Un casque en papier a décroché le prix James Dyson

Isis Shiffer se passionne pour le design depuis longtemps et c’est précisément ce qui l’a poussé à suivre un cursus au La Pratt Institute of Design à New York. Elle a travaillé sur plusieurs projets différents au fil de ces dernières années, mais elle a passé ces derniers mois à concevoir sur un casque en papier recyclé pensé pour les cyclistes, un casque sobrement baptisé EcoHelmet.

Elle aurait pu garder son invention pour elle, mais elle a choisi de la présenter au James Dyson Award 2016. Il faut croire qu’elle a eu raison de le faire.

EcoHelmet

EcoHelmet, un casque de vélo pas comme les autres.

Si vous ne le connaissez pas encore, alors sachez que ce concours est organisé par James Dyson chaque année depuis 2004 et il vise à récompenser les étudiants en design les plus créatifs.

EcoHelmet : un casque malin et écolo

Il se déroule tous les ans à la même période et il est à l’heure actuelle un des concours de design les plus prisés dans le monde. Chaque année, des centaines d’étudiants originaires d’une dizaine de pays différents s’inscrivent ainsi afin de présenter leurs meilleures inventions.

Le casque EcoHelmet faisait donc partie des inventions présentées cette année et il a visiblement fait forte impression auprès des jurés du concours puisqu’il a remporté le prix ultime et il a ainsi été sacré invention de l’année.

Une distinction totalement méritée par ailleurs.

Le casque cumule effectivement les bons points. Pour commencer, il est fabriqué avec du papier recyclé et il ne coûte donc presque rien à produire. Résultat des courses, son prix de vente sera fixé à 5 $ tout rond et il ne ruinera donc pas nos amis cyclistes. Mieux, son impact environnemental est quasiment nul puisqu’il pourra être entièrement recyclé à son tour.

Le casque sera proposé à 5 $ pièce

Mieux, grâce à sa structure alvéolaire, le casque offre une protection similaire à celle d’un casque classique en polystyrène. Il sera donc capable de protéger la tête de son propriétaire des chocs et des chutes, comme le ferait n’importe quel casque du marché.

Sa conceptrice a d’ailleurs eu l’occasion de mener des tests assez poussés en s’appuyant sur les installations du Royal College of Arts et de l’Imperial College de Londres. Elle a effectivement passé un semestre dans ces établissements et elle a pu accéder aux machines utilisées pour les crashs tests, des machines respectant à la lettre les normes européennes.

Isis Shiffer a aussi fait en sorte que le casque soit facilement transportable et il sera donc possible de le replier sur lui-même pour le glisser dans un sac, une sacoche ou même la poche d’un imperméable.

Et en cas de pluie, alors ? Le casque sera capable de tenir trois heures sous une averse. Ensuite, eh bien il faudra en acheter un autre.

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