Ubuntu : réseaux sociaux, musique et version hébergée

Décidément ça bouge pas mal chez Canonical en ce moment. Après avoir annoncé de nouveaux thèmes et une nouvelle identité visuelle, voilà que de nouvelles fonctionnalités débarquent (ou débarqueront bientôt) sur Ubuntu. Au programme, donc, le support complet des réseaux sociaux du moment, une boutique de musique et même une version hébergée. De quoi contenter aussi bien le particulier que le professionnel, et c’est un peu pour ça qu’on en parle.

Ubuntu : Me Menu, pour gérer tous ses réseaux communautaires

La prochaine version de la célèbre distribution, Lucid Lynx, introduira une toute nouvelle application : le Me Menu. Destiné à tous ceux qui passent beaucoup trop de temps sur les réseaux sociaux du moment, cet outil leur permettra de gérer tous leurs différents comptes au sein d’une seule et même interface. Point positif, il sera également possible d’envoyer un même message sur tous ses réseaux et donc gagner pas mal de temps.

Sur le plan technique, Me Menu est basé sur la techologie de Gwibber, que les ubunteros connaissent peut-être déjà. La présentation de l’outil devrait donc être assez similaire et son interface sera sans doute composée de plusieurs colonnes afin de bien dissocier ses réseaux sociaux.

Ubuntu : bientôt une boutique de musique en ligne

Là encore, c’est une nouvelle de taille puisque Canonical lancera bientôt un concurrent à iTunes. Baptisée Ubuntu One Music Store, la plateforme de musique en ligne sera proposée en partenariat avec 7Digital et tous les morceaux seront proposés sans DRM (cela tombe sous le sens) et en 256 Kbps minimum. Précisons, en outre, qu’elle sera directement intégrée à la Lucid Lynx.

En outre, la boutique en ligne sera également embarquée par RhythmBox et elle pourra aussi être intégrée à d’autres lecteurs sous la forme de plugins dédiés. S’ajoutera à l’offre un espace de stockage en ligne de 2Go afin de pouvoir récupérer sa musique depuis n’importe quel ordinateur.

Ubuntu : bientôt une version hébergée ?

Cette fois, il ne s’agit que d’un projet mais il faut avouer qu’il est plutôt ambitieux… En effet, il semblerait que les gars de chez Canonical soient en train de plancher sur une version hébergée de leur distribution préférée. L’objectif est simple : permettre à n’importe quel utilisateur de retrouver son environnement personnel et ce quelle que soit la machine utilisée du moment qu’elle est connectée au web.

Une idée intéressante, mais qui permettrait également à Canonical de mettre un peu de beurre dans les épinards puisque cette solution serait… payante. Cela dit, associée à Ubuntu One, la célèbre distribution pourrait franchir un pas de plus vers la dématérialisation.

Ubuntu : évolution ou trahison ?

Bon, les linuxiens de pure souche risquent de me lancer des fourchettes dans les yeux mais le fait est que ces diverses annonces me laissent un goût amer dans la bouche. Certes, mes diverses tentatives pour basculer entièrement du côté obscur de la force ont toujours été vaines, mes ordinateurs tournent sous Windows ou Mac OS, mais le fait est que j’ai toujours admiré la philosophie du libre. Non non, c’est vrai, hein…

Et là, parmi cette liste non exhaustive d’annonces concernant Ubuntu, on en trouve au moins deux qui auront un coût pour l’utilisateur. Oui et de mon point de vue, Linux et le fric ne font pas vraiment bon ménage.

Prenons par exemple la boutique Ubuntu One Music Store… Proposer aux ubunteros d’acheter de la musique, c’est bien, mais je pense qu’il aurait été plus judicieux de mettre l’accent sur la musique libre et envisager des partenariats avec des services comme Jamendo. Au pire, pour tous les labels traditionnels, Canonical aurait pu envisager un partenariat avec Spotify ou quelque chose dans ce goût là.

iTunes, c’est finalement une des raisons qui ont poussé les adeptes du libre dans les bras de Linux.

Et pour la version hébergée, c’est un peu la même chose. Je comprends parfaitement qu’une solution comme celle-ci soit payante dans la mesure où elle représentera un coût non négligeable pour Canonical mais la société pourrait également proposer une version gratuite de son outil, réservée aux réseaux locaux. Un truc qui tournerait un peu comme Citrix (pour ceux qui connaissent), mais en mieux et en libre.

Vouloir se mettre au goût du jour, c’est une bonne chose. Mais oublier, ou renier ses racines, c’est typiquement le genre d’erreur qui pourrait donner envie aux ubunteros d’aller voir de l’autre côté de la route si l’herbe n’est pas plus verte.

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