Un chercheur veut prévenir le cancer en contrôlant votre sang

Le cancer est une terrible maladie qui n’est souvent détectée que trop tard. Un cancérologue du nom de Bert Vogelstein a décidé d’apporter la solution… par le dépistage sanguin. Cet éminent chercheur travaille actuellement sur un test en cabinet médical qui va permettre de dépister le cancer bien avant que les premiers symptômes n’apparaissent.

Il propose d’effectuer les premiers dépistages pour détecter une possible trace de cancer à partir d’une simple prise de sang.

Hôpital

Crédits Pixabay

Vogelstein est connu pour avoir effectué de nombreux travaux sur les mutations génétiques du cancer. Travaux qui lui ont d’ailleurs valu plusieurs prix. Mais le véritable but du chercheur est de a toujours trouver des moyens pour détecter ces mutations le plus tôt possible.

Son projet est tellement ambitieux et important, qu’il est parvenu à obtenir l’investissement colossal de 110 millions de dollars pour sa société de recherches qu’il a créée et baptisée « Thrive Earlier Detection ».

Plusieurs tests ont déjà été faits

En collaboration avec le cancérologue Nickolas Papadopoulos, Vogelstein et son équipe de chercheurs ont déclaré que sur 16 gênes et 8 protéines permettent de dépister beaucoup de types de cancer tels que le cancer de l’estomac, du foie et des ovaires même dans le sang des personnes malades.

Actuellement, les chercheurs mènent des tests en Pennsylvanie sur près de 10 000 femmes de 65 à 75 ans en bonne santé, en partenariat avec le prestataire de soins de santé Geisinger. Les tests visent à déterminer l’efficacité du système de dépistage imaginé par Vogelstein. Les participantes dont les résultats sont positifs passent au scanner PET afin de détecter les éventuelles tumeurs.

Les tests ont permis de détecter des cancers avant qu’ils ne deviennent graves. Néanmoins, il est encore trop tôt pour crier victoire. Comme l’explique Adam Buchanan, un médecin de Geisinger : « nous avons quelques anecdotes, mais nous sommes conscients de trop revendre la technologie. Il est trop tôt pour dire si la promesse va tenir. » Il faudra encore attendre environ un an pour tirer des conclusions.

Un procédé encore en amélioration

Bert Vogelstein et ses collaborateurs évaluent l’efficacité des tests de dépistage en fonction du nombre de cancers réels trouvés ainsi que du nombre de fausses alarmes déclenchées. Vogelstein explique que l’évaluation permet de trouver 20 % des cancers réels.

Pour ce qui est des tests faux positifs, Vogelstein a pour objectif de faire en sorte qu’ils ne dépassent pas  les 1 sur 100. Le but est d’épargner aux particuliers de faire des « tests de suivi inutiles ». Les recherches continuent pour améliorer le procédé et le rendre infaillible.

Mots-clés cancer