Un pirate a activé 1 000 copies de Windows avec une seule IP

Microsoft a toujours eu une dent contre les pirates et cela n’a rien de surprenant car ses produits ont toujours été très piratés par le passé. Cela vaut d’ailleurs pour Windows, certes, mais aussi pour Office et tous ses autres logiciels. Certains pirates poussent d’ailleurs le concept assez loin et c’est précisément le cas de celui-ci car il a activé plus de 1 000 copies du système d’exploitation de la marque et de sa suite bureautique avec… la même adresse IP.

Certains d’entre vous le savent sans doute mais la firme protège l’accès à ses logiciels avec une clé unique se présentant sous la forme d’une chaîne alphanumérique constituée d’une vingtaine de caractères.

Activation Windows

Un pirate a activé 1 000 copies de Windows et Office avec une seule IP. Champion.

Bien évidemment, pour que le programme soit utilisable, cette fameuse clé doit obligatoirement être activée et reconnue par les services de l’entreprise.

Microsoft s’appuie sur des clés pour protéger l’accès à ses logiciels

Après, bien sûr, il existe pas mal de méthode pour contourner les protections mises en place par la marque mais ce n’est pas vraiment le sujet de cet article.

Microsoft garde une trace de toutes les activations sur ses serveurs bien sûr, et il arrive fréquemment que les ingénieurs de la marque fouinent dans cette gigantesque base de données pour s’assurer que tout est légitime en s’appuyant sur des outils spécifiquement développés pour l’occasion.

En procédant de la sorte, ils se sont rendus compte qu’une ou plusieurs personnes avaient activé un millier de produits à partir d’une seule adresse IP : 66.51.73.111. Une IP appartenant à un fournisseur d’accès américain du nom de Earthlink.

Après avoir poussé plus loin leurs investigations, les ingénieurs ont remarqué que ces activations concernaient essentiellement des produits comme Windows Vista (?!), Windows 7, Office 2010 et Office 2013. Pire, toutes les clés utilisées avaient été volées dans la chaîne d’approvisionnement de l’entreprise.

Inutile de préciser que la marque n’a pas goûté la plaisanterie et elle a donc demandé à son service juridique de faire le nécessaire. Ses avocats ont donc déposé plainte auprès du tribunal de Seattle mercredi dernier et ils comptent bien mettre la main sur la ou les personnes à l’origine de ses multiples activations.

Pour le moment, les coupables n’ont pas été identifiés.