TRAPPIST-1 n’aurait rien du paradis extraterrestre

TRAPPIST-1 n’aurait finalement rien du paradis extraterrestre que nous pensions. En réalité, ce serait même tout le contraire et le système tiendrait ainsi davantage de l’enfer astronomique à cause de son étoile. Enfin d’elle, ou plutôt de son activité.

Le système en question ne se trouve pas très loin du nôtre. Pas à l’échelle galactique en tout cas puisqu’il se trouve à environ 40 années-lumière de notre propre système.

Trappist-1

Trappist-1 ne serait finalement pas le paradis extraterrestre qu’on nous a vendu.

L’étoile a été découverte pour la première fois en 2015 et elle a très vite attiré l’intention des astronomes. En l’observant attentivement, ces derniers ont fini par trouver pas moins de sept exoplanètes situées dans son orbite.

TRAPPIST-1, le système de tous les fantasmes

L’annonce a été faite par la NASA en février dernier et TRAPPIST-1 a alors fait la une de tous les médias et de tous les sites spécialisés.

Depuis, les astronomes ont poursuivi leurs observations et certains d’entre eux ont ainsi fait appel aux services du télescope spatial Kepler pour tenter d’obtenir davantage d’informations sur l’étoile.

Kepler est en fonction depuis quelques années maintenant. Ce télescope a été développé spécialement pour détecter et inventorier les exoplanètes et donc les planètes situées dans des systèmes lointain. Il en a trouvé plusieurs milliers grâce à ses instruments, des instruments capables de mesurer finement les changements de luminosité des étoiles situées dans son champ.

Or justement, en examinant TRAPPIST-1 avec Kepler, ces astronomes ont réalisé que l’étoile était sujette à d’importantes sautes d’humeur se traduisant par de puissantes vagues d’énergie relâchées tout autour d’elle.

Mieux, les chercheurs ont même pris le temps de tenir un décompte complet et ils ont ainsi pu observer pas moins de 42 éruptions en l’espace de seulement quatre-vingt jours. Pire, la plus puissante d’entre elles a même déployé une énergie comparable à celle de la tempête solaire survenue dans notre propre système en 1859.

Une naine rouge de caractère

C’est évidemment un problème, car les chercheurs pensent que les planètes situées dans l’orbite de l’étoile doivent supporter fréquemment ces assauts répétés. En conséquence, il est plus que probable que leur atmosphère ait été totalement déchiré par ces puissantes vagues d’énergie. Pour résister à de tels assauts, il faudrait effectivement que leur champ magnétique se situe entre plusieurs dizaines et plusieurs centaines de gauss, soit plusieurs milliers de fois celle de la Terre.

Résultat des courses, si vous comptiez déménager là-bas dans un avenir proche, il sera sans doute préférable d’attendre encore un peu avant de mettre un terme à votre bail actuel. Juste histoire de voir si les prochaines études confirment les observations faites par ces chercheurs.

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