Un temple de deux mille ans a été retrouvé dans le désert israélien

Les archéologues de l’université hébraïque de Jérusalem ont découvert un temple iduméen lors d’investigations faites sur le site du Horvat’Amuda, situé dans la région de Lachish, au nord du Néguev. Cette découverte a été réalisée grâce à l’utilisation de drones munis de caméras. Un nouveau matériel qui s’avère être d’une grande aide pour les chercheurs lors de leurs fouilles de ces dernières années.

D’après les chercheurs, cette architecture a été bâtie durant l’époque hellénistique, datée d’il y a plus de deux mille deux ans. À cette période, le Horvat’Amuda figurait parmi les établissements satellites agricoles de la capitale du district d’Idumean, Maresha.

Temple

Au jour d’aujourd’hui, ce site archéologique fait partie du parc national Bet Gurvin-Maresha et il est situé à côté d’une zone de formation militaire.

Une architecture rarissime

Les directeurs de fouilles Michal Haber et Pablo Betzer de l’Israel Antiquities Authority ainsi que le docteur Oren Gutfeld de l’université hébraïque de Jérusalem ont déclaré que cette architecture templière était d’une extrême rareté. Les scientifiques ont d’ailleurs affirmé qu’il pouvait tout aussi bien s’agir d’un temple que d’un palais iduméen.

Le fait est que les infrastructures similaires à ce bâtiment étaient rares dans le pays. Selon les archéologues, cette architecture avait été sciemment détruite durant l’invasion de la région par les Hasmonéens. À l’intérieur du temple se trouvaient deux autels d’encens en bon état de conservation, des juglets, des lampes à huile et des poteries.

Les drones, une aide précieuse pour les archéologues

Les chercheurs ont également découvert de nombreux espaces souterrains dans le temple. Ces espaces servaient autrefois à abriter des pigeonniers, des pressoirs à huile ou à effectuer des bains rituels appelés mikvaot.

Certains de ces espaces débouchent sur des tunnels secrets datant de l’époque de la révolte des juifs contre les Romains.

Ces découvertes ont été faites en grande partie grâce aux drones munis de caméra qui ont photographié les vestiges du temple. Pour les directeurs de cette fouille, les drones représentent un outil très efficace pour l’archéologie. Cette technologie a notamment permis aux archéologues d’avancer rapidement dans leur recherche en procurant des indices sur les parties du temple en cours d’excavation.

Ce sont la fondation Beit Lehi et l’IAA qui ont financé ces travaux de recherche en collaboration avec les archéologues de l’université Bar-Ilan et de l’université hébraïque accompagnés d’un groupe de bénévoles américains.

Crédits Dane Christensen

Mots-clés archéologie