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Ultima Thule aurait-il ses propres lunes ?

Au cours de son voyage d’exploration, la sonde spatiale New Horizons de l’agence spatiale américaine (NASA) a survolé le 1er janvier dernier un petit objet céleste glacial baptisé Ultima Thule, qui se trouve à environ 6,4 milliards de kilomètres de la Terre.

Alors que la sonde n’a pour l’heure envoyé qu’une infime partie des données qu’elle a recueillies sur Ultima Thule pendant son survol, les membres de l’équipe de la mission pensent déjà avoir une information importante sur l’objet céleste le plus lointain jamais exploré : Ultima Thule pourrait avoir ses propres lunes.

Espace

L’histoire de la naissance d’Ultima Thule

Les premières données transmises par la sonde New Horizons ont déjà permis aux scientifiques de la NASA de savoir que Ultima Thule (33 km de long) est composé de deux blocs grossièrement sphériques.

Ces deux blocs ont apparemment débuté leurs vies en tant qu’objets indépendants. Puis ils se sont peu à peu rapprochés avant de se coller pendant les premiers jours du système solaire, formant un seul corps céleste à l’apparence d’un « bonhomme de neige » rougeâtre.

Grâce à des travaux de modélisation, les scientifiques ont également pu déterminer qu’au moment de se connecter, les deux objets autonomes, baptisés « Ultima » et « Thule », faisaient probablement une rotation complète en 3 ou 4 heures environ. Mais les observations de New Horizons suggèrent qu’actuellement, l’ensemble « Ultima » et « Thule » a besoin d’environ 15 heures pour effectuer une rotation complète.

Mais alors pourquoi ce ralentissement ?

Ultima Thule pourrait avoir ses propres lunes

Selon Mark Showalter, chercheur pour la mission New Horizons au SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence) à Mountain View, en Californie, le ralentissement d’Ultima Thule pourrait s’expliquer par l’existence d’une ou de plusieurs lunes orbitant autour de l’objet céleste. Ce que ces lunes feraient essentiellement, c’est de freiner les deux corps en leur point d’accroche, en affectant le moment angulaire du duo, explique t-il.

L’équipe de la mission a pu exclure la présence d’une quelconque lune de taille considérable à au moins 800 km d’Ultima Thule, ou dans un rayon de 160 km près de l’objet, a déclaré Showalter.

Reste maintenant la zone médiane qui est un gros point d’interrogation et qui devrait le rester jusqu’à la fin janvier, lorsque New Horizons transmettra à la NASA des données complètes de cette région.

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