais on peut tout-de-même rappeler que cette nouvelle ardoise embarque un écran LCD TFT de 9.4 pouces traité anti-trace et offrant une résolution de 1280 pixels par 800, un processeur Nvidia Tegra 3 cadencé à 1.3 Ghz, 1 Go de mémoire vive, entre 16 Go et 64 Go d’espace disque selon le modèle choisi, un port pour cartes SD/SDHC/SDXC, le WiFi 802.11a/b/g/n, le Bluetooth 4.0 et une puce GPS.

Plus loin, on trouve également un accéléromètre, un gyroscope, une boussole numérique et un capteur de luminosité ambiante. Ces derniers sont accompagnés par un port infra-rouge qui nous permettra de prendre le contrôle de notre téléviseur. On reviendra plus en détails sur ce point un peu plus bas. En outre, la Xperia Tablet S profite également d’un capteur de 8 mégapixels situé sur sa coque arrière ainsi que d’un second capteur de 1 mégapixel en façade pour la visio-conférence. Autre précision utile, l’autonomie annoncée sur le site du constructeur est fixée à 12 heures pour une utilisateur standard (web, musique, vidéo).

Voilà pour la partie matérielle. En ce qui concerne la plateforme embarquée, sachez que la tablette profite de Google Android 4.0.3, version sur laquelle est venue se greffer la surcouche du constructeur.

Test : Sony Xperia Tablet S

Package, Design et Ergonomie

Maintenant que les présentations sont faites, on peut aller un peu plus loin et nous intéresser cette fois au package, au design et à l’ergonomie de l’ardoise. Côté boîte, pas de grosse surprise, Sony a opté pour le strict minimum. En dehors de la documentation que personne ne lit jamais, on trouve ainsi la tablette, le câble de synchro / recharge et le chargeur. Pas de casque, donc, ou de petit chiffon pour essuyer l’écran de la Tablet S. Et il est important, ce petit chiffon, non mais !

Bien heureusement, l’ardoise rattrape merveilleusement bien ce terrible manque. Soyons clair, les courbes de la Sony Xperia Tablet S ne plairont pas forcément à tout le monde, c’est une évidence. Toutefois, à moi, elles me plaisent, ces courbes. Elles me plaisent d’autant plus que cette nouvelle tablette est beaucoup plus fine que la précédente et qu’elle joue, en plus, la carte des matériaux nobles avec une coque en aluminium qui ne manque vraiment pas de charme. Le tout avec quelques pincées de plastique quand même. En toute franchise, je reste très admiratif du boulot accompli par les designers et par les ingénieurs de chez Sony.

L’ergonomie a aussi été retravaillée pour l’occasion. En fait, Sony semble avoir pris en compte toutes les critiques dont avait été victime la première Tablet S pour proposer un produit plus abouti et nettement plus agréable à utiliser. Sur la tranche droite, on trouvera ainsi trois boutons permettant respectivement d’allumer ou de mettre en veille la tablette et de contrôler son volume. Concernant ce dernier point, on peut remarquer la présence d’un petit picot sur le bouton servant à augmenter le volume. Un picot qui nous permettra de nous repérer plus facilement et qui nous évitera bien des erreurs. Très malin. En outre, toujours dans cette zone, on trouvera également une LED de notification bien pratique et qui changera de couleur en fonction de l’état de la batterie ou encore des notifications reçues.

Test : Sony Xperia Tablet S

De l’autre côté, sur la tranche droite du terminal, on pourra mettre la main sur la prise micro mais également sur une trappe en plastique qui dissimule le port pour la carte SD. Une trappe qui est reliée au reste de la carlingue par l’intermédiaire d’une languette en plastique souple. Sous la tablette, et donc sur sa tranche inférieure, on va retrouver deux enceintes qui encadreront le connecteur. Un connecteur qui est camouflé par une seconde trappe en plastique, une trappe qui n’est pas attachée au terminal et qui risque par conséquent de valoir quelques sueurs froides aux plus étourdis.

Puisqu’on en parle, il faut également préciser que Sony a encore opté pour un connecteur propriétaire. Et il y a mieux encore puisque ce n’est pas le même connecteur que pour la première Tablet S. J’avoue que j’ai du mal à comprendre l’intérêt de changer de connecteur a tout bout de champ et de ne pas se contenter d’une formule standard. Remarquez, Sony n’est pas le seul constructeur du marché à procéder de la sorte, mais c’est quand même très rageant et c’est finalement là l’un des seuls défauts de la Xperia Tablet S.


Performances & Capture Photo / Vidéo

Maintenant qu’on s’est intéressé au contenant, on va pouvoir passer au contenu et examiner les performances de la Sony Xperia Tablet S en matière de puissance brute et en matière de capture de photos et de vidéos. Forcément, on ne change pas une équipe qui gagne et je me suis donc appuyé sur quatre outils de benchmarking – BenchmarkPi, Quadrant, Linpack et An3DBench – pour déterminer la puissance de la nouvelle ardoise de Sony.

  • BenchmarkPi : 389.
  • Quadrant : 4403.
  • Linpack : 102.908.
  • An3DBench : 7.727.

Que pouvons-nous déduire de ces chiffres. Et bien déjà que la Xperia Tablet S serait un poil moins puissante que l’une de ses principales rivales, à savoir la Samsung Galaxy Note 10.1. Ce qui n’a rien de très étonnant en soi puisque cette dernière profite d’un processeur un peu plus véloce et du double de mémoire vive. Cela étant dit, les chiffres ne font pas tout non plus et, en pratique, je n’ai pas constaté de différences flagrantes entre les deux terminaux.

Test : Sony Xperia Tablet S

Pour une utilisation standard (mail, web, réseaux sociaux), la Sony Xperia Tablet S s’avère d’une rapidité redoutable. Même chose d’ailleurs pour le visionnage de films. Lire des vidéos en 720p ou en 1080p ne lui pose aucun problème particulier. Concernant ce point, je tiens d’ailleurs à signaler que l’écran de la tablette est d’excellente facture avec des noirs… bien noirs. Par contre, le lecteur proposé par défaut n’est visiblement pas capable de lire tous les codecs, il faudra donc prévoir l’installation d’une autre application pour profiter de toute votre collection de divx.

Okay, tout ça c’est fantastique, mais les jeux dans tout ça ? Là encore, rien à déclarer. Qu’il s’agisse de ce bon vieux Dead Trigger ou même de titres en provenance de la Tegra Zone, la tablette ne souffre d’aucun ralentissement. Y compris si vous avez quelques applications qui tournent en fond de tâche, d’ailleurs. Malgré toutes mes tentatives pour tenter de la « fatiguer », la bougresse s’en est sortie avec tous les honneurs.

Et les fonctions de capture photo / vidéo alors ? En toute franchise, c’est vraiment pas mal. Habituellement, sur les tablettes, on retrouve des capteurs un peu poussifs et qui montrent très vite leurs limites. Bien sûr, le capteur embarqué dans la Xperia Tablet S n’est pas parfait, mais il s’en sort quand même assez bien. On parvient même à obtenir des résultats très corrects lorsque la luminosité ambiante est suffisante. En revanche, dès qu’elle vient à manquer, les choses se dégradent très rapidement avec des photos très bruitées et totalement inexploitables. Exactement comme avec un iPhone 4S ou encore un Galaxy S3.

Test : Sony Xperia Tablet S

Google Android & Surcouche

Ce qui nous amène bien évidemment à parler de la plateforme mobile elle-même et, plus précisément, de la surcouche mise au point par Sony. Pour Google Android, pas grand chose à dire, on retrouve toujours nos applications qui se mélangent allègrement à nos widgets sur les différents écrans d’accueil proposés, le tout avec cette bonne vieille zone de notification si pratique et ces trois boutons propres à la plateforme qui nous permettent de naviguer dans chacun de ses menus. Si vous avez déjà touché à des terminaux tournant sous Ice Cream Sandwich, c’est sûr, vous vous sentirez comme à la maison.

Toutefois, vous remarquez aussi quelques changements et quelques ajouts plutôt intéressant. Tout en haut de l’écran, par exemple, on pourra trouver un mini dock qui pourra contenir quatre ou cinq applications de votre choix. Des applications que vous retrouverez ensuite sur chaque écran d’accueil. Très pratique, cette zone vous permettra donc d’accéder à vos outils préférés sans avoir à les chercher sur vos différents écrans d’accueil ou même sur la fenêtre listant toutes les applications installées sur le terminal.

Tout en bas, dans la longue barre horizontale et vers le milieu, on va également pouvoir mettre la main sur deux boutons, des boutons qui vous offriront la possibilité soit d’accéder à un second dock contenant ces fameux widgets popups qui étaient présents sur la première Tablet S (mais avec un peu plus de choix cependant), soit de lancer la télécommande universelle, cette même télécommande qui vous permettra ensuite de piloter votre téléviseur avec célérité. Compatible avec des centaines de marques et de modèles différents – et pas seulement du Sony -, cette nouvelle télécommande propose en outre des macro pour automatiser certaines actions. En revanche, je ne sais pas si cela vient de moi, mais il semblerait que la PlayStation 3 ne soit pas compatible avec cette télécommande. Ou vice-versa. Du coup, si vous avez des infos sur le sujet, et bien je suis preneur. Concernant les widgets en popup, on peut tout-de-même préciser que ces derniers permettent d’accéder à des applications (comme le navigateur web) dans une fenêtre apparaissant en surimpression sur le logiciel en cours d’exécution. On peut ainsi aller vérifier des références sur le web en regardant une vidéo, ou encore accéder à la calculatrice en travaillant sur une feuille de calcul, on retrouve finalement la même idée que pour le mode multi-fenêtré de Samsung. Très intéressant, et très efficace au quotidien.

Test : Sony Xperia Tablet S

Après, il y a aussi toutes ces applications pré-installées sur l’ardoise et qui vous permettent de profiter de l’écosystème Sony. On pourra citer Music Unlimited, Video Unlimited ou encore PlayMemories Online, mais pas seulement. A côté de ça, on va également trouver Socialife, une application regroupant tous nos flux sociaux, ou encore Sony Select, un outil de découverte centralisant les applications conseillées par le constructeur.

Génial, mais j’ai gardé le meilleur pour la fin. Sony a effectivement pensé à intégrer un outil qu’on ne trouve nulle part ailleurs : le mode Invité. Un mode spécifique et qui va tout simplement vous permettre de créer un ou plusieurs profils de consultation avec des les droits de votre choix. Idéal pour les enfants ou même pour les amis. Surtout que vous pourrez définir les applications accessibles et même protéger le tout par un mot de passe ultra sécurisé histoire d’éviter les mauvaises surprises. Une très bonne surprise et sans aucun doute l’un des atouts maitres de la tablette.


En conclusion

Il y a un point qui manque dans cet article et qui concerne l’étanchéité de la tablette. Si vous avez suivi l’actualité, vous n’êtes sans doute pas sans savoir que la Xperia Tablet S est censée pouvoir résister aux éclaboussures d’eau. Bon, il ne s’agit pas non plus de l’immerger dans sa baignoire, hein, mais disons que les ingénieurs de Sony ont fait en sorte que leur nouvelle tablette puisse résister à quelques gouttes d’eau afin de la rendre aussi résistante que possible.

Mais voilà, il semblerait que la coquine ne soit pas si imperméable que ça. Sony a donc décidé de retirer sa tablette de la vente pour enquêter plus en amont sur ce problème. En outre, si vous avez déjà craqué pour la belle, sachez que le constructeur va vous permettre prochainement de procéder au diagnostic complet de votre ardoise. Et si cette dernière présente ces mêmes dysfonctionnements, alors on vous proposera de la réparer gracieusement.

Reste à évoquer la question de l’autonomie et du prix. Pour le premier point, je ne suis pas parvenu à dépasser les 12 heures d’autonomie annoncées par Sony. Mon record personnel se situe autour de 10 heures, ou de 10 heures trente, mais pas plus. Côté prix, Sony a opté pour un positionnement tarifaire démarrant à 399€ pour le modèle de base et donc pour celui embarquant 16 Go d’espace de stockage. C’est évidemment plus cher qu’une Nexus 7 (150€ de plus pour la même capacité) mais il ne faut pas oublier que la nouvelle tablette de Sony embarque un écran de 10 pouces et un lecteur de cartes SD. Après, évidemment, tout dépend des usages et de l’utilisation que vous ferez de votre tablette.

Cela étant, cette Sony Xperia Tablet S est vraiment une très bonne surprise. La première Tablet S m’avait plu à l’époque, c’est vrai, mais elle souffrait tout-de-même d’un bon nombre de défauts assez gênants et ces derniers ont presque tous été corrigés avec cette nouvelle édition. Et franchement, mes impressions sont vraiment très positives, Sony a fait du bon boulot et je pense que c’est typiquement avec ce genre de terminaux que la firme nippone prouve tout son savoir-faire. Le seul bémol, finalement, se situe au niveau du connecteur propriétaire.

Pour finir, si vous avez envie de voir plus de photos de la bête, sachez que vous trouverez tout ce qu’il vous faut sur mon Google+ ou sur mon Facebook. En outre, sachez que tous mes tests vidéos sont disponiblessur ma chaine YouTube. Et on se retrouve très vite avec un autre test qui risque de vous faire très plaisir, à savoir celui du Samsung Galaxy Note 2. Miam !



Frédéric Pereira est l'auteur de cet article

Floodeur compulsif, est très actif sur Twitter ou encore sur Facebook. Sachez en outre que la Fredzone a une page sur Google+.

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  • Thomas

    Plutot sympa le design coté Sony. Par contre la trappe à l’arrière … aïe !! Ca fait cheap.
    Encore une fois une nouveauté sous Androïd qui ne sort pas sous JB …
    Pour la création de profils, ça par contre c’est top ! Je ne comprend pas pourquoi sur les iPad il n’y a pas ce genre de chose. Tellement mieux de prendre sa tablette et de retrouver toutes ses appli à soi, on la prête -> mode invité et ils n’auront pas accès à nos données, la copine qui l’utilise -> ses applis à elle, etc etc
    Alors Fred, prêt à renouveller la tienne ? ;)

    • http://www.fredzone.org Fred

      Yep, je ne l’aime pas non plus mais je pense que Sony n’a pas eu le choix pour le coup. Parce que derrière, faut bien pouvoir poser la tablette sur un dock et une attache aurait pu compliquer la vie des accessoiristes. Donc ça, à la rigueur, on peut le comprendre. En revanche, pour le connecteur propriétaire, c’est moins sympa et c’est finalement le seul point noir de la tablette de mon point de vue.

      Le mode invité est mortel de chez mortel, c’est clair que c’est vraiment un super apport :)

      Et sinon, pour JB, c’est vrai que c’est frustrant mais la première Tablet S avait été mise à jour assez vite donc je suis plutôt confiant pour le coup.

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