Un T-Rex passe ses vacances d’été à Paris, au Jardin des Plantes

La capitale semble envahie par les tyrannosaures en ce mois de juin. Après la statue monumentale installée par Universal au sein du centre commercial Les Quatre Temps, à la Défense, un autre T-Rex – en chair et en os cette fois (enfin, surtout en « os » à vrai dire) – vient de poser ses griffes au Jardin des Plantes.

Dans le cadre d’une exposition sobrement baptisée « un T.Rex à Paris », une femelle tyrannosaure répondant au nom de Trix sera visible par les visiteurs du 6 juin prochain au 2 septembre. Véritable mastodonte fossilisé, cette brave Trix vient pour la première fois à Paris et fait sensation avec ses 4 mètres de haut et ses 12,5 mètres de long. Il s’agit là d’un des plus beaux spécimens au monde rapporte l’AFP, qui s’est rendu sur place.

Du 6 juin au 2 septembre, l’exposition « un T.Rex à Paris » permettra aux visiteurs du Jardin des Plantes, à Paris, de contempler la carcasse monumentale de Trix, une femelle T-Rex.

Installée dans une salle obscure en adoptant une posture bondissante, la bête fait forte impression au sein la Galerie de Minéralogie et de Géologie du sacro-saint Muséum d’Histoire naturelle. La « Vielle Dame », âgée de 67 millions d’années, y trône depuis peu pour le plus grand plaisir de Bruno David, le président du Muséum qui n’hésite pas à comparer Trix à « une oeuvre de la nature, une oeuvre majeure », ajoutant que « des T.Rex comme ça, on en a trouvé 3 ou 4 en 200 ans ».

Trix : une combattante américaine de 9 tonnes

Découverte en 2013 dans le Montana (juste au sud de la frontière canadienne) par une équipe de paléontologues hollandais, l’animal qui pesait près de 9 tonnes lorsqu’il était en activité a eu un parcours de vie tumultueux, émaillé de combats… avec d’autres tyrannosaures.

« Sur le côté gauche de la mâchoire inférieure, on a trois trous bien visibles qui correspondent à des traces de morsures, sûrement laissées par un autre tyrannosaure« , indique Ronan Allain, commissaire de l’exposition et paléontologue du Muséum d’Histoire naturelle. Marquée dans sa chair, Trix arbore d’autres blessures et notamment les traces d’une grave infection ayant sérieusement attaqué l’avant de son museau. Quatre de ses côtes semblent également avoir été cassées, explique l’AFP qui indique par ailleurs que les employés du Muséum se sont attelés au réassemblage d’un autre dinosaure.

Pour illustrer une scène de chasse, un Edmontosaurus qui prenait la poussière dans les collections du Muséum a été installé près de Trix. Il y a quelques dizaines de millions d’années, la belle Trix n’aurait rien vu d’autre chez ce colosse de 10 mètres de long, qu’un « gros lapin, un herbivore tranquille », commente Ronan Allain avant de s’émerveiller face à l’immense diversité des dinosaures « il y en a des énormes, des petits, des à plumes, d’autres avec des écailles, des carnivores, des herbivores… Les dinosaures ont quasiment tout fait, ils se sont même envolés à la fin ! ».

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