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Uber n’est plus le bienvenu à Londres

Londres ne veut plus d’Uber et ses taxis dans ses rues. Le vendredi 22 septembre 2017, l’entreprise de service VTC s’est vu retirer sa licence d’exploitation par la régie des transports en commun de Londres (TfL). À compter du 30 septembre 2017, les véhicules d’Uber n’auront plus le droit de circuler dans la capitale britannique. Une décision aussi radicale a été prise pour des raisons de sécurité. Les chauffeurs du groupe ont en effet la réputation de harceler sexuellement les clientes.

La situation est critique pour Uber car Londres représente un de ses plus gros marchés avec plus de 3,5 millions d’utilisateurs par semaine. La société compte ainsi faire appel pour sauver non seulement son business, mais aussi sa réputation. Cette décision de Londres pourrait effectivement influer sur celles d’autres pays et Uber risquerait aussi d’être interdit dans plusieurs autres villes.

Uber Viol

Les services de la start-up sont déjà interdits en Allemagne, en Italie, en Chine, mais aussi en Corée du Sud, au Brésil, en Finlande, au Danemark et même au Canada.

Pour la sécurité des Londoniens

Par cette décision, le TfL souhaite avant tout renforcer la sécurité des Londoniens, celle des femmes en particulier. Il estime que « L’approche et la conduite d’Uber ont démontré un manque de responsabilité en lien avec plusieurs problèmes, avec des conséquences potentielles pour la sûreté et la sécurité du public. » Il accuse notamment l’entreprise de ne pas réagir efficacement face aux accusations d’agression sexuelle à l’encontre de plusieurs de ses chauffeurs.

Pour prouver ses dires, le TfL avance plusieurs preuves à commencer par la condamnation en 2015 d’un conducteur d’Uber pour agression sexuelle sur une cliente. Il avance également un article publié en 2016 par le magazine The Sun qui avait révélé que les chauffeurs du service étaient « suspects dans 32 cas d’agressions sexuelles signalées par des passagères dans la capitale. »

Le pire reste à venir puisque les autorités londoniennes en découvert en aout dernier que la société tardait toujours à rapporter les agressions sexuelles signalées par les clientes auprès de la police.

Les londoniens désapprouvent la décision

Si la décision du TfL est fondée sur de bonnes intentions, elle a cependant été contestée par une bonne partie des londoniens, y compris les femmes. Ils sont nombreux à critiquer cette mesure qu’ils accusent de leur priver d’un moyen de transport de nuit pas cher. « Perdre Uber rend Londres moins sûr pour les jeunes, tout particulièrement pour les étudiants qui ne peuvent pas se payer les services ridiculement chers des taxis londoniens. » a déclaré une internaute pleine de ressentiment.

La popularité d’Uber s’explique par les tarifs abordables qu’il pratique par rapport aux « black cabs » londoniens. Ils sont plusieurs centaines de milliers d’utilisateurs à s’être mobilisés pour protester contre cette suppression d’Uber à Londres. Une pétition « Save Your Uber in London » a même été lancée, plus de 200 000 signatures ont été recueillies en seulement quelques heures.

Mots-clés uber

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Andy

Passionné de NTIC, sportif et à ce que l'on dit, un bon vivant !