Un professeur préconise de remplacer les bibliothèques par Amazon

Remplacer les bibliothèques par Amazon ? C’est l’idée folle que propose Panos Mourdoukoutas, un professeur d’économie dans une université privée de l’État de New York. Cet enseignant a rédigé une tribune qui sort un peu de l’ordinaire et qu’il a titrée : « Amazon devrait remplacer les bibliothèques de proximité pour que le contribuable fasse des économies. »

D’après Panos Mourdoukoutas, le fait que les librairies Amazon Books commencent à proliférer aux États-Unis devrait suffire à remplacer les bibliothèques publiques.

Cette tribune a été fortement critiquée par les lecteurs du site, les bibliothécaires et plus globalement tous les amoureux de la lecture publique.

Le magazine américain Forbes a publié cet article sur son site internet avant de le censurer à cause des commentaires que cela a suscités.

Les bibliothèques ont été remplacées

Panos Mourdoukoutas a construit son argumentation en se basant sur le fait que l’existence des endroits publics comme les cafés « Starbucks » ont remplacé les bibliothèques, car ils accueillent maintenant le public qui veut travailler ou se réunir.

« C’est la raison pour laquelle certaines personnes utilisent plus leur carte de fidélité Starbucks que leur carte de bibliothèque. » De plus, selon lui, l’émergence des services de streaming de musique ou de vidéos facilite l’accès à la culture.

Amazon Books, le compagnon idéal

Dans sa tribune, Panos Mourdoukoutas a expliqué qu’Amazon Books répondait à tous les besoins du public. « Finalement, Amazon propose quelque chose de plus complet que la bibliothèque de proximité, sans les impôts locaux. C’est pourquoi Amazon devrait remplacer les bibliothèques de proximité. » Selon le professeur, cela permettrait « aux contribuables de réaliser des économies tout en améliorant la valeur des actions d’Amazon. »

Même si Panos Mourdoukoutas croit dur comme fer en ses arguments, le public n’est pas du même avis, surtout les bibliothécaires qui ont pointé du doigt le fait que Forbes publie cette tribune, via une publication Twitter, après que le magazine l’ait censurée.

L’association des bibliothèques américaines a notamment écrit : « Merci à tous les bibliothécaires, soutiens et usagers qui se sont manifestés pour expliquer à Forbes et M. Mourdoukoutas pourquoi les bibliothèques comptent. »

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