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Une forme de vie méconnue découverte dans les mers du Japon

Riche en biodiversité, la contrée nippone abrite au fin fond de ses mers, là où la lumière ne peut pénétrer, une nouvelle forme de vie très précaire. Il s’agit de microbes qui trouvent leur subsistance dans un minerai : la dolomie. Présente sous forme de granulés, cette dernière se trouve sur la surface de cristaux, principalement situés en haute mer.

L’expédition au bassin de Joetsu, expédition effectuée dans le but de prélever des échantillons d’hydrates de gaz, a pris une tournure inattendue.

Dans un environnement glacial où la pression de l’eau se fait de plus en plus forte, des chercheurs ont décelé la présence d’organismes microbiens à 62 mètres de profondeur de l’océan.

Cette découverte a été exposée à la conférence de l’American Geophysical Union (AGU) en décembre 2018.

Une découverte stupéfiante

Les hydrates de gaz ressemblent à s’y tromper à de la glace. Les molécules d’eau dissimulent des molécules gazeuses, notamment du méthane.

Logeant dans les profondeurs de l’océan, ces substances forment une source d’énergie.

Ces matières jouent par la même occasion un rôle prépondérant dans le processus des changements climatiques, ce qui intéresse une grande majorité de scientifiques.

L’expédition a permis de réunir une grande quantité d’hydrates allant jusqu’à 5 mètres de haut. Ce n’est que suite à l’analyse de ces derniers qu’il a été possible de détecter des grains de dolomies tâchées de points foncés. Devenant fluorescente au contrat de la lumière ultraviolet, l’existence d’un matériel génétique, dont de l’ADN microbien, a alors été détectée.

Une nouvelle forme de microbes

Certes, il n’est pas rare de trouver des microorganismes vivant autour des hydrates de gaz. Toutefois, dans ce cas précis, les locataires se trouvent à l’intérieur des cristaux. Loin d’être des organismes extérieurs opportunistes introduits par accident, il s’agit bel et bien de leur milieu naturel.

La température ainsi que la pression présentes à l’intérieur de l’hydrate de gaz rappellent les conditions de vie sur la planète Mars. Les dolomies et les météorites de la planète rouge ont par ailleurs de nombreux points communs et on peut ainsi raisonnablement imaginer que des organismes similaires ont aussi pu se développer dans l’habitat martien.