Un chercheur propose de semer la vie sur d’autres planètes

La vie existe-t-elle ailleurs ? C’est fort probable mais personne n’a encore été en mesure de le vérifier. Claudius Gros, un chercheur allemand, a donc eu une idée assez insolite. Il propose en effet d’accélérer artificiellement le développement de la vie sur les exoplanètes habitables en envoyant sur place des capsules contenant… des microbes terrestres.

Ce chercheur travaille depuis plusieurs années pour l’Université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main. Âgé d’une cinquantaine d’années, il a eu une vie bien remplie et il a notamment étudié la physique en Suisse avant de passer un doctorat en physique théorique de la matière condensée.

Projet Genesis

Un chercheur allemand pense que l’humanité doit ensemencer les exoplanètes où la vie n’est pas encore apparue.

Il est revenu en Allemagne quelques années plus tard et il a décroché une chaire en physique théorique dans l’établissement évoqué un peu plus haut, un établissement où il enseigne encore.

Des sondes robotiques pour ensemencer d’autres planètes

Claudius Gros se passionne pour de nombreuses disciplines différentes et notamment pour la planétologie, l’astrophysique et l’astrobiologie. Il a signé plusieurs articles scientifiques sur ces sujets, des articles salués par la critique et par ses pairs.

D’après ce chercheur, donc, l’humanité ne peut pas rester passive et attendre que la vie se forme d’elle-même sur les exoplanètes habitables. De son point de vue, ce serait en effet une erreur et il estime ainsi que notre espèce doit s’impliquer dans le développement de la vie sur ces planètes lointaines.

Il a d’ailleurs une idée de la manière dont cela pourrait se passer.

En réalité, pour mener à bien une telle mission, il « suffirait » de développer des sondes robotiques autonomes munies de capteurs capables de déterminer si la vie existe sur ces planètes, des sondes qui pourraient le cas échéant libérer des microbes terrestres dans leur atmosphère, pour les ensemencer.

L’idée, ce ne serait donc de forcer la main au destin en semant la vie sur des planètes où elle n’a pas encore émergé.

L’humanité doit-elle forcer la main au destin ?

Quels organismes ? Toute la question est là, bien sûr, mais notre scientifique a aussi une idée sur cette question. Il pense en effet qu’il faudrait équiper ces sondes d’un laboratoire capable de synthétiser des organismes unicellulaires datant d’avant l’explosion cambrienne.

Si vous n’êtes pas familier de la chose, alors sachez que cet événement a eu lieu entre 542 et 530 Ma et il fait référence à l’apparition soudaine des premiers organismes multicellulaires sur notre planète. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agit pas d’une théorie et l’existence de cet événement a été révélée en 1909 par la découverte de fossiles datant du Cambrien dans les schistes de Burgress au Canada.

Mais cette fameuse sonde n’en resterait pas là car elle resterait ensuite en orbite et elle continuerait à acheminer vers la surface de la planète des capsules habitées par des microbes afin d’accélérer le développement de la vie.

Il s’agit d’un projet très ambitieux, donc, et le plus drôle finalement c’est que de nombreuses personnes pensent que la Terre a été ensemencée de la même manière par une espèce extra-terrestre.

Une théorie qui est notamment évoquée dans le film Prometheus.