Un navire fantôme a été retrouvé au large du Myanmar

Un cargo délabré qui s’est retrouvé au large du Myanmar, apparemment abandonné par son équipage, a dérouté les autorités locales pendant plusieurs jours. Les pêcheurs ont trouvé le cargo vide, baptisé « Sam Ratulangi PB 1600 », flottant à environ 10 kilomètres de la terre dans le golfe de Martaban, la semaine dernière, sans équipage.

Les données ont montré que son dernier voyage enregistré avait été effectué en juin 2009.

Les autorités du Myanmar ont rapidement découvert que le navire se rendait de Jakarta, en Indonésie, à une usine de démolition de navires au Bangladesh et que le mauvais temps avait contraint l’équipage du remorqueur à l’abandonner en mer. Le personnel de la marine n’a trouvé aucun membre de l’équipage ni aucune marchandise à bord du navire après une inspection initiale la semaine dernière.

Cependant, des câbles coupés à la tête du navire indiquaient qu’il avait été remorqué par un remorqueur.

Les enquêtes sur le bateau fantôme

Les autorités de la marine ont également localisé le remorqueur auquel le bateau fantôme était attaché, naviguant à 80 kilomètres de la ville d’Yangon avec 13 membres d’équipage indonésien à bord.

Les membres de l’équipage ont déclaré aux autorités de la Marine avoir quitté Jakarta le 13 août, avant que les conditions météorologiques les contraignent à couper les câbles le 26 août.

Le « Sam Ratulangi PB 1600 » qui a un poids mort de 26 500 tonnes et qui fait plus de 177 mètres de longueur a ensuite été emporté par le courant. On ne sait pas pourquoi le remorqueur n’a pas tenté de récupérer le navire, mais une enquête est en cours. Le propriétaire du remorqueur serait originaire de Malaisie rapporte le site d’information Eleven Myanmar.

Un fait finalement assez commun

Le cas du Sam Ratulangi PB 1600 n’a finalement rien d’inhabituel.

De nombreux cas de détournement de navires ont été rapportés au cours des dernières années à cause de la forte demande en acier en Inde, au Pakistan, en Indonésie et au Bangladesh. Selon les statistiques, plus de 90% des porte-conteneurs inutilisables du monde se trouveraient dans des sites de récupération dans ces quatre pays où ils sont démantelés et vendus.

Cela s’explique notamment par le fait que les propriétaires de navires préfèrent vendre leurs épaves dans ces pays parce que c’est là-bas qu’ils peuvent les vendre au meilleur prix. Les sites de démolition américains et européens sont plus réglementés et paient beaucoup moins d’argent pour les épaves.

Malgré tout, il faut admettre qu’il règne une certaine aura de mystère autour du Sam Ratulangi PB 1600.

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