Une femme de 60 ans a été autorisée à porter l’enfant de sa fille décédée

Il s’agit d’une grande première dans l’histoire de l’humanité. Une femme de 60 ans résidant au Royaume-Uni a en effet été autorisée par la justice à porter l’enfant de sa fille décédée afin d’honorer sa mémoire. Elle va donc donner naissance à son petit-fils ou à sa petite-fille. Inutile de le préciser, mais la décision du juge ne fait pas l’unanimité.

La fille de cette femme est morte d’un cancer en 2011. Lorsque les médecins lui ont diagnostiqué sa maladie, elle a demandé à faire congeler ses ovules. Elle rêvait en effet de devenir mère.

Enceinte

Une femme de 60 ans se bat depuis cinq ans pour pouvoir porter l’enfant de sa fille décédée.

Sur son lit de mort, alors qu’elle s’apprêtait à rendre son dernier soupir, elle a fait promettre à sa mère de porter son enfant. Elle a accepté.

Elle a fait promettre à sa mère de porter son enfant

Après sa disparition, ses parents ont pris rendez-vous avec une clinique à New York pour concevoir un enfant en s’appuyant sur un donneur de sperme anonyme. Tout était prêt mais la HFEA (Human Fertilisation & Embryology Authority) a refusé de leur céder les ovules de leur fille lorsqu’ils en ont fait la demande.

Pourquoi ? Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette décision n’a pas été motivée par l’âge de la mère ou même par le lien de parenté entre la donneuse et la porteuse. En réalité, si la HFEA a refusé la demande, c’est tout simplement parce que la fille n’avait pas eu le temps de donner son consentement par écrit.

Face à la situation, les parents ont donc lancé une procédure en justice afin de pouvoir récupérer les ovules de leur fille. Après une première défaite devant la Haute Cour de justice britannique l’année dernière, ils ont décidé de poursuivre la procédure devant la Cour d’appel.

Ils ont livré un combat acharné afin de faire valoir leurs droits et afin de prouver qu’ils agissaient bien avec le consentement de leur fille décédée. La situation n’a pas été facile mais les arguments avancés par leurs avocats ont visiblement fait mouche.

La HFEA a été condamnée à leur version 120 000 €

Contre toute attente et à la surprise générale, la Cour d’appel a finalement donné son accord.

Et maintenant ? La mère a passé une batterie d’examens et les médecins ont déterminé qu’elle était tout à fait capable de porter un enfant. Toutefois, l’opération n’est pas sans danger. La femme a en effet été traitée pour un cancer du sein il y a quelques années de cela et cette grossesse est susceptible de provoquer le retour de la maladie à cause des hormones qui seront libérées dans l’organisme.

Quoi qu’il en soit, la Cour d’appel a aussi condamné la HFEA à version 100 000 £ aux parents, soit quelque chose comme 120 000 €. Cette somme leur permettra de payer la FIV.