Un avion sans pilotes ? Bientôt possible selon Boeing !

L’avionneur américain Boeing envisage de réaliser des vols autonomes sans pilotes humains derrière les commandes. La compagnie compte tester les technologies permettant cette prouesse dès l’an prochain pour réaliser des vols expérimentaux. Dès cet été, ce seront des simulateurs qui serviront de plateformes d’essais.

Le développement, l’engouement et les multiples possibilités des drones participent à cette vision de l’avenir de l’aéronautique.

Les références cinématographiques et comiques deviendront peut-être bientôt réalité si l’on en croit l’annonce récente faite par le célèbre constructeur. Une nouvelle qui ne manquera pas de faire le buzz en ce mois de Salon du Bourget.

Y-a-t-il un pilote dans l’avion ?

Pour l’heure, les avions sont déjà capables de décoller, de voler puis d’atterrir de manière quasi autonome. Tout cela de manière parfaite grâce à une multitude d’assistances électroniques qui déleste les pilotes. Cependant, en cas de problèmes, ils peuvent immédiatement reprendre la main pour gérer en toute conscience les éventuels problèmes, comme ce fut le cas lors de l’amerrissage exceptionnel et héroïque du capitaine Sullenberger et de son Airbus A320 sur l’Hudson, sauvant les 150 passagers.

Les drones, appareils dont la vocation première était militaire, se sont démocratisés pour faire partie de notre quotidien en étant de parfaits outils de loisirs, et en livrant désormais nos colis ou des défibrillateurs auprès de victimes. Ils sont tellement nombreux que leurs usages posent de sérieuses questions de sécurité, à tel point que l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) veut en définir un cadre réglementaire d’utilisation.

Le dispositif de l’entreprise bouleverserait les habitudes en permettant à une intelligence artificielle de prendre des décisions à la place des pilotes. Car le but ici est d’étendre les capacités d’autonomie des aéronefs pour leur laisser gérer les vols de A à Z, y compris les événements inopinés.

Face à l’imprévu… Quid de la sécurité ?

Concrètement, la technologie sera capable de parvenir à 100% d’autonomie. L’obstacle majeur viendra des certifications à obtenir, mais également des mœurs à faire évoluer. Car pas facile pour tout un chacun de monter dans un avion en sachant qu’il n’y a pas de « vrais » pilotes aux commandes. La transition sera longue et fastidieuse.

L’aéronautique actuelle est déjà un domaine complexe de certifications et d’autorisations, nécessaire à la sécurité et à l’amélioration perpétuelle de celle-ci. Imaginons alors les cadres juridiques à définir quant aux vols autonomes, ne serait-ce que pour la responsabilité des actions effectuées. La faute sera-t-elle rejetée à l’ordinateur ?

Les pilotes auront légitimement du mal à accepter cette montée en puissance de l’intelligence artificielle. Cependant, ce sera peut-être une solution pour faire face à la hausse du trafic aérien au cours des 20 prochaines années, qui nécessitera l’embauche d’environ 1,5 million de pilotes selon Reuters.

L’avion sans pilotes, ce n’est donc pas pour tout de suite. Et heureusement, car il faudra que le système fasse ses preuves pour parvenir à un pilotage aussi sûr que celui d’un humain, qui reste pour l’heure indispensable. Un tel système permettra d’éviter le suicide d’un pilote entraînant avec lui ses innocents passagers. Mais il faudra prévenir le piratage informatique pour éviter un contrôle à distance malveillant de l’appareil…