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Une conférence pour lutter contre les débris spatiaux

La septième conférence sur les débris spatiaux s’est déroulée du 18 au 21 avril à Darmstadt, en Allemagne.

La conquête spatiale a laissé des millions de débris au-dessus de notre tête depuis ses débuts en 1957 et le lancement des premières fusées. Plus de 4900 lancements ont été effectués jusqu’à ce jour, et ce chiffre ne cesse d’augmenter de manière exponentielle.

On estime le nombre de débris spatiaux gravitant autour de la Terre à plus de 750 000. Un chiffre impressionnant qui concerne uniquement des objets de plus d’un centimètre. Si on considère les débris de moins d’un centimètre, il faut rajouter à ce chiffre… plus de 179 millions d’objets.

Les débris spatiaux, un problème sérieux

Selon les scientifiques, c’est un problème majeur pour l’exploration spatiale et son avenir. Ces débris sont déjà la première cause de mortalité des satellites. À plus de 56 000 kilomètres par heure, ces mini débris font des dégâts majeurs de par leur force cinétique.

Il faudrait donc ralentir l’envoi d’engins spatiaux dans l’espace pour limiter le nombre de débris, ce qui est peu envisageable au vu de la croissance du développement aérospatial. Une autre solution consisterait à nettoyer l’espace, pour faire de la place.

La zone majoritaire de déchets se situe autour de l’orbite géostationnaire, à environ 36 000 kilomètres d’altitude. Certains satellites en fin de vie sont propulsés un peu plus haut pour ne pas gêner ceux en fonctionnement.

Une alerte collision par semaine

L’Agence Spatiale européenne reçoit environ une alerte collision par semaine rien que pour dix satellites actifs en orbite basse. Un nombre croissant qui révèle l’accumulation inquiétante de débris.

Thomas Pesquet a expliqué lors de visioconférences que la Station Spatiale Internationale pouvait résister à des projectiles d’un centimètre de diamètre. L’ISS, ainsi que les satellites effectuent souvent des manoeuvres de déplacement pour éviter les débris. La station a d’ailleurs été évacuée dans un vaisseau Soyouz quatre fois depuis son existence à cause de menaces potentielles. En juillet 2015, cela fut le cas à cause des restes d’un satellite russe passant à proximité.

Pour nettoyer le cosmos, différentes méthodes sont envisageables. Un moyen actif permettrait de ramener les satellites sur Terre de manière contrôlée, au moment de leur fin de vie dans le cimetière du Pacifique, une zone précise très isolée située à 1500 kilomètres de l’Antarctique. Mais ces objets se cassent en plusieurs fragments et finissent dans une zone beaucoup plus large.

Un projet de « nettoyeur spatial » japonais a vu le jour fin 2016, mais son lancement a été reporté suite à des problèmes techniques et structurels. Il proposait une longe de 700 mètres qui aurait attiré les déchets spatiaux par des effets électromagnétiques pour les reconduire vers l’atmosphère terrestre.

L’avenir se projette donc vers des filets de récupération ou des remorqueurs spatiaux. Mais n’oublions pas les exploits de SpaceX qui réutilisent plusieurs fois le même lanceur, une économie majeure qui participera massivement à la réduction des débris dans l’espace.

Les problèmes que l’on a sur Terre se prolongent au-dessus de l’atmosphère. Un trafic de plus en plus important, donc. La recherche se poursuit pour trouver des solutions exploitables.

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JB

Infirmier | Passionné par les nouvelles technologies et la photo