TRAPPIST-1 : les exoplanètes du système abriterait beaucoup d’eau !

TRAPPIST-1 fascine les astronomes depuis sa découverte et plusieurs chercheurs ont récemment réalisé une étude portant sur le calcul de la masse et de densité de chacune des sept planètes situées autour de l’étoile. D’après leurs conclusions, certaines de ces exoplanètes devraient abriter d’importantes quantités d’eau.

L’étude en question a été menée par les astronomes de l’ESO et donc de l’Observatoire européen austral. Pour se faire, les chercheurs ont fait appel à plusieurs instruments différents. Kepler, bien sûr, mais aussi Spitzer, SPECULOOS et TRAPPIST.

Trappist-1

Trappist-1 ne serait finalement pas le paradis extraterrestre qu’on nous a vendu.

Ils ont ensuite croisé les données relevées par ces instruments afin de dresser le portrait robot des exoplanètes situées autour de TRAPPIST-1.

TRAPPIST-1, un système fascinant à bien des égards

Le plus intéressant reste naturellement à venir. En s’appuyant sur la masse et sur la densité de ces planètes, les astronomes ont pu conclure que cinq d’entre elles étaient susceptibles d’abriter de l’eau… en grande quantité.

En effet, d’après les calculs effectués par les chercheurs de l’étude, certaines de ces planètes abriteraient jusqu’à 5 % de leur masse en eau. Histoire de mettre ce chiffre en perspective, il faut rappeler que l’eau présente sur notre propre planète représente environ 0,02 % de sa masse.

Toutes les planètes ne seraient cependant pas logées à la même enseigne. L’exoplanète la plus éloignée de l’étoile (h) serait ainsi recouverte d’une épaisse couche de glace et les deux plus proche (b et c) pourraient être pour leur part entourées de vapeur d’eau.

Pour trouver de l’eau à l’état liquide, il faudrait donc se tourner vers les quatre exoplanètes situées dans la zone d’habitabilité de leur étoile et donc vers d, e, f et g.

De l’eau sur les exoplanètes du système ?

La première est la moins massive de toutes les planètes du système et elle représente ainsi 30 % de la masse de notre monde. Les chercheurs pensent qu’elle peut être soit entourée d’une épaisse atmosphère, soit recouverte d’un vaste océan. La seconde est plus dense que la Terre, mais moins massive et cela pourrait s’expliquer par la présence d’un noyau en fer plus dense que le nôtre.

Quant aux deux dernières, compte tenu de la distance les séparant de leur étoile, elles pourraient contenir beaucoup de glace. D’après les chercheurs, elles seraient cependant aussi susceptibles d’abriter des molécules lourdes comme le dioxyde de carbone.

La vraie question, c’est évidemment de savoir si ces planètes peuvent potentiellement abriter la vie. En théorie, cela semble possible, mais la mise en place du télescope spatial James Webb devrait nous aider à en apprendre un peu plus au sujet de ce système, et nous permettre notamment de déterminer si ces planètes abritent une atmosphère.