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Uber piraté, les données de 50 millions de clients dans la nature

Il ne faisait déjà pas très bon de s’appeler Uber ces derniers temps, et la chose n’est pas encore près d’évoluer. Le géant californien de la mise en relation entre particuliers et chauffeurs VTC vient de confesser avoir dissimulé un piratage dont ses services ont été victimes l’an passé, alors que la firme était en plein cœur du cyclone.

Résultat des courses, les données personnelles de 50 millions de clients et de 7 millions de chauffeurs sont dans la nature. Ces données comprennent notamment les noms et prénoms, numéro de téléphone et adresses e-mail des personnes touchées, mais également près de 600.000 numéros de licence de chauffeurs Uber américains. Pourtant, comme souvent avec la firme, le meilleur reste encore à venir…

Après un an de silence, le géant Uber reconnait avoir été piraté l’an passé et fait le bilan : les informations de 50 millions de clients sont dans la nature.

Pressée par le scoop lâché par Bloomberg hier, Uber s’est vu contraint de passer aux aveux par l’intermédiaire d’un communiqué et de révéler l’ampleur du piratage, tout en précisant que des mesures avaient été prises sur le moment pour « sécuriser ces informations et empêcher d’autres accès non autorisés » aux données. Il semblerait toutefois, si l’on en croit le papier du média américain, que la firme ait tout bêtement accepté de payer une rançon, histoire de limiter la casse.

Travis Kalanick (encore) dans les mauvais coups ?

D’après Bloomberg, l’ancien CEO d’Uber, le tristement célèbre Travis Kalanick, aurait tout simplement accepté de payer les 100.000 dollars demandés par les hackers pour supprimer ces fameuses données détournées.

Il s’agissait alors de passer sous silence une affaire qui aurait inévitablement sali encore un peu plus l’image déjà bigornée de la compagnie auprès du grand public. Un peu plus d’un an après (le piratage remonte à octobre 2016), c’est à Dara Khosrowshahi, le nouveau patron d’Uber, de payer les pots cassés de son prédécesseur.

Soucieux de démontrer que la nouvelle administration d’Uber est en rupture totale avec les méthodes de l’ancienne, l’homme déclare notamment dans son communiqué : « Rien de tout cela n’aurait dû arriver, mais je ne compte pas m’en excuser. Je ne peux pas effacer le passé, mais je peux dire au nom de tous les employés d’Uber que nous apprendrons de nos erreurs« .

Et ce avant d’ajouter : « Nous changeons la manière dont nous menons nos affaires et cherchons à mettre l’intégrité au cœur de chaque décision que nous prenons, tout en travaillant dur pour mériter la confiance de nos clients ».

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Nathan

Breton (presque) pure souche, Nathan est un nerd mordu d'Histoire avec un grand H et de Rock avec un grand R. Selon lui, en matière de musique, plus c'est vieux... mieux c'est.