Un ex-commissaire de la FCC s’implique dans la fusion de T-Mobile et Sprint

Mignon Clyburn, une ancienne commissaire de la Federal Communications Commission (FCC), a conseillé Sprint et T-Mobile dans le cadre leur fusion.

En effet, cette démocrate a confirmé qu’elle travaillait, en tant que consultante rémunérée, auprès des entreprises technologiques Sprint et T-Mobile dans le cadre de leur fusion imminente. L’implication de cet ancien membre de la FCC avait été rapportée pour la première fois par Politico, le lundi 4 février 2019.

Etude Internet Mobile

La nouvelle de la fusion a été annoncée en avril 2018. Toutefois, elle devait d’abord être  autorisée par le ministère de la Justice des États-Unis et par la FCC. C’est là que l’ancienne commissaire est intervenue. En effet, Mignon Clyburn s’efforce d’aider les entreprises à obtenir cette autorisation avec une règlementation de 26 milliards de dollars.

L’internet haut débit, une priorité selon la démocrate

Cette démocrate explique son implication dans cette affaire de fusion en déclarant que l’accès à l’internet haut débit à un prix abordable est une priorité, en particulier, pour les communautés mal desservies. Elle ajoute également que c’est dans cette optique qu’elle aide T-Mobile et Sprint à accélérer leur fusion. Et ce, afin de créer un réseau national 5G inclusif et de résoudre « la fracture numérique » qui existe actuellement aux États-Unis.

Pour rappel, Clyburn a siégé à la FCC à partir d’août 2009 jusqu’en juin 2018. Elle a également présidé la commission par intérim durant la moitié de l’année 2013. D’ailleurs, il n’est pas rare que d’anciens commissaires de la FCC travaillent pour le compte des entreprises qu’ils ont autrefois contrôlées. Robert McDowel, un républicain, avait également fait de la consultation pour T-Mobile.

L’implication de Mignon Clyburn laisse planer des interrogations

Toutefois, l’aide que Mignon Clyburn apporte actuellement à T-Mobile et Sprint est assez intrigante dans le sens où la démocrate avait fait savoir qu’elle rejetait l’idée de fusion des deux entreprises lorsqu’elle a été émise pour la première fois en 2014. Malgré tout, nombreuses sont les personnes qui s’opposent à cette fusion du fait qu’elle risque de réduire le choix des consommateurs et d’accroître le prix des services sans fil.

Philip Berenbroick, conseiller principal en matière de politique chez Public Knowledge déclare ainsi que la fusion de T-Mobile et Sprint est « une fusion horizontale qui limitera considérablement la concurrence sur le marché sans fil et nuira aux consommateurs ».

Toutefois, le PDG de T-Mobile, John Legere, a tenu à s’engager personnellement dans une lettre adressée à la FCC le lundi 4 février 2019. Il s’engage ainsi à ce que les tarifs du « nouveau T-Mobile » baissent et que les consommateurs américains profitent de plus de services.