Uber : la Grèce durcit ses lois sur les services de VTC

Uber est sur le point de se lancer dans une nouvelle bataille. Après Londres et Québec, c’est au tour d’Athènes de vouloir durcir le ton vis-à-vis des services de VTC (voiture de transport avec chauffeur). D’après les informations rapportées par Reuters, le ministère des Infrastructures de la Grèce envisage de voter un projet de loi qui pourrait compromettre les activités d’Uber dans le pays.

Le gouvernement envisage de réglementer plus sévèrement les activités des entreprises et applications de VTC sur le territoire grec. Il compte notamment imposer que tous les chauffeurs du service signent un contrat de travail d’au moins trois ans. Ces derniers devront également payer une licence de taxi avant de pouvoir exercer.

Uber Viol

Ces futures nouvelles règlementations concerneront aussi bien Uber que Taxibeat, son concurrent local.

Une décision en rapport avec le lobby des taxis

Le ministère grec des Infrastructures justifie ce projet de loi par une volonté d’assainir le marché des transports urbains du pays. Les médias soutiennent cependant que le gouvernement aurait cédé sous la puissante pression des 50 000 chauffeurs de taxi traditionnels. Ces derniers accusent les services de VTC de concurrence déloyale grâce aux faveurs que leur procure la législation actuelle.

Ils insistent particulièrement sur le fait que ni les entreprises qui proposent le service ni les chauffeurs qu’elles emploient ne disposent de licences de taxi.

Pour le leader syndical Thymios Lyberopoulos, ce n’est ainsi pas juste que d’un côté, il y ait un groupe de professionnels normalement taxés et de l’autre, des services qui ne sont pas concernés par ces taxes alors que le travail est exactement le même, et ce, « juste parce qu’il n’y a pas un cadre légal adapté ».

Taxibeat regroupe ses partisans pour une pétition

Si Uber patauge, Taxibeat n’a pas attendu pour réagir. Très populaire en Grèce, le concurrent local du leader mondial des VTC est parvenu à mobiliser de nombreux clients et partisans pour faire front contre cette possible décision du gouvernement.

L’application a lancé une pétition qui demande à ce que cette réglementation ne soit pas mise en place. Le document a déjà récolté plus de 30 000 signatures.

De son côté, Uber n’est pas à son premier déboire de ce genre. Le groupe a déjà dû cesser ses activités au Danemark et en Hongrie pour des raisons plus ou moins similaires. La start-up rencontre également des difficultés dans plusieurs autres pays d’Europe, tels que la France, l’Espagne ou encore la Grande-Bretagne.

Mots-clés uber