Une étrange anomalie repérée au niveau du Pôle Sud de la Lune

La Lune n’a visiblement pas encore révélé tous ses secrets. En se basant sur les données collectées par GRAIL et LRO, des scientifiques ont en effet repéré une étrange anomalie située au niveau du Pôle Sud du satellite.

L’anomalie en question a été repérée au niveau du bassin Pôle Sud-Aitken. Immense, ce dernier s’étend sur un peu plus de deux mille cinq cents kilomètres de diamètre et il s’agit donc du plus grand bassin d’impact de notre satellite. Un bassin atteignant les treize kilomètres de profondeur.

JAXA Lune

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Si l’existence de ce bassin était envisagée depuis le début des années 60, il a fallu attendre les premières données du Lunar Orbiter pour confirmer son existence.

Une anomalie repérée sur la Lune

Toutefois, à l’époque, nous ne disposions pas de moyens techniques suffisants pour le cartographier et il a donc fallu attendre 1977 pour obtenir une carte géologique du lieu, et les années 1990 pour établir sa topographie précise.

Or justement, en s’appuyant sur les données obtenues à partir des missions GRAIL et LRO, des chercheurs ont réalisé qu’il existait une importante masse dans le bassin. Ces conclusions sont à prendre avec prudence, mais d’après eux, la masse en question se composerait principalement de métal et elle s’étendrait sur une surface équivalente à cinq fois la plus grande île de l’archipel d’Hawaï.

C’est en tout cas ce qu’a indiqué Peter B. James, un géoscientifique travaillant depuis plusieurs années pour la Baylor University.

Une masse métallique enfoncée dans le sol lunaire ?

Pour détecter cette masse, les chercheurs ont simplement examiné les données gravitationnelles de la Lune et ils ont détecté une anomalie au niveau de ce fameux bassin. Ils n’ont aucune certitude pour le moment, mais ils estiment que cette dernière pourrait être provoquée par une importante masse de métal, une masse provenant de l’astéroïde qui a frappé la Lune à cet endroit.

En effet, ils pensent qu’une partie du corps a pu pénétrer dans le sous-sol de notre satellite sous la puissance du choc.

Cette théorie ouvre d’ailleurs le champ des possibles. Si une masse métallique se trouve réellement dans le sol lunaire, alors cela prouve aussi que l’intérieur de la Lune est plus solide que nous ne le pensions. Sans cela, cette masse se serait en effet longuement dirigée vers le centre de la Lune.

L’article résumant les recherches de l’équipe de Peter B. James a été publié en avril dans les Geographical Research Letters.

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