Triforce : trois nouveaux donjons en 3D pour le Legend of Zelda de la NES

Breath of the Wild avait signé une brillante réinvention de l’open world made in Nintendo. Avec Triforce, Patrick LeMieux et Stephanie Boluk se sont emparés du Legend of Zelda de la NES pour en faire la base de trois nouveaux donjons, à explorer d’une manière tout à fait particulière.

La description du projet sur la page itch.io du jeu se suffit à elle-même : « Dans The Legend of Zelda, il existe plusieurs espaces étranges cachés autour d’Hyrule qui défient la logique de la grille cartésienne : les Bois Perdus, les Collines Perdues et les Routes Perdues. En naviguant dans ces labyrinthes en 2D, Link se retrouve dans une boucle sans fin, temporairement arrêté  par un trope classique de jeu vidéo. Mais lorsqu’ils sont visualisés en 3D, ces labyrinthes commencent à être différents. »

Les trois nouveaux donjons ainsi proposés sont visualisés en trois dimensions. On nous promet « une Hyrule non euclidienne pleine de beignets, de bandes de Möbius et de bouteilles de Klein, ainsi que d’autres secrets dissimulés dans les topologies de Zelda ».

Triforce The topologies of Zelda : un jeu gratuit distribué dans un but éducatif

Comme on pouvait s’en douter, Triforce – The topologies of Zelda est disponible en téléchargement gratuit sur PC et MAC, même si cela pourrait ne pas empêcher le marteau aveugle de Nintendo de frapper sur ce projet distribué à fins éducatives. Étant donné qu’il s’est découvert au monde l’année dernière dans le cadre du livre Metagaming, on peut supposer avec une touchant naïveté que si le géant nippon avait voulu mettre un terme à la diffusion de ce jeu, il l’aurait déjà fait.

On doit Triforce à Patrick LeMieux et Stéphanie Boluk, respectivement artiste media, game designer et professeurs adjoints au sein de l’université de Californie à Davis. Ce duo est également l’auteur de l’ouvrage cité plus haut. Des développeurs qui ont d’ailleurs indiqué, en réponse à un commentaire s’inquiétant de l’aspect légal de la chose, qu’ils travaillaient sur une version dénuée de tout asset appartenant à Nintendo. Avouons dans tous les cas que ça a quand même bien plus d’allure que la version Switch de The Legend of Zelda avec ses verrous décadenassés de partout.

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