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Uber reprend les essais de ses véhicules autonomes

En mars 2018, une voiture autonome d’Uber a heurté et tué une femme enceinte. Le véhicule en question roulait à une vitesse de 39 km/h.

À cause de cet incident, Uber a choisi de mettre tous ses essais en pause, ce qui a permis à ses adversaires, notamment Lyft, Waymo et Ford de prendre de l’avance. Néanmoins, le constructeur automobile semble bien décidé à reprendre ses essais sur terrain.

Cette fois-ci, Uber modifie les conditions de ses essais sur la voie publique. L’entreprise compte faire rouler ses véhicules sur une boucle d’un kilomètre entre deux bureaux de la société à Pittsburgh. De plus, la société a promis que les véhicules rouleraient à une vitesse maximale de 10 km/h et qu’ils ne rouleraient ni la nuit ni en temps de pluie.

Cependant, il semble que même avec ces promesses et précautions, les véhicules autonomes d’Uber suscitent l’appréhension… des propres employés de l’entreprise.

Certains employés d’Uber doutent de la fiabilité des véhicules

Certaines sources internes ont confié leurs inquiétudes quant à la sécurité du programme d’essais du constructeur automobile. Quelques employés affirment effectivement qu’Uber brûle sciemment des étapes et outrepassent des mesures de sécurité dans le but de ne pas vouloir se laisser distancer par ses concurrents.

La porte-parole d’Uber, Sarah Abboud, a tenu à démentir ces allégations en déclarant que la société ne compromettrait pas la sécurité de ses véhicules et des consommateurs pour atteindre ses objectifs. « Comme nous l’avons dit à maintes reprises auparavant, notre retour dépend de la réussite de nos tests de piste rigoureux et de l’autorisation du département des transports de Pennsylvanie » a-t-elle déclaré.

Uber veut rassurer les consommateurs

Mentionnons qu’auparavant, les véhicules d’Uber circulaient sur des voies publiques dans quatre villes et ils atteignaient des vitesses de 80 km/h.

La décision de l’entreprise de réduire la vitesse de ces nouveaux essais à 10 km/h au maximum veut donc être un geste important pour marquer l’engagement de la société à assurer la sécurité des personnes.

Toutefois, même ainsi, certains employés d’Uber, restés anonymes, sont sceptiques. Selon eux, même des véhicules qui roulent 20% moins vite qu’un homme ne réussissent pas 82% des essais sur piste. En tout cas, il semble que l’entreprise tient à redorer son blason.

Par ailleurs, Dara Khosrowshahi a  reconnu les risques liés aux voitures autonomes dans un article public paru en novembre 2018.

« Nous nous sommes engagés à anticiper et à gérer les risques pouvant découler de ce type de test, mais nous ne pouvons pas –car aucun développeur autonome ne peut le faire- [tous les] anticiper et [les] éliminer. » a-t-elle écrit.

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Andy

Passionné de NTIC, sportif et à ce que l'on dit, un bon vivant !