Un père violente sa fille en public, les réseaux sociaux se mobilisent

Erika Burch était en train de faire ses courses avec son mari dans un Wal-Mart situé à Cleveland lorsqu’elle a croisé la route d’un père de famille poussant un caddie, en compagnie de son fils et de sa petite fille de six ans. Il avait enroulé ses cheveux autour de la poignée du chariot et elle le suppliait de la libérer.

Choquée, elle a commencé par prendre quelques photos avec son téléphone avant d’intervenir et de confronter l’homme. Le père est resté totalement impassible et il lui a conseillé de s’occuper de ses propres affaires.

Facebook Violence

Erika n’a pas pu rester impassible face à ce spectacle affligeant.

Elle ne l’a pas écouté et elle a été voir un officier de police en lui demandant d’intervenir.

La police n’a pas accepté d’intervenir

L’homme lui a dit qu’il devait attendre son sergent. Lorsque ce dernier est arrivé, il a refusé d’intervenir et il a alors dit à Erika que ce père de famille avait « le droit de discipliner ses enfants ».

À sa place, la plupart des gens auraient laissé tomber, mais elle n’a pas réussi à se sortir cette petite fille de la tête et elle a donc posté un message public sur Facebook en racontant l’histoire, avec plusieurs photos à l’appui. Un message demandant notamment aux gens de faire pression sur les autorités afin de les pousser à se pencher sérieusement sur l’incident.

Étrangement, le département de la police de Cleveland a posté un message sur Facebook le lendemain de l’incident pour annoncer l’ouverture d’une enquête, en collaboration avec les services de protection de l’enfance. Le message faisait notamment allusion à un grand nombre d’appels reçus dans les heures précédents la publication de ce message.

L’affaire a été très médiatisée et elle a fait la une de nombreux médias locaux, et notamment du Dallas News. Darrel Broussard, le responsable du département de police de Cleveland, s’est dit « très inquiet pour le bien-être de l’enfant ». Joli revirement de situation, n’est-ce pas ?

Erika a lancé un appel sur Facebook pour venir en aide à l’enfant

Encore une fois, cette histoire prouve à quel point les réseaux sociaux peuvent avoir un impact sur le monde réel. Si Erika n’avait pas pris l’initiative de publier ses photos en ligne, alors cette histoire aurait sans doute eu une issue différente.

Le cinquième pouvoir est donc bien une réalité.

Si vous n’êtes pas familier de la chose, il faut en effet rappeler que l’on dénombrait à l’origine quatre pouvoirs différents : le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire et le pouvoir de la presse et des médias.

Toutefois, la démocratisation d’internet a modifié l’équilibre des pouvoirs en place et Ignacio Ramonet, l’ancien directeur du Monde Diplomatique, a alors commencé à utiliser le terme de cinquième pouvoir pour désigner le web et l’opinion publique.

Un terme qui a été considérablement popularisé par le film sur WikiLeaks.

Mots-clés facebookweb