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Un lézard fossilisé reprend vie grâce à un robot

Paléontologues, ingénieurs et scientifiques, toujours avides de nouvelles découvertes, tentent de comprendre comment certaines créatures terrestres se sont développées.

Ensemble, ils ont ainsi uni leurs forces pour créer une réplique robotique de l’Orobates Pabsti. Ce vertébré fossilisé est issu de la famille des Diadectidea. En Allemagne, dans la formation de Tambach, on a retrouvé à la fois un fossile complet et des empreintes de pas de cette ancienne créature préhistorique.

Lézard Robot

Capture YouTube

Des chercheurs ont eu l’idée de se servir de cette découverte pour redonner vie à cet animal sous la forme d’un robot. Pour cela, ils ont créé un modèle informatique afin de comprendre les mouvements de la créature. L’équipe s’est inspirée des créatures actuelles, à l’instar des caïmans, des iguanes et des scinques, pour émettre des théories sur ses déplacements.

Une fois de plus, la science repousse les limites de l’impossible. Cette découverte n’est que le début d’un long et laborieux processus.

Un projet porté par plusieurs équipes

Deux équipes de chercheurs se sont prêté main-forte pour donner vie à ce projet. La première nous vient de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Le second groupe de personnes est issu de l’université Humboldt de Berlin (HU).

Ils ont créé des animations réalistes après avoir observé la démarche de ces animaux au rayon X.

D’après John Nyakatura, professeur à l’HU : « L’Orobates est un candidat parfait pour comprendre l’évolution des vertébrés terrestres, car il est l’ancêtre des amniotes modernes, c’est-à-dire des animaux qui se développent dans des œufs pondus sur terre, et donc indépendants du milieu aquatique ».

28 moteurs et des pièces imprimées en 3D

Après les recherches, les observations et la création des animations, les chercheurs se sont consacrés à la construction de l’OroBOT, une version robot de l’Orobates. Il fait 4 pieds de long et est capable de jouer physiquement les mouvements prédits lors de sa simulation.

28 moteurs ainsi que des pièces imprimées en 3D l’aident dans ses mouvements.

Les scientifiques estiment que les résultats obtenus lors de cette expérience insolite sont plus avancés qu’ils ne le pensaient.

Les recherches ont été dévoilées publiquement le 16 janvier. « Il fournit l’exploration des filtres qui contraignent nos simulations, ce qui permettra de réviser notre approche à l’aide de nouvelles données, hypothèses ou méthodes », soulignent les scientifiques.