Trappist-1 serait un système plus ancien que prévu

Trappist-1 a fait couler beaucoup d’encre depuis sa découverte et il n’a visiblement pas fini d’alimenter les conversations. La NASA a en effet procédé à de nouvelles observations et l’agence spatiale américaine pense désormais que le système est plus ancien que prévu. Il serait même peut-être trop ancien pour abriter la vie.

Trappist-1 est un système assez particulier. Situé à trente-neuf années-lumière de la Terre, il se compose en effet d’une étoile et de sept planètes. Il ressemble donc beaucoup au système solaire.

Trappist-1

Les astronomes s’intéressent depuis plusieurs années à lui et ils ont mené différentes études afin d’en apprendre le plus possible à son sujet.

Trappist-1, un système qui fascine de nombreux astronomes

Plus tôt dans l’année, le Harvard-Smithsonian Center of Astrophysics s’est notamment intéressé à l’étoile du système et les chercheurs du centre ont alors fait une étonnante découverte.

Les planètes du système baignent littéralement dans de puissantes radiations émises par leur étoile. Des radiations bien supérieures à celles touchant notre propre planète.

Intriguée, la NASA a eu envie d’aller plus loin et l’agence a ainsi constitué une équipe de scientifiques afin de déterminer l’âge de l’étoile. Les efforts consentis ont rapidement payé et les chercheurs ont ainsi découvert que l’âge de l’astre était compris entre 5,4 et 9,8 milliards d’années.

Des chiffres évidemment très impressionnants, d’autant que notre propre système existe depuis environ 4,5 milliards d’années. Plus surprenant encore, les premières estimations faites par les astronomes dataient l’âge du système autour des cinq cents millions d’années. Le système serait donc bien plus ancien que nous le pensions.

Trappist-1 serait beaucoup plus ancien que prévu

C’est évidemment un problème puisque les planètes ont la fâcheuse tendance à perdre leur atmosphère et leur eau au fil de leur existence. Encore plus dans des systèmes très exposés aux radiations.

Tout n’est cependant pas perdu pour autant. Comme le rappelle la NASA dans son communiqué de presse, la plupart des planètes situées dans l’orbite de l’étoile ont des densités plus faibles que celle de la Terre et il est donc possible qu’elle dissimule de plus grands réservoirs de molécules volatiles, des molécules capables de produire des atmosphères plus résistantes aux rayonnements.

Ceci étant, si une de ces planètes abrite réellement la vie, alors cette dernière doit être extrêmement résistante.

La NASA n’a évidemment pas l’intention d’en rester là et elle compte ainsi poursuivre ses observations dans les mois et années venir. Elle compte notamment utiliser Hubble et le James Webb Telescope pour déterminer si ces planètes abritent réellement une atmosphère.