Une flotte de robots sous-marins déployée pour étudier les microbes océaniques

Une petite flotte de submersibles de recherche ultramodernes est prévue pour être déployée sur une partie de l’île d’O’ahu le 17 mars 2018. L’Université d’Hawaii à Mānoa, en partenariat avec l’Institut de recherche de l’Aquarium de Monterey Bay, utilisera les véhicules sous-marins pour suivre, étudier et collecter des microbes océaniques.

Les microbes sont de petits organismes qui ne sont pas visibles à l’œil nu et qui sont vitaux pour l’écosystème marin, car ils sont à la base de la chaîne alimentaire.

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Ils sont également capables de produire et de consommer des gaz à effet de serre et sont responsables de la régulation du fonctionnement de l’océan.

Les robots sous-marins de la flotte ont été appelés « Long-Range Autonomous Underwater Vehicle » (LRAUV), ou véhicules sous-marins autonomes à longue portée.

Un projet innovant de l’étude sous-marine

L’étude est dirigée par Edward DeLong et David Karl, professeurs d’océanographie à l’Université d’Hawaii à Mānoa. Pour rassembler des données, ils utilisent une flotte de trois LRAUV. Ces robots ont été conçus et construits par des collègues du Monterey Bay Aquarium Research Institute.

Ed DeLong, qui est aussi microbiologiste marin, dit que le prédécesseur du nouveau véhicule ressemblait à un bidon de 200 litres qui flottait à la surface et recueillait des échantillons. Les nouveaux véhicules ont une portée de mille kilomètres, peuvent plonger jusqu’à 300 mètres et peuvent cartographier l’environnement qui les entoure. Les trois submersibles ont commencé les essais en haute mer le 10 mars dernier.

Le début des expérimentations

Un premier voyage expéditionnaire à bord du navire de recherche Falkor du Schmidt Ocean Institute est parti le 17 mars 2018 pour les essais en haute mer des nouvelles LRAUV. Pendant la campagne, les chercheurs localiseront un tourbillon à l’aide de données satellitaires afin d’obtenir des informations sur l’influence des tourbillons sur les systèmes océaniques. Les LRAUV vont aussi recueillir des échantillons d’eau et les analyser.

Les chercheurs utiliseront un laboratoire robotique miniature embarqué connu sous le nom de « Environmental Sample Processor » (ESP) intégré pour prélever et traiter des échantillons d’eau de l’océan environnant. Ces échantillons seront contrôlés suivant des facteurs tels que la température, la chimie et la teneur en chlorophylle.

Selon M. DeLong, l’étude permettra non seulement de mieux comprendre le fonctionnement du milieu marin et son évolution mais aussi de tester les nouveaux véhicules sous-marins.

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