Une peintre toulousaine censurée par Facebook

Un sein ce n’est rien peut-être, mais pas sur les réseaux sociaux. La peintre toulousaine Laina Hadengue en a fait l’amère expérience en voyant une de ses toiles censurées, non pas une fois, mais deux fois sur les réseaux sociaux. La première fois a eu lieu en mai 2018 sur Instagram, qui appartient à Facebook. À l’époque, la plateforme avait supprimé le compte de l’artiste après que celle-ci ait posté sa peinture baptisée « Le fil des jours » montrant une femme au sein dénudé.

Laina Hadengue a retenté sa chance sur Facebook en repostant le même tableau, mais s’est heurtée à la même censure. Le réseau social de Mark Zuckerberg est même allé jusqu’à la menacer de supprimer son compte si elle tentait de nouveau de publier la reproduction de sa toile.

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Laina Hadengue n’est pas la première victime artiste à être victime de censure sur les réseaux sociaux. Des artistes comme Courbet, Delacroix et plus récemment Rubens ont en déjà fait les frais avant elle.

Une censure qui enrage l’artiste

Dans sa lettre, elle a d’abord expliqué qu’elle avait posté une invitation à une exposition qui se tient à Paris du 13 au 18 novembre 2018 où elle expose ce tableau entre autres. « Facebook vient de m’interdire ma dernière publication. L’invitation gratuite à télécharger pour venir sur le salon de Mac Paris ! »

Pour pouvoir reposter son message, Laina Hadengue a dû mettre un carré blanc sur l’iconographie de son œuvre, ce qui « l’enrage » et qu’elle trouve « affligeant » et « accablant. » Il semblerait que la peintre toulousaine va une fois de plus partir en guerre contre les réseaux sociaux pour plaider sa cause.

Une toile symbole de féminité

Pour rappel, après la première censure dont elle a fait l’objet en mai dernier, elle avait publié une lettre ouverte sous le titre « Les algorithmes sabordent la culture » suite à quoi elle avait eu gain de cause et avait obtenu la réouverture de son compte ainsi que des excuses venant d’Instagram.

Dans sa lettre, Laina Hadengue a expliqué que sa toile n’avait pas attrait au sexe, mais qu’elle symbolisait « l’automne de la vie d’une femme à l’âge de la ménopause et la fin de la fécondité. Son sein dévoilé n’est pas que le symbole de la féminité, dont l’érotisme n’est qu’un moment, mais aussi celui de la maternité. »

Laina Hadengue pourra toujours compter sur le salon Mac Paris, dédié à l’art contemporain, pour exposer son œuvre.

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