Uber : un chauffeur condamné à 12 ans de prison pour viol

Uber n’est plus le bienvenu dans certaines grandes villes comme Londres. En 2016, le groupe de covoiturage a enregistré 170 plaintes pour agressions sexuelles allant à l’encontre de ses employés. Alors que l’entreprise songe dernièrement à redorer son image vis-à-vis des autorités londoniennes, un cas de viol a encore eu lieu en juillet dernier. La victime de 27 ans a témoigné avoir été violée par un chauffeur d’Uber alors qu’elle était complètement ivre.

L’incident a eu lieu dans le sud de Londres, à Clapham, dans l’arrière du véhicule de la jeune femme. Le chauffeur l’aurait ramenée d’une soirée avec des amis. L’agresseur, du nom de Muhammad Durrani, a maintenu qu’il y a eu consentement. Jeudi dernier, il a comparu devant la cour de Southwark. Il a été jugé pour viol et agression.

Prison Facebook

L’homme marié, âgé de 38 ans, a été condamné à douze ans d’emprisonnement pour le viol et huit ans pour l’agression. Les peines sont à purger simultanément.

Il a posé en selfie avec sa victime

Durrani, d’Oakdale Road, Streatham, n’aurait pas pu résister en voyant la jeune femme sans défense qui n’avait plus ses esprits. « J’étais clairement très saoule, et lui était le chauffeur sobre qui m’a entrainé à l’arrière de sa voiture alors que je n’avais pas envie. Il est venu me chercher, il m’a porté jusqu’à sa voiture où il a m’a forcé à lui faire une fellation et je ne me rappelle aucunement avoir donné mon accord,» a raconté la victime à la police le lendemain de l’incident.

« Il m’a ensuite suivi jusque devant ma porte où il m’a porté et ramené sur le siège arrière de sa voiture, » a-t-elle poursuivi. Après l’acte, Durani a posé en selfie avec la jeune femme qui avait au moins un sein exposé.

Un comportement non professionnel

« Ce n’est pas une surprise d’apprendre, et ce n’est pas exagéré de dire que vous avez ruiné sa vie », a affirmé le juge David Tomlinson en s’adressant à Durani. « Le mal que vous avez fait cette nuit est incalculable », a-t-il dit avant de préciser que Durani savait pertinemment que sa victime était « presque paralytiquement saoule » lorsqu’il la souleva. Il considère que Durani a « perdu tout sens de la maîtrise de soi ».

Le tribunal a émis une ordonnance restrictive qui interdit Durani de travailler dans le commerce du taxi. Le condamné sera également soumis à une ordonnance de prévention des dommages sexuels.

Mots-clés justiceuber